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	<title>Stephen Vasey, Author at Thérapie de Couple</title>
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	<title>Stephen Vasey, Author at Thérapie de Couple</title>
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		<title>SOMMES-NOUS TOUS TRAUMATISES ?   Série sur le trauma #2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 10:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[choc émotionnel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fête du 1er août, je suis un garçon de 8 ans, nous sommes montés en famille au chalet pour la fête nationale. Nous sommes très excités, car nous les trois [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fête du 1<sup>er</sup> août, je suis un garçon de 8 ans, nous sommes montés en famille au chalet pour la fête nationale. Nous sommes très excités, car nous les trois garçons, nous avons pu acheter des feux d’artifice et surtout de petites fusées, de plusieurs grandeurs. C’est le crépuscule, nous ne pouvons pas attendre, dans le champ à côté, nous commençons tout fiers, à en allumer quelques-unes. Mon père, Britannique venu s’installer après la guerre en Suisse, nous supervise un peu, mais… juste pas assez. A un moment, mon frère aîné, allume une fusée un peu plus grande que les autres, au mauvais endroit, c’est-à-dire au milieu des fusées qui jonchent le sol. Et c’est là que le vrai feu d’artifice démarre ! En allumant cette fusée, le jet de feu, avant de s’envoler, allume une bonne dizaine d’autres fusées, horizontalement, dans toutes les directions. Juste effrayant et drôle comme tout. Mon père, qui avait fait la grande guerre dans les parachutistes, ne fait qu’un bond en se couchant par terre, les bras en croix, la tête enfouie dans ses bras pour éviter les bombes !? Réflexe de guerre, complètement inapproprié avec toutes ces flèches qui frôlaient le sol. Nous avons beaucoup ri de cette mésaventure maladroite, mais mon cher père, le pauvre, pour un instant était à nouveau dans “sa guerre“. Le terme de “traumatisme“ désigne les conséquences émotionnelles pénibles que peut entraîner le fait de vivre un évènement éprouvant. Il n’y a pas de règles et c’est subjectif. C’est à dire, que pour deux mêmes personnes, face à une violence par exemple, le trauma et ses conséquences peuvent être singulières et très différentes. Par ailleurs, certains traumatismes sont apparemment asymptomatiques, mais peuvent se réveiller plus tard, de manière surprenante.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ce blog veut vous donner une meilleure notion </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>de ce qu’est un psycho-traumatisme </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>et de quelle manière il peut impacter nos vies et nos proches.</strong></p>
<p>  <strong>Wikipédia</strong> en donne une définition simple : “Le <strong>traumatisme psychique</strong>, <strong>psycho-traumatisme</strong>, ou <strong>traumatisme psychologique</strong>, est l&rsquo;ensemble des mécanismes de sauvegarde d&rsquo;ordre psychologique, neurobiologique et physiologique<sup>1</sup> qui peuvent se mettre en place à la suite d&rsquo;un ou de plusieurs évènements générant une charge émotionnelle non contrôlée et dépassant les ressources du sujet (défaut d&rsquo;intégration corticale). Il s&rsquo;exprime très souvent par un trouble de stress post-traumatique mais également par des troubles de l&rsquo;humeur, troubles de la personnalité, troubles de l&rsquo;alimentation, troubles anxieux généralisés, symptômes dissociatifs, troubles psychotiques aigus, maladies liées aux stress, etc.“ Il est donc à différencier du traumatisme somatique en médecine classique.   <strong>Une autre histoire, en résumé approximatif, celle de mon Prince Harry !</strong> En 1997, ce petit garçon de 12 ans , Harry, perd sa mère, Diana, de manière dramatique. D’après son récit dont il a abondamment parlé à la Presse, il décida que pleurer, ça ne ferait pas revenir sa mère. Donc il bloqua ses réactions naturelles à un tel choc, comme pleurer, être en colère, craquer et ressentir toutes ces émotions et sentiments qui viennent dans de pareilles circonstances. Il tient le coup, mais dès la fin de son adolescence Harry est turbulent, fait ses frasques, et s’attire des ennuis et le regard des tabloïds… Drogues et alcool, partys déjantées, bagarres etc… Vers l’âge de 28 ans, son grand frère William lui parle et lui demande de se prendre en main et d’aller consulter un thérapeute. Il le fait et cela change tout. Il en parlera à l’époque dans la Presse, en s’exposant de manière étonnante pour un British. D’ailleurs, il a été reconnu pour avoir fait beaucoup pour que la notion de Santé Mentale soit plus acceptable et utile au Royaume Uni. Suite à ce premier travail sur ses traumas et son passé, il rencontre sa femme Meghan, fonde une famille, quitte son pays et se libère du carcan lourd de notre bien aimée Famille Royale normalement dysfonctionnelle. Pour toute jeune personne, c’est un vrai signe de santé, qu’au moment de sa prise d’autonomie, elle mette une distance avec le premier “nid“ . Cela n’arrange pas sa famille, ce qui est souvent le cas. L’émancipation a parfois un coût. “ <em>Cela [les séances de thérapies, il en refait depuis les 4-5 dernières années.] fonctionne pour moi, et je commence à revenir au point de traumatisme et à être capable de tout démêler et déballer pour que je puisse maintenant <strong>vivre une vie vraiment authentique,</strong> être vraiment heureux et être un meilleur père pour mes enfants »</em>, a relaté le prince Harry. Avant d’ajouter : <em>« Mais en même temps, je me sens de plus en plus distant avec mes proches et ma famille. » Interview du 4 mars 2023</em> Harry se lâche, décide de parler, d’écrire et de partager son expérience, médiatise et finance ses révélations. Vous pouvez le juger, vous moquer de lui, mais je reste convaincu que son parcours est exemplaire et pour un hyper-sensible et suppléant, il prend sa place et s’offre un vrai chemin de résilience ! Récemment, il a eu un entretien avec un des spécialistes du trauma, le Dr Gabor Maté (ce dernier sera le sujet d’un prochain blog). Le Prince Harry semble avoir vraiment appris comment travailler ses traumas. Il prend ainsi ses responsabilités, ce qui lui permet de vivre <strong>sa</strong> vie, et que du coup, il libère aussi ses enfants : “ <em>Je ressens une énorme responsabilité à ne pas transmettre les conséquences de mes traumatismes ou d’expériences négatives que j’ai vécues en tant qu’enfant ou en tant qu’homme en grandissant“.</em> <em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pour vous rassurer, (!) cette rupture nécessaire, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>permets souvent plus tard dans de meilleures conditions, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>un retour à des relations familiales plus sereines.</strong></p>
<p><em> </em> <strong>Dénis, moqueries et dangers ambulants :</strong> La grande méthode après-guerre était de <em>serrer les dents, serrer les fesses, un coup de rein pour se remettre debout, “stiff upper lip“ (lèvres pincées), arrêter d’en faire toute une histoire et aller de l’avant </em>! Dénis et minimisation. Il fallait survivre, il y avait donc de bonnes raisons à cela. La psychologie populaire en livres et dans les magazines n’existait pas, <em>“ma foi, on devait vivre avec !“</em> Dans les caricatures, surtout pour nous les hommes, il est de bon ton de ne pas montrer nos faiblesses, de ne pas s’en occuper, voire même de se glorifier de nos cicatrices, de notre dureté et de notre insensibilité. Même si cela est un peu moins vrai ces dernières années, où beaucoup d’hommes (et de femmes bien-sûr) ont pu se montrer vulnérables, même en public, dans les médias, cela reste une sorte de tabou. “<em>Je ne veux pas en parler</em>“, “<em>mais oui, je vais bien</em>“ , “<em>je peux le faire tout seul</em>“, “<em>ça ira mieux</em>“ sont des phrases naïves, mensongères, trop courantes dans les couples et familles, où l’on pourrait s’attendre à plus de transparence et d’honnêteté. La vulnérabilité (le fait d’être humain, “blessable“ (“verwundlich“ en allemand) est souvent assimilé à de la faiblesse ou de la fragilité. Les Maîtres disent qu’au contraire, c’est une grande force que de pouvoir se montrer vulnérable, de s’assumer dans son humanité.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Et de devoir toujours jouer les forts pour cacher ses failles, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>c’est un aveu de faiblesse, c’est tuant pour les proches, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>et en terme de santé psychique ou physique, c’est dangereux et stupide.</strong></p>
<p>  <strong>Conséquences sur l’entourage :</strong> un être humain traumatisé, marqué par un ou des évènements douloureux et laissant de graves blessures au corps et aux âmes, porte ce fardeau et réussi à <strong>survivre</strong>. Ce qui est déjà extraordinaire. Souvent à l’aide d’addiction, de consommation de substances, de compensations dangereuses et de comportements dysfonctionnels lourds pour les proches au travail ou en privé. Mais lorsqu’il s’agit de <strong>vivre</strong>, alors cela devient beaucoup plus difficile. Porter un poids, une ombre, des charges fantômes nous rend maladroit, hyper réactifs de manière inappropriée, peut nous faire passer à l’acte, de manière désastreuse. Une image : nous sommes un peu comme <strong>des bombes à retardement</strong>. Ces bombes explosent souvent dans le contexte intime et sécure d’un couple ou d’une famille où l’on se lâche de manière plus automatique, parfois des années plus tard. Imaginez le conflit Russo-Ukrainien en ce moment. Des deux côtés, tous ces traumas, toutes ces charges émotionnelles violentes concernant la folie déshumanisée de cette guerre. Combien de générations devront absorber et faire leur processus avec les séquelles et les conséquences de cet absurde et inutile massacre ? Il en est vrai de chaque guerre d’ailleurs.   Il y a de petits traumas et de grands traumas. Il y a un temps et une disposition à créer pour les travailler avec un professionnel. Certains, rarement, se métabolisent et se digèrent de manière naturelle. D’autres agissent comme les secrets de famille, et peuvent se transmettre aux générations suivantes. La prise de conscience est souvent facilitée par des proches, par les femmes en particulier – davantage en contact avec leur ressenti, ou hélas victime de la violence normalisée et niée de leur conjoint.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Attention, il n’a rien de plus naturel </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>que nos névroses et nos vieux traumas… ! </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ce n’est pas une bonne raison que de les laisser prendre la place et polluer l’ambiance !</strong></p>
<p>  Les sciences humaines et les experts ont fait des pas de géants dans ce domaine, ces dernières décennies, nous apprenons beaucoup comment en prendre soin et de s’en occuper de manière délicate et appropriée.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Demander de l’aide est un signe de maturité.</strong></p>
<p>  Il y a souvent un avant et un après. Le thème de la résilience que nous voyons partout parle de cela. Il est possible de rebondir, de passer à autre chose, de créer une qualité de vie intérieure meilleure pour nous-même et aussi pour nos proches.</p>
<ul>
<li>“<em>Réveiller le tigre &#8211; Guérir le traumatisme</em>“, Peter A. Levine, Ed InterEditions 2019</li>
<li>“<em>La sagesse du trauma</em>“, voir ce film récent, en français aussi, qui fait état des dernières découvertes sur le trauma. <a href="https://thewisdomoftrauma.com/fr/">https://thewisdomoftrauma.com/fr/</a></li>
<li>“<em>Of Men and War</em>“ Film exemplaire et bouleversant sur le travail proposé à des soldats mal revenus d’Irak, pour les aider dans leur symptômes post-traumatiques. <a href="https://vimeo.com/ondemand/ofmenandwar">https://vimeo.com/ondemand/ofmenandwar</a></li>
<li>Prince Harry, voir la Presse</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>UN ACCIDENT EXEMPLAIRE. &#8211;  Série sur le trauma #1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 19:59:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[guérir]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Levine]]></category>
		<category><![CDATA[post-traumatique]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[trauma]]></category>
		<category><![CDATA[traumatisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accident, raconté par Peter A. Levine en introduction de son manuel « Guérir par-delà les mots », révèle que notre vie peut être complètement dévastée en une fraction de seconde. D’une manière [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’accident, raconté par Peter A. Levine en introduction de son manuel « Guérir par-delà les mots », révèle que notre vie peut être complètement dévastée en une fraction de seconde. D’une manière surprenante, cette expérience tragique, qui lui est arrivée en 2005, lui a offert l’opportunité d&rsquo;expérimenter sur lui-même l’approche qu&rsquo;il a développée et enseignée au cours des 40 dernières années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-696"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 200px; text-align: left;"><em>POURQUOI CE SUJET DE BLOG? Le thème des <strong>traumatismes en thérapie</strong>, les découvertes récentes, les approches novatrices qui semblent vraiment éclairer la question et aider, m&rsquo;ont motivé de créer <strong>une série de blogs</strong> sur ce sujet si sensible, passionnant et nécessaire. Beaucoup de belles personnes inspirent le champ vaste des thérapies et de l&rsquo;art de guérir, d&rsquo;être résilient, de passer à autre chose.<br />
</em></p>
<p style="padding-left: 200px; text-align: left;"><em>Pour le premier, <strong>j&rsquo;ai invité Laurent Schweizer</strong>, philosophe, praticien en SE (Somatic Experiencing) à Lausanne, pour nous raconter l&rsquo;histoire fascinante et révélatrice d&rsquo;un accident dramatique d&rsquo;un piéton &#8211; le créateur même de la SE! A travers ce récit, et explicité par les propos de  Peter Levine lui-même, vous allez mieux comprendre ce qui se passe lors d&rsquo;un événement traumatique. Et de quoi nous avons tous tant besoin. Bonne lecture!  S.Vasey<br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>{ Peter A. Levine est docteur en sciences biomédicales et en psychologie</strong>. Il a développé la « Somatic Experiencing », une nouvelle approche naturaliste et neurobiologique de la guérison des traumatismes. A ce jour, son travail a été enseigné a plus de 30’000 thérapeutes dans plus de 42 pays. Il est reconnu par des personnalités médicales telles que Boris Cyrulnik et Gabor Maté.<strong>}</strong></p>
<p><strong>L’accident de Peter</strong><br />
C&rsquo;est le début d&rsquo;une journée presque parfaite lorsque Peter quitte sa maison en Californie du Nord. Il marche avec joie pensant qu’il va bientôt retrouver un ami pour fêter son soixantième anniversaire. Il s&rsquo;engage sur un passage piéton et, l’instant d’après, se retrouve couché sur la route, incapable de bouger et de respirer, sans comprendre ce qu’il vient de se passer. Une foule de gens se précipite dans sa direction et forme bientôt un cercle au-dessus de lui. Lentement, il cherche à s’orienter et à identifier son véritable agresseur. Il revoit dans un flash une voiture beige et une adolescente qui en sort horrifiée. Il réalise alors qu&rsquo;il vient de se faire renverser par une voiture.</p>
<p><strong>Une intervention plutôt brutale</strong><br />
Un homme se précipite et s’agenouille à ses côtés. Il se présente comme auxiliaire médical. Peter amorce un mouvement pour voir d’où vient la voix, mais il lui ordonne sévèrement de ne pas bouger la tête. Il ressent alors une étrange dislocation et a l’impression de flotter et d’observer la scène au-dessus de son corps. Il est ramené à la réalité lorsque l&rsquo;auxiliaire lui saisit brutalement le poignet pour prendre sa tension. Ce dernier lui attrape maladroitement la tête pour l&#8217;empêcher de bouger. Ses actions le font paniquer et le paralyse davantage. Une terreur émerge dans sa conscience embrumée : peut-être a-t-il le cou brisé ? Il ressent le besoin de trouver un regard qui le réconforte, mais il est trop terrifié pour pouvoir bouger. L’homme le bombarde de questions : « Quel est votre nom ? Où êtes-vous ? Où allez-vous ?… » Il ne peut répondre jusqu’au moment où il arrive à former des mots pour lui demander de reculer.</p>
<p><strong>Le pouvoir de la bienveillance</strong><br />
Au bout de quelques minutes, une femme pédiatre intervient discrètement en lui proposant son aide. Il lui demande de rester. Son visage est calme et amical. Elle lui prend la main. Leurs yeux entrent en contact. La senteur familière de son parfum lui fait comprendre qu’il n’est pas seul. Il se sent soutenu dans ses émotions par sa présence encourageante. Une vague de relâchement le traverse et il inspire profondément pour la première fois. Un frisson lui parcourt le corps et il commence à trembler. Ses larmes se mettent à couler. Il ne peut pas croire ce qu’il lui est arrivé. Ce n’est pas ce qu’il avait prévu. Peut-être va-t-il finir infirme ? Mais la présence continue de cette femme le soutient et sa peur commence à décroître. Une intense fureur fait irruption dans son ventre : comment cette gosse stupide a-t-elle pu le renverser ?</p>
<p><strong>L’équipe d’intervention d’urgence</strong><br />
Le hurlement des sirènes et le clignotement des lumières rouges interrompent ses pensées. Son ventre se serre. Il entend qu&rsquo;on déchire sa chemise. Interloqué, il se retrouve à nouveau à flotter au-dessus de son corps. Il regarde des inconnus en uniforme lui placer des électrodes sur la poitrine. Il voit qu’on lui passe une minerve autour du cou et qu’on le glisse sur une civière. Pendant qu’on l’attache, il entend une communication radio confuse demandant une équipe spécialisée en traumatologie. L’inquiétude le saisit. Il demande à être transporté à l&rsquo;hôpital le plus proche, mais on lui répond que la gravité de son état peut nécessiter son transfert à l&rsquo;hôpital spécialisé dans les traumatismes graves. Il s’effondre.</p>
<p><strong>La voix silencieuse du corps</strong><br />
Une fois dans l&rsquo;ambulance, Peter ferme les yeux pour la première fois. Se forçant à se concentrer sur ses sensations corporelles internes, il prend conscience d’un intense bourdonnement électrique traversant tout son corps. Une tension augmente continuellement dans son bras droit qui cherche à se lever. Sa main se rapproche alors de son visage comme si elle voulait le protéger. Soudain l’image furtive du pare-brise repasse devant ses yeux. Il entend le bruit sourd de son épaule gauche qui le fracasse. Puis, contre toute attente, une sensation enveloppante de soulagement l’envahit. Il se sent revenir dans son corps. Le bourdonnement électrique a disparu. Ses yeux se détendent et il regarde autour de lui. L’ambulance lui semble moins étrangère et moins menaçante. Il éprouve le sentiment rassurant de ne plus être figé, que le temps a repris sa marche et qu’il se réveille peu à peu d’un cauchemar.</p>
<p>Quelques kilomètres plus loin, il ressent une forte tension venant cette fois du haut de sa colonne vertébrale. Son bras cherche à s’étendre. Il voit dans un flash l&rsquo;asphalte noir de la route se précipiter vers lui. Il entend sa main frapper la chaussée et éprouve une sensation de brûlure sur la paume droite. Il fait le lien avec la perception de sa main qui se tend pour protéger son visage. Il ressent alors un incroyable soulagement et un sentiment de gratitude envers son corps qui savait exactement quoi faire pour préserver son cerveau d’un choc qui aurait pu être mortel. Il ressent une chaude vague de fourmillements et une force qui émerge des profondeurs de son corps.</p>
<p><strong>Les animaux sauvages en situation de mort imminente</strong><br />
L’histoire que je viens de résumer par ces lignes expose la manière dont Peter a intimement vécu le choc de l’accident. Or les réactions qu’il a observées dans son corps sont relativement similaires à celles des animaux sauvages en situation de mort imminente. Lorsqu’une gazelle est prise en chasse par un fauve &#8211; <em>pour Peter,</em> <em>la voiture beige</em>, une grande quantité d’énergie est mobilisée parfois pour lutter, souvent pour fuir. Mais lorsqu’aucune de ces stratégies n’est efficace &#8211; <em>comme pour Peter qui se retrouve couché sur la route,</em> l’ultime tentative de survie est de « faire le mort ». Cette « immobilité tonique », correspondant en fait à un blocage de l&rsquo;énergie dans le système nerveux végétatif, lui permet de ne plus ressentir ni peur ni douleur &#8211; <em>d’où son étrange dislocation et l’impression de flotter et d’observer la scène au-dessus de son corps.</em> Elle peut encore avoir un effet dissuasif, le fauve se désintéressant d’une proie en apparence déjà morte. Si cette stratégie fonctionne, la gazelle décharge après quelques minutes l’énergie de survie accumulée &#8211; <em>comme lorsque Peter inspire profondément, frissonne et commence à trembler</em>, et reprend le cours de sa vie ordinaire.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La difficulté de l’« animal humain » à laisser faire</strong><br />
Doté d&rsquo;un cerveau rationnel décuplant les peurs et la recherche de contrôle, l’« animal humain » a plus de difficulté à laisser faire ce processus de décharge naturel. Or le blocage de la charge d’énergie dans le corps a malheureusement pour effet de prolonger le figement intérieur au-delà de la situation de survie durant laquelle il a été salvateur. Une large variété de troubles apparaissent peu à peu, aussi bien physiques (tensions, fatigue ou douleurs chroniques…) que psychiques (anxiété, agitation, cauchemars…), qui viennent dominer le comportement et la vie de la personne. On sait aujourd’hui que ces troubles du stress post-traumatique (TSPT) peuvent être provoqués par un événement ponctuel comme un accident, une agression ou un viol, ou encore par des événements répétés comme des abus, de la négligence ou de la maltraitance. On sait moins que des événements plus « ordinaires » comme des interventions médicales peuvent avoir le même effet. C’est ce qui aurait pu arriver à Peter lorsque son processus de décharge naturel a été perturbé à plusieurs reprises par l’intervention de l’auxiliaire médical &#8211; <em>l’empêchant de bouger ou le bombardant de questions</em>, ou par celle de l’équipe d’urgence &#8211; <em>déchirant sa chemise ou l’attachant à la civière.</em></p>
<p><strong>Recréer les conditions naturelles de la guérison</strong><br />
Il ne s’agit évidemment pas de mettre en doute la nécessité des interventions d’urgence, mais bien de rendre attentif à un processus d’autorégulation naturel dont la perturbation par une procédure qui serait trop invasive peut engendrer de nouveaux problèmes de santé. Si Peter a eu la chance de sortir indemne de son accident, c’est aussi grâce à l’intervention, aussi spontanée que discrète, de cette femme pédiatre qui a su &#8211; <em>par sa présence calme et bienveillante</em>, le soutenir dans sa pénible expérience. J’y suis d‘autant plus sensible que cette attitude constitue le fondement de la pratique en <strong>Somatic Experiencing</strong> à laquelle j’ai été formé. On y apprend ainsi à faire confiance à l’intelligence biologique profonde du corps pour guider les patients dans leur processus intime de guérison.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Laurent Schweizer</strong><br />
Praticien en SE et philosophe</p>
<p>Pour plus d’informations (présentation, vidéos, conseils de lecture), <a href="https://www.espace-temple.ch/somatic-experiencing"><strong>visitez son site ICI</strong></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Existe-t-il un vaccin pour le chagrin d&#8217;amour?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/existe-t-il-un-vaccin-pour-le-chagrin-damour/</link>
					<comments>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/existe-t-il-un-vaccin-pour-le-chagrin-damour/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2022 07:38:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[chagrin d'amour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>. . . . . . . &#160; &#160; NON &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; Mais il y a une suite&#8230; &#160;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
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<p><span style="color: #ffffff;">.</span><span id="more-268"></span></p>
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<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 36pt;"><strong>NON</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Mais il y a une suite&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>Amber et Johnny &#8211; Violence et violence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2022 14:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[amber heard]]></category>
		<category><![CDATA[bagarre]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[gâchis]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny depp]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-être comme vous, j’ai essayé de suivre un peu le feuilleton du procès en diffamation de Johnny Depp et d’Amber Heard. J’en ai un sentiment de nausée et de tristesse [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être comme vous, j’ai essayé de suivre un peu le feuilleton du procès en diffamation de Johnny Depp et d’Amber Heard. J’en ai un sentiment de nausée et de tristesse immense.</p>
<p>Les problèmes relationnels, les échanges maladroits et émotionnels du couple, devraient être dévoilés à un ami de confiance, ou dans un cabinet de psychothérapie &#8211; en confidentialité,  en sécurité, hors du jugement.  Avec un soutien bienveillant, parfois confrontant, dans le but d’apprendre, de grandir, de passer à autre chose.</p>
<p><span id="more-256"></span>Hélas, dans cette affaire surmédiatisée, les deux ex-tourtereaux sont surexposés dans un tribunal avec caméras, en direct pour la planète entière. Puis chacune et chacun y va de sa petite opinion, prend parti pour elle ou lui, on se forme des clubs pour l’un ou l’autre, des campagnes sur les réseaux sociaux pour un éventuel lynchage. Et lorsqu’il y aura un jugement à la fin, les consommateurs-voyeurs voudront un coupable et une victime ; un perdant et un gagnant.</p>
<p>Dans cette situation, d’une certaine manière, nous sommes tous perdants.</p>
<p>Johnny et Amber ont vécu ce que beaucoup de couples vivent : des moments de régression, des moments tellement émotionnels que le pire de nous-mêmes émerge et prend toute la place. Après les lumières du début, l’ombre vient se glisser dans les échanges du couple, en relation avec nos traumas, nos manques, nos manies.</p>
<p>Le couple est un lieu d’amour et d’un développement personnel si riche.<br />
Il est aussi le lieu de la révélation et le déclenchement de toutes nos tares, nos blessures et nos insécurités enfantines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Dans chaque adulte, il y a un enfant blessé et</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em> lorsque celui-ci est activé, il peut prendre toute la place ; </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>la place de l’amour en particulier.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Amber et Johnny méritent toute notre compassion. Ainsi que tous les couples qui traversent ces tempêtes émotionnelles.</p>
<p>D’ailleurs, c’est même annoncé dans la cérémonie du mariage :</p>
<p><em>Unis pour le meilleur comme le pire :</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>le meilleur et le pire dans les épreuves du monde dans lequel nous vivons ; </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>et dans le monde intérieur vulnérable et immature dans lequel nous existons.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et la violence ?</p>
<p>Le corolaire de la violence, c’est l’impuissance. C’est le dernier langage qui nous reste.</p>
<p>Alors, dans ce dernier recours, nous usons et abusons de violences diverses.</p>
<p>Toute <strong>violence physique</strong> doit être sanctionnée. Quelle qu’elle soit.</p>
<p>Et qu’en est-il de la <strong>violence passive-agressive</strong>, cette violence indirecte, froide et subtile que nous pratiquons abondamment sous nos latitudes ?  Elle est grave et elle doit être débusquée, nommée, et comprise comme destructrice. Même si dans le juridique nous sommes couverts, <strong>dans le travail relationnel, elle compte autant que la violence physique</strong>. Pourquoi ?</p>
<p>Parce que cette force de destruction ciblée ou massive peut faire beaucoup de dégâts, on ne la voit pas venir, donc elle est difficile à s’en protéger, et elle peut engendrer souvent une violence plus intense ou hélas, physique.</p>
<p>En résumé :</p>
<p><strong>Johnny Depp est blessé</strong> et accuse Amber de violence physique, verbale, hystérique, d’harcèlement et de déborder émotionnellement : blessure d’envahissement.</p>
<p><strong>Amber Heard est blessée</strong> et accuse Johnny de violence physique, de fuir tout le temps, de lui faire des crises de jalousie et de couper avec elle, de la rejeter. (il s’est promis de ne plus jamais lui permettre de voir ses yeux…) : blessure d’abandon.</p>
<p>Et comme dans tous les couples… <strong>il y a hélas compétition de blessure</strong>. Il n’y a pas de résolution ni d’apaisement si chacune et chacun ne trouve pas sa place pour exprimer sa blessure et qu’elle soit entendue ou prise en compte. Les blessures sont subjectives et rarement objectives, elles sont symboliques aussi – et dans les codes du couple, dans le contexte historique personnel et relationnel, ces blessures deviennent emblématiques.</p>
<p>Là, nous sommes dans du lourd !</p>
<p>Ce procès est concerné avec raison par la violence physique. Cependant, il a l’air de cautionner ou de pardonner toute cette violence froide et passive. Dans les faits relatés ou même dans la salle d’audience.</p>
<p>Comprenez bien ces deux violences :</p>
<ul>
<li>Tu as fait ça ! Tu m’as dit ça (violence visible, verbale et sonore, gestuelle, physique). L’intensité émotionnelle d’Amber est mise en avant et terrorise Johnny.</li>
<li>Oui, heu…, et bien toi, tu n’as pas fait ça, tu n’as rien dit, tu n’es pas présent, tu disparais… tu deviens arrogant, ou tu tapes ou casse des objets autour de moi, (violence passive agressive). Un classique dans un couple, c’est de jouer avec le lien, faire semblant que l’autre n’existe plus, menacer de terminer la relation etc… Cette violence devient perverse et horrible à gérer, car elle peut nous mettre dans des angoisses archaïques. Elle est grave. Amber devient folle lorsque Johnny fuit dans une autre chambre d’hôtel (déjà louée et prévue !?!).</li>
<li>Dans un couple, en général, nous nous polarisons et adoptons davantage un mode de violence en face de celui de l’autre.</li>
</ul>
<p>En thérapie de couple, nous recevons le peuple, nous voyons des Johnny et des Amber, des gens importants ou haut dans les hiérarchies fantasques de notre société.</p>
<p>Rassurez-vous, nous sommes <strong>tous</strong> concernés, par ces moments si moches, ces batailles de gamins blessés, ces délires émotionnels incontrôlables, ces prises de pouvoir désespérées. Même pour nous les psys !</p>
<p>Le chemin vers notre maturité d’adulte est long, semé d’embuches, mais tellement passionnant.</p>
<p>Dans nos couples, <strong>nous sommes des humains très humains, invités à apprendre. Vive l’amour !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>PS : voir mes autres blogs</strong> qui humblement, proposent des approches pour sortir du marasme, être plus efficace dans les conflits, restaurer plus rapidement le lien :</p>
<p><strong><a href="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/2015/10/09/entendre-lautre-peut-suffire/">Entendre L’autre Peut Suffire </a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">Travail d’Empathie</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Ca me Dérange…Alors Change !</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/lart-de-demander-dans-le-couple/">L’Art de Demander, Dans le Couple</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Les Femmes Demandent Pardon aux Hommes</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-dispute-de-couple-un-sport-comme-un-autre/"><strong>La dispute de couple – un sport comme un autre?</strong></a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/bouder-une-misere-ordinaire/">Bouder, une misère ordinaire</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/">Avant De Se Séparer</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/reussir-sa-separation/">Réussir sa séparation…</a></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>RESPECTER SA PEUR  OU SON DÉSIR ?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/respecter-sa-peur-ou-son-desir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 19:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[décider]]></category>
		<category><![CDATA[désirs]]></category>
		<category><![CDATA[maître de soi]]></category>
		<category><![CDATA[oser]]></category>
		<category><![CDATA[Peurs]]></category>
		<category><![CDATA[soumission]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon client est un jeune homme qui a beaucoup de peine à s’affirmer. Il fréquente une jeune femme qui l’attire, mais n’ose pas se déclarer, ni tenter une approche plus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mon client est un jeune homme qui a beaucoup de peine à s’affirmer.</p>
<p>Il fréquente une jeune femme qui l’attire, mais n’ose pas se déclarer, ni tenter une approche plus tactile.</p>
<p>Psy – La semaine passée vous avez fait une mauvaise expérience, vous étiez en balade avec votre nouvelle amie et cela s’est mal passé. Pouvez-vous m’en dire plus ?<span id="more-575"></span></p>
<p>Client – Oui j’avais décidé de lui parler de mon attraction ou de tenter de faire un geste, lui prendre la main.</p>
<p>Et je n’ai pas osé. Pourtant je savais ce que je voulais. Mais j’ai senti mes peurs, je me suis bloqué, ce qui m’est déjà arrivé quelques millions de fois dans ma vie ! Ensuite en la quittant, je me suis senti tellement maladroit et honteux. J’étais très mal. Même fâché avec moi-même.</p>
<p>P – Et ce dernier week-end, vous avez eu un autre moment avec elle, qui a été plus satisfaisant ?</p>
<p>C – Oui j’ai osé lui tendre la main et elle a accepté de prendre la mienne. J’étais tellement content, j’avais de la peine à retenir mon sourire, j’étais aux anges !</p>
<p>P – Comment avez-vous fait ça ? Vous n’aviez plus peur ?</p>
<p>C – Non, toutes mes peurs étaient bien présentes, mais je crois que j’en avais tellement marre, que même en tremblant, je me suis dit qu’il fallait y aller. D’ailleurs, <strong>c’est comme si j’allais à la mort,</strong> j’étais prêt. Je pense pour cette fois, je me suis dit « merde » à mes peurs, et oui à mon rêve de vivre peut-être une belle histoire d’amour avec cette femme.</p>
<div id="attachment_579" style="width: 323px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-579" class=" wp-image-579" src="http://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/wp-content/uploads/sites/277/2022/01/daring-girl.png" alt="Statue de Kristen Visbal, 2017" width="313" height="200" /><p id="caption-attachment-579" class="wp-caption-text">Statue de Kristen Visbal, 2017</p></div>
<p>Ce jeune homme courageux y est pour quelque chose, ce n’est pas par accident ou par chance.</p>
<p>C’est comme si à l’intérieur de nous, il y a un adulte à bord qui a la capacité de choisir, de s’engager d’un côté ou de l’autre.</p>
<p>C&rsquo;est ce même adulte, adéquat, qui peut être à l&rsquo;écoute d&rsquo;une vraie peur liée à une situation. La peur est (parfois) bonne conseillère!</p>
<p>Alors est-ce qu’il est possible parfois de ne pas écouter ses peurs souvent enfantines et sempiternelles, <strong>de les trahir même</strong> ? Il semblerait que oui, comme le raconte mon client.</p>
<p>Réfléchissez, vous l’avez probablement vécu consciemment quelques fois, ou même davantage.</p>
<p>Est-ce un effort, est-ce une intelligence, est-ce enfin un raz-le-bol ?</p>
<p>Le résultat est assez étonnant, pas de fatigue mais au contraire un « booste » d’énergie et une satisfaction profonde. Effet secondaire: l’estime de soi remonte!</p>
<p>Par contre, <strong>trahir ses désirs ou ses rêves</strong> a des conséquences… Le coût semble lourd, l’image de soi en prend un coup, cela nous frustre terriblement.</p>
<p><strong>Alors en tant que chef de mon orchestre, je donne le “lead“ au premier violon ou au dernier triangle?</strong></p>
<p>Si je décide de ne pas me prosterner devant mes peurs, mes anticipations négatives, mes calculs impossibles sur un résultat incontrôlable, alors peut-être que je sentirai <strong>l’inconfort d’un endroit très vivant et vulnérable</strong>, qui, en tremblant de vie, m’amène enfin à ce que je désire ?</p>
<p>Et vous, êtes-vous un adepte de vos peurs ou plutôt de vos désirs ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Réussir sa séparation…</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/reussir-sa-separation/</link>
					<comments>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/reussir-sa-separation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 18:21:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’en ai eu des séparations de couples, d’histoires et d’aventures. C’est toujours douloureux. Cela fait probablement partie du risque d’être vivant. Des fois je me dis “je deviens un vrai [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’en ai eu des séparations de couples, d’histoires et d’aventures. C’est toujours douloureux. Cela fait probablement partie du risque d’être vivant.</p>
<p>Des fois je me dis “je deviens un vrai professionnel de la séparation“ ! J’ai expérimenté d’être mon propre thérapeute, je me suis accompagné dans ce processus de passage et à la longue, je le vis moins mal. J’ai appris beaucoup sur les étapes du deuil, je peux humblement dire que je crois avoir réussi certaines de mes séparations…</p>
<p>Dans mon travail de thérapeute de couple, j’accompagne des séparations, c’est toujours très touchant, délicat, c’est souvent difficile ou parfois même dramatique.<span id="more-245"></span></p>
<p>Dans cette période historique, deux adultes ont la possibilité légale et la liberté spirituelle et économique de prendre cette décision lourde de conséquences. Nos grand-mères ne pouvaient quasi pas quitter nos grands-pères,  elles ne pouvaient même pas ouvrir un compte en banque sans la signature de leur maris !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comme des chefs, ou comme des gamins</strong></p>
<p>Certains d’entre nous vont s’y prendre de manière correcte, nous pouvons  nous séparer “en bonne entente“ et ne pas y rajouter de la douleur, protéger les enfants aussi.</p>
<p>Dans une rupture mauvaise, violente, immature, salir ou détester notre (ex) partenaire, paradoxalement,  nous lie par les émotions intenses négatives que cela suscite, au lieu de nous libérer.</p>
<p><strong>La séparation est un processus</strong>, elle prend un certain temps, elle comporte des étapes, nous pouvons apprendre à la faire avec davantage de conscience. Nous respecter nous-même et aussi l’autre, prendre soin de négocier et graduellement se libérer l’un l’autre. Parfois nous pouvons même avoir cette sensation de la faire bien.</p>
<p><strong>Injustice </strong></p>
<p>C’est rare de décider de se quitter ensemble, de mûrir la décision et en sagesse et en intelligence terminer les choses le mieux possible… ensemble.</p>
<p>Souvent il y a une inégalité : un des deux partenaires quitte l’autre. Celui qui est quitté est souvent déséquilibré et dans un premier temps, tombe en enfer.</p>
<p><strong>Pas d’accord !</strong></p>
<p>Un couple d’amis ont eu cette expérience particulière :</p>
<ul style="list-style-type: disc;">
<li>Amélia “je te quitte“,</li>
<li>Xavier (après un jour de réflexion) “non, je ne suis pas d’accord“.</li>
</ul>
<p>Après encore quelques jours, le couple décida de rester ensemble. Xavier a eu raison de se positionner clairement, même s’il savait qu’il ne pourrait pas la retenir. Chacun a droit à prendre sa place et dire ce qu’il a besoin ou désire.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-248 aligncenter" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2021/11/Separation1-1024x431.jpg" alt="Pas d'accord" width="394" height="166" /></p>
<p><strong>Fais le boulot toi…</strong></p>
<p>Une autre version, un peu sordide mais très banale, c’est qu’un des deux partenaires s’arrange (inconsciemment) de provoquer une fin par procuration. Il s’absente énergétiquement, n’est plus là, n’est plus ouvert, ou devient lourd et même piquant. Bref il devient tellement insupportable, que l’autre prend les devants pour créer la rupture. Non seulement donc ce dernier ne désire pas une séparation, mais va devoir en porter la responsabilité !?!</p>
<p><strong>Les bonnes et mauvaises raisons de se quitter</strong></p>
<p>Veuillez-vous référer à <strong>mon autre blog : </strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/"><strong>Avant de se séparer</strong></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><strong><em>Dans un processus de séparation et de deuil, il y a des étapes et différents ingrédients. </em></strong><strong><em>Souvent nous sommes envahis par une multitude de sentiments en même temps, parfois contradictoires. Les sentiments d’incompréhension, de  confusion, d’impuissance, les émotions intenses de tristesse et de colère, nous mènent dans une profonde vulnérabilité </em></strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le choc</strong></p>
<p>Nous ne sommes jamais préparés à l’annonce ou la réalisation que c’est fini. Il y a comme un enfant en nous qui voudrait que cela dure toujours, que cela ne s’arrête jamais. Nous sommes naïfs, romantiques et… très humains.</p>
<p>Lorsque vient le moment fatal,  il y a souvent un état de choc, de sidération. “Non , ce n’est pas possible, mais pourquoi, je ne peux pas le croire, je ne veux pas ça“. Comme si notre tête a pris la nouvelle, mais toutes les cellules du corps ne sont pas encore au courant, il faudra du temps !</p>
<p><strong>Les sentiments</strong></p>
<p>Il y en a de nombreux et de les accueillir ou de faire de la place à tout ce maelstrom émotionnel, c’est un challenge.</p>
<p>Il y a tout ce qu’on se raconte, le mental dans son effort de tenter de contrôler l’incontrôlable s’accélère, va dans toutes les directions et alimente encore davantage l’intensité et la confusion des émotions.</p>
<p>Souvent il y a encore des sentiments positifs. Même si c’est dur de l’avouer, nous aimons encore notre conjoint.</p>
<p>Si la séparation s’impose, c’est rarement pour un manque de ressentir l’amour. C’est que la relation est dysfonctionnelle , malade. Nous ne savons plus comme y accéder ou nous n’arrivons plus à partager nos sentiments positifs.</p>
<p>Cela veut donc dire, que nous pouvons entamer une séparation en ressentant encore de l’amour. Montrer de la haine, de l’hostilité ne nous aideront pas à mieux se séparer, bien au contraire.</p>
<p>Une autre mauvaise option c’est de couper, de se dissocier, et d’éteindre une partie de nous sans faire le deuil. Attention, nous les hommes ont tendance à pratiquer cette mutilation cardiaque !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-249 aligncenter" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2021/11/Separation2-1024x341.jpg" alt="Rupture" width="360" height="120" /></p>
<p><strong>L’attachement</strong></p>
<p>C’est la partie la plus tenace et lente à travailler. Le gros travail à faire est de se détacher.</p>
<p>Ce n’est pas le cœur où il y a l’amour, c’est plus bas, c’est le ventre, les tripes, proche du cordon ombilical. C’est là où nous pouvons sentir comme un vide, le grand manque, un trou d’obus, ça tire et cela nous mets dans une fragilité et une illusion d’enfant : “ je ne peux pas vivre seul, sans l’autre…“</p>
<p>Le détachement est ralenti par toutes nos pensées romantiques et nostalgiques, “ah c’était si bien avant, ah je ne trouverai jamais personne…etc“. Il prend du temps, des semaines ou des mois. De vivre le deuil, pleurer, être en colère de manière saine, être entouré et dépendre un peu d’amis ou de la famille aide beaucoup. Soyez pris dans leur bras et vous avez le droit aussi de vous lâcher, de faire bouger et décharger toute cette lourdeur en faisant du sport, de la randonnée, chanter ou danser à la folie…</p>
<p>Il y a donc un processus de deuil, comme pour une personne décédée, qui va se faire, que nous pouvons soutenir ou freiner. Pour les parents, il y a deux deuils à faire : celui du couple et celui de la petite famille. Dur dur.</p>
<p><strong>Accrochage compulsif</strong></p>
<p>Un jeune homme est venu consulter pour une rupture qui s’éternisait. Il avait été quitté et après trois mois, il en souffrait encore. Je lui ai demandé :</p>
<ul>
<li>et vous, vous avez décidé de la quitter ?</li>
<li>oh non, bien-sûr que non !</li>
<li>alors je vous propose de faire l’absurde, décidez et engagez-vous mentalement à la quitter de suite</li>
</ul>
<p>Prochaine consultation, il me raconte qu’après trois jours, de se dire et redire que lui la quittait enfin, lui avait permis de sentir un soulagement dans son ventre, il dormait mieux etc…</p>
<p><strong>Les enfants</strong></p>
<p>Il nous est demandé de solliciter les deux adultes pour prendre en main ce processus douloureux et coûteux en émotions. De la bienveillance, du soutien, et même parfois une collaboration intelligente à deux. Quand ce sont nos “deux enfants intérieurs blessés“ &#8211; cette partie de nous émotionnelle et immature, qui le gèrent, alors c’est la guerre assurée. C’est souvent une violence sourde ou visible qui complique ce délicat moment, et s’il y a des enfants, qui les blessent profondément. Les recherches montrent que la mésentente des parents est ce qui fait le plus de mal aux enfants. Dire du mal du conjoint devant les enfants, les prendre  à partie ou en otage et les informer de choses qui ne le regardent pas, à leur tendre âge, sont de la maltraitance pure.</p>
<p>Utiliser son enfant comme médicament ou béquille, est aussi un problème. Cette mission est éventuellement glorieuse pour eux, mais complétement inappropriée à leur âge. Nos têtes blondes ont le droit de rester dans leur monde de jeu et d’innocence, et surtout de ne pas participer aux complications des adultes.</p>
<p>Nos chérubins ne devraient non plus pas avoir un problème de loyauté. Les enfants sont constitués des deux parents, dire du mal de l’un va directement les blesser ; c’est grave, c’est criminel. Et ils devront le travailler en thérapie vingt ans plus tard.</p>
<p>La séparation, si elle est soignée, même un peu, a donc beaucoup moins d’impact négatif.</p>
<p>J’ai besoin de le redire, ce n’est pas vrai que de détester l’autre ou lui vouloir du mal va nous aider à nous séparer. Bien au contraire, nous restons liés par l’émotionnel, les coups bas et notre négativité. Même si par impuissance, le seul pouvoir qui semble nous rester est de faire mal, de faire payer l’autre, cette approche nous précipite dans notre propre misère, la victime, et tout le monde en souffre.</p>
<p>De vouloir du bien au père ou à la mère de nos enfants, a un impact positif important. C’est adulte, intelligent, et permet au couple parental de poursuivre sa mission en conscience et en bienveillance.</p>
<p>Il y a de la vie après la séparation, même si ce sera suite à une longue traversée d’un purgatoire difficile.</p>
<ul style="list-style-type: disc;">
<li>Comment garder son cœur ouvert, (ou le rouvrir !), pour soi-même, pour ses proches, pour rester dans la vie.</li>
<li>Comment tirer de bonnes leçons, nécessaires, pour évoluer et se donner une chance pour la suite.</li>
<li>C’est possible.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rituels</strong></p>
<p>Je connais des couples qui ont décidés de créer des rituels pour s’aider à faire ou finir le passage. Le rituel parle à notre inconscient et c’est lui qui a besoin d’être mis à jour…</p>
<p>Par exemple, écrire ou déclamer un mot écrit avec soin et en conscience, utiliser du feu, ou une rivière pour marquer le passage, faire une place pour la gratitude de tout ce qui a été positif…</p>
<p><strong>Amis</strong></p>
<p>Parfois nos ex n’existent plus, parfois ils deviennent nos amis. A chacun son destin et sa philosophie.</p>
<p>Si cela vous concerne,  référez-vous à <strong>mon blog  précédent: <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/">Avant de se séparer</a></strong></p>
<p><strong>Pour rêver… :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>“Si vous aimez, vous saurez que toute chose a son commencement et sa fin, qu’il y a un temps pour commencer et un temps pour terminer…  </em></span></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Nous remercions notre partenaire : « Tu m’as donné de si précieux cadeaux. Tu m’as donné de nouvelles vues sur la vie, tu as ouvert quelques fenêtres que je n’aurai sans-doute jamais ouvert en étant seul.</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Maintenant vient le moment de se séparer et que nos chemins divergent.  </em></span></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Sans colère, sans rage, sans rancœur, sans plaintes, mais avec une immense gratitude, avec beaucoup d’amour, avec de la reconnaissance dans le cœur.</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Si vous savez comment aimer, alors vous savez comment vous séparer“</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: right;">Citation d’Osho (Almasta Ed)</p>
<p>Réf: Pour resituer ce sujet dans un contexte historique et sociologique, je vous recommande le Podcast Arte Radio de Delphine Saltel  <a href="https://www.arteradio.com/son/61669009/comment_bien_se_separer"><strong>Comment (bien) se séparer</strong></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Avant De Se Séparer</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 17:19:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/?p=240</guid>

					<description><![CDATA[<p>La séparation d&#8217;un couple, c’est compliqué. Surtout c’est émotionnel. Il y a de quoi être triste, déprimé, profondément vulnérable. Il y a beaucoup de ressentis variés et même contradictoires. Une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La séparation d&rsquo;un couple, c’est compliqué.</p>
<p>Surtout c’est émotionnel. Il y a de quoi être triste, déprimé, profondément vulnérable.</p>
<p>Il y a beaucoup de ressentis variés et même contradictoires. Une sensation d’absurde ou de gâchis et parfois une furieuse envie de comprendre. De discuter aussi, sans fin, ou au contraire zapper, vite passer à la suite.</p>
<p>Et il y a beaucoup de “trop“ : trop d’émotions, trop de mentalisation, de prises de tête, de reproches. Et en sus, nous mélangeons tout ça.</p>
<p>Il n’est pas bon de se précipiter et de vouloir se séparer de notre conjoint/te sous le coup de l’émotion, dans la panique, ou pour punir l’autre.</p>
<p>La séparation est un processus qui dure un certain temps, un processus que les adultes peuvent apprendre à vivre mieux, plus clairement, plus économiquement. <span id="more-240"></span></p>
<p>Avant de passer à l’action, il est souvent utile de</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>I. Se poser des questions</strong></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong>II. Expérimenter des étapes intermédiaires</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>avant de mettre un terme à notre relation. Voir ci-dessous.</p>
<p>C’est mieux pour soi, mais aussi pour le conjoint, et surtout pour les enfants s’il y en a. Quand nous avons pris quelques mois ou années pour construire une belle relation, cela nous prendra un temps pour la défaire. C’est comme ça.</p>
<p><strong>D&rsquo;abord une histoire :</strong></p>
<p>Une femme a pris rendez-vous pour une consultation de couple pour la semaine prochaine, elle annoncera ce weekend à son mari, père de ses enfants de 5 et 7 ans, qu’elle va le quitter.</p>
<p>Cela me touche chaque fois, probablement en résonance à mes propres séparations.</p>
<p>Ce qui me touche aussi, c’est que parmi tous les couples qui viennent consulter avec un projet de rupture, une majorité sont de jeunes parents. Après l’arrivée du premier ou du deuxième enfant, le couple passe par une période éprouvante, qui les fragilise. Les parents sont souvent heureux et satisfaits de leurs enfants, mais en grand stress et en retard sur leurs besoins propres. Leur vie est remplie de listes de choses à faire, les enfants, le travail et la carrière, tenir la maison.</p>
<p>Mais leur cœur est désenchanté, le couple est fatigué et même vidé de sa substance.</p>
<p>Nous avons tous entendu “ne jamais prendre de décision en période de crise“. Pourtant c’est dans ces moments-là que nous sommes tentés d’y penser, ou même de le balancer de manière à faire réagir l’autre.</p>
<p>Dans ma pratique, j’ai vu des centaines de couples qui se séparent et qui viennent en discuter au cabinet. Ils viennent car c’est plus sécure, plus facile et plus fructueux.</p>
<p>Il y a mille déclencheurs de rupture. Tromperies et infidélités, violences diverses, et massivement… la lente usure du couple. Et tous ces jeunes parents en survie, avec un ou deux enfants encore petits.</p>
<p><strong>Donc se séparer, peut-être, mais pas tout de suite !</strong><br />
Alors que faire <strong>avant</strong> d’enclencher le processus de séparation ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>I. Se poser des questions :</strong></h3>
<ol>
<li><strong>Je pense et je parle de séparation, au fond, pourquoi</strong>?</li>
</ol>
<p>Est-ce un vrai besoin, longuement mûri et réfléchi ?</p>
<p>Ou est-ce une manière maladroite et ordinaire de communiquer son ras-le-bol ou son désespoir ? Certains couples brandissent cette menace à tout va, et dommage, c’est presque toujours du bluff ou du chantage, c’est une manière détournée d’exprimer “j’ai besoin que la douleur ou la frustration s’arrête !“ ou par exemple “tu dois changer, sinon je pars !“.</p>
<p>Cela peut avoir comme conséquence de fragiliser gravement le couple, car là, nous touchons au socle, au lien profond de notre relation, ce qui provoque angoisses, sentiment d’abandon ou de trahison et nous amène à sur-réagir en retour.</p>
<p>Parler de la séparation pourrait-elle être une de nos options, et alors, nous pouvons en travailler d’autres aussi ou en même temps, comme d’entreprendre un travail thérapeutique, prendre enfin à deux de vraies vacances ou un voyage, aménager la relation pour la réactualiser avec nos nouveaux besoins. Partager, s’exposer, être créatif, se poser des questions mutuelles, négocier, trouver quelques terrains communs.</p>
<p>Nous n’avons pas les mêmes expériences que les générations d’avant. De nos jours, beaucoup de couples <strong>travaillent</strong> pour être ensemble, c’est comme ça.<strong> </strong></p>
<ol start="2">
<li><strong>Pourquoi maintenant ?</strong></li>
</ol>
<p>La liste des<em> contre</em> a-t-elle dépassé celle des<em> pour </em>?</p>
<p>Attention ! Cette liste illusoire n’est alors, mais alors pas du tout, une science exacte !</p>
<p>Lorsque nous sommes mal, frustrés, blessés, n’arrivant pas à répondre à certains de nos propres besoins, il est facile (et presque soulageant) de voir les problèmes à l’extérieur de nous, chez notre conjoint par exemple. Si nous parcourons cette pente glissante, notre liste des<em> contre</em> se rallonge de manière évidente et même vertigineuse. Et cela crée du fossé – une distance.</p>
<p>Ce qui est intéressant, rappelez-vous, le contraire se produit lorsque nous sommes amoureux, notre liste des<em> pour</em> se rallonge de manière irraisonnable et cela crée de la fusion !</p>
<p>Donc dans ce processus de créer du fossé entre notre partenaire et soi, nous devenons spécialistes du dysfonctionnement de l’autre, nous documentons et accumulons les arguments qui nous servent à quitter la relation.</p>
<p>Un rappel ou un aperçu des points forts et positifs de la relation n’existent plus.</p>
<p>Je me rappelle un temps où je travaillais beaucoup avec des couples catholiques, et j’étais très touché lorsqu’ils racontaient “ On a voulu se séparer plusieurs fois… “. Et je les voyais devant moi, dans un couple sain et profondément aimant.</p>
<p>On dit que les couples de nos jours se séparent trop vite, pour un petit rien. On parle de génération kleenex, on jette trop rapidement son conjoint devenu frustrant ou moins comestible !</p>
<ol start="3">
<li><strong>Nos blessures du passé nous séparent-elles ?</strong></li>
</ol>
<p>Il y a des illusions d’optique et des projections, des confrontations à des rigidités et des blessures passées qui viennent fausser le débat. Si nous n’en n’avons pas conscience, notre regard est biaisé et notre décision sera appuyée ou manipulée par des blessures anciennes, liées à du passé lointain. Des raisons psychologiques donc, qui nous concernent davantage que l’imperfection et la maladresse de l’autre. Et que si nous nous séparons, nous allons les retrouver dans le prochain couple, avec la même naïveté.</p>
<p>Il existe une citation stimulante : “<em>lorsque nous sommes blessés par notre partenaire, 90% de cette blessure concerne une blessure plus ancienne de notre passé</em>“. Le terrain susceptible est déjà là.</p>
<p>Exemple : “lorsque tu ne me dis pas que tu rentres tard, je me sens trahie et méprisée, car cela évoque les déceptions de mon père qui me promettait toujours et qui oubliait toujours… c’est pour ça que c’est si grave.“</p>
<p>Certaines autres personnes, inconsciemment loyales se séparent après le même nombre d’année que du divorce de leurs propres parents…</p>
<ol start="4">
<li><strong>Se donner une chance ?</strong></li>
</ol>
<p>Avons-nous vraiment essayé de travailler notre relation ? de clarifier, voir revitaliser, ré-enchanter notre relation frustrante, en lisant des livres, en en parlant à des proches et d’autres couples, ou en s’adressant à un/e professionnel/le de la relation. Les efforts portent le plus souvent sur davantage de communication saine, adapter et modifier certains comportements dérangeants ou jugés comme inappropriés, ou certaines attitudes qui alourdissent le quotidien commun et… parfois de lâcher prise, accepter une réalité frustrante et apprendre à vivre avec.</p>
<p>Voir mes autres blogs, qui traitent de sujets nécessaires, pour ne pas se séparer, pour créer une relation meilleure.</p>
<p>Certains couples réussissent à réorganiser leurs priorités, pour vivre une soirée ou un weekend en amoureux. Ce qu’ils n’ont plus fait depuis plusieurs années !? Souvent cela se passe très bien ! Ce qui est un bon indice du potentiel du couple. Éloignez ces deux êtres du stress et des devoirs du quotidien, et les choses s’arrangent, deviennent meilleures.</p>
<p>A voir donc, <strong>quel est le réel problème du couple : une vie devenue ingérable et absurde, ou un réel problème de la relation ? </strong>Dans mon regard de sociologue, la vie actuelle, le mode de vie, la pression au travail, avec un 100% (en fait 150% ?) <strong>n’est plus compatible avec une vie de couple ou de famille</strong>.</p>
<p>Que voulons-nous au fond ? Quelle vie et quel équilibre désirons-nous créer ? De quoi allons-nous nous rappeler sur notre lit de mort ?</p>
<p>Hélas, lorsqu’il y a trop de pression, quel est le maillon faible, le fusible qui saute ? En général, c’est le couple fragilisé, sous-nourri, qui se désintègre. Et c’est dommage, car <strong>le</strong> <strong>fondement</strong> <strong>de la famille, c’est ce couple</strong> ! Même affaibli par nos négligences.</p>
<p>Le centre, notre socle est ce couple, ce ne sont pas les enfants, ni notre travail.</p>
<p>Alors est-ce juste le creux de la vague, s’agit-il de traverser et faire confiance que les choses peuvent s’améliorer ? Certains conjoints essaient sincèrement de faire tout ce qu’ils peuvent, avant de se séparer. Ils ne veulent pas le regretter, ils veulent se donner encore une dernière chance…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>II.  Étapes préliminaires possibles avant une vraie séparation : </strong></h3>
<p>En accompagnant les couples en rupture, il est parfois opportun de leur suggérer des options pour entrer dans le processus sans se précipiter émotionnellement et donc d’envisager des étapes pour mieux se clarifier dans cette phase de test.</p>
<ol>
<li><strong>Établir une distance :</strong></li>
</ol>
<p>Une première option qui peut être mise en place moins difficilement, c’est de décider d’une période d’expérimentation dans <strong>une distance, un éloignement</strong> : dormir seul une partie de la semaine ou se donner des temps de garde des enfants pour nous permettre de prendre un peu d’air et de recul.  Parfois un des conjoints va dormir chez un proche, une partie de la semaine. Dans cette distance, il peut y avoir davantage de distance émotionnelle. Cela désenflamme, cela calme le jeu, nous pouvons peut-être y voir plus clair, voir ce qui nous manque, et prendre une décision plus éclairée, moins émotionnelle de rester ensemble ou créer la rupture.</p>
<ol start="2">
<li><strong>Ensuite il y a</strong> <strong>une vraie séparation géographique</strong></li>
</ol>
<p>Si nécessaire. Trouver un studio, ou un appartement (pour accueillir les enfants ? Alors pas trop loin de l’appartement de l’autre). Ou chaque conjoint vient vivre la garde des enfants dans l’appartement principal. A nouveau cela peut être vécu comme une phase de test. Nous ne décidons rien avant 6 mois ou une année… nous ferons le point à ce moment-là.</p>
<ol start="3">
<li><strong>Puis plus tard, si la rupture est finale, alors le divorce</strong></li>
</ol>
<p>Lorsque la relation est moins émotionnelle, la séparation se vit mieux et se clarifie et s’allège, ce sera un meilleur moment pour aborder la question du divorce et toutes les négociations financières et administratives qui viennent avec.</p>
<p>Attention !</p>
<p>Certains couples parlent de divorce avant même la séparation !? En général, c’est complètement émotionnel et pas clair du tout, et vous aurez besoin d’avocats pour mieux jouer votre tragédie coûteuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mon prochain blog,</strong> <strong><em>Réussir sa séparation, </em></strong>sera publié à la suite prochainement.</p>
<p>Oui, du moment que vous vous séparez, pourquoi pas le faire bien, comme deux adultes. Nous pouvons y mettre de la sensibilité, de la créativité, œuvrer à ce que son ex-conjoint, parent de nos enfants éventuellement, puisse être au mieux, comme soi-même. Cela existe !</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Choisir une orientation psychothérapeutique?  3e volet</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-3e-volet/</link>
					<comments>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-3e-volet/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 11:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[choisir son psy]]></category>
		<category><![CDATA[hypnothérapie]]></category>
		<category><![CDATA[méthode vittoz]]></category>
		<category><![CDATA[psychothérapies]]></category>
		<category><![CDATA[sexothérapie]]></category>
		<category><![CDATA[tcc]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[thérapies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/?p=531</guid>

					<description><![CDATA[<p>Suite à la présentation de nos 4 blogueuses/eurs psy sur le 1er volet de ce blog (du 14 juillet 2020) , et de 5 autres contributeurs sur le 2e volet [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-3e-volet/">Choisir une orientation psychothérapeutique?  3e volet</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la présentation de nos 4 blogueuses/eurs psy sur le 1<sup>er</sup> volet de ce blog (du 14 juillet 2020) , et de 5 autres contributeurs sur le 2<sup>e</sup> volet du même blog datant du 24 septembre 2021, voici le <strong>3<sup>e</sup> volet</strong> où 5 nouveaux contributeurs vont nous présenter ci-dessous, encore quelques approches existantes dans le champs varié des psychothérapies.</p>
<p><span id="more-531"></span></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique/"><strong>1<sup>er</sup> VOLET:</strong></a></p>
<ol>
<li>Héloïse Luy présente <strong>l’approche systémique, </strong></li>
<li>Catherine Krähenbühl présente la<strong> théorie psychanalytique, </strong></li>
<li>Thomas Noyer présente<strong> l’approche centrée sur la personne, </strong></li>
<li>Stephen Vasey présente<strong> la gestalt-thérapie, </strong></li>
</ol>
<p><a href="https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/2020/09/24/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-2e-volet/"><strong>2<sup>e</sup> VOLET :</strong></a></p>
<ol start="5">
<li>Mireille Binet présente <strong>l’analyse transactionnelle</strong></li>
<li>Corinne Tihon présente <strong>l&rsquo;EFT</strong></li>
<li>Anouk Zwissig présente la <strong>méthode</strong> <strong>Imago</strong></li>
<li>Catherine Nessi présente <strong>l’approche Somatic Experience</strong></li>
<li>Vincent F. Liaudat présente <strong>l&rsquo;EMDR</strong></li>
</ol>
<p><strong>Rappel:</strong></p>
<p>Lorsque nous avons besoin de consulter, il n’est pas facile de choisir son thérapeute, ni de choisir l’approche qui pourra nous convenir.<br />
Il y a de multiples approches psychothérapeutiques (environ 220, selon diverses sources). Certaines sont plus connues que d’autres. Certaines recherches montrent que ce qui fait la qualité d’un processus thérapeutique n’est PAS la méthode, ni la technique.<br />
En premier lieu vient la qualité de la relation. La motivation, la sécurité du cadre et certains autres facteurs sont aussi déterminants.</p>
<p><strong>Alors comment choisir?</strong></p>
<p>Pour choisir son psy ou la méthode, nous pensons qu’il est important de suivre son «feeling», son intuition, ou également la recommandation d’un proche en qui nous avons confiance. Une première séance nous donnera aussi la possibilité de sentir cette confiance, ou, au contraire, une sensation trouble, voir négative, et le cas échéant de chercher un autre thérapeute, une autre méthode. Pour vous inspirer et vous aider à choisir &#8230;</p>
<p><strong>3e VOLET</strong></p>
<ol start="10">
<li><strong> L’hypnothérapie :</strong> par Virna Signorelli, psychologue psychothérapeute FSP à Genève</li>
</ol>
<p>Plongez dans la lecture de votre roman, le train file et vous berce doucement, soudain des souvenirs de vacances font irruption dans votre esprit et vous êtes loin.… très loin…. Si loin….et…. proche de manquer votre arrêt de train…!!!! Avez-vous déjà vécu ce genre d’expérience?</p>
<p>Cela est très probable puisque l’hypnose est un état de conscience altéré mais naturel que nous expérimentons quotidiennement. Il s’agit donc d’un phénomène naturel qui peut survenir spontanément lorsque nous sommes très concentrés sur une tâche (focalisation de l’attention) ou lorsque nous « décrochons » face à une stimulation sensorielle monotone ou/et répétitive. Une partie de nous peut « partir ailleurs », soit pour éviter de ressentir une douleur, soit pour accéder à d’autres informations de la Conscience ou de l’inconscient, habituellement bloquées par notre mental. Guider quelqu’un vers un état d’hypnose, également appelé état de transe hypnotique, ou s’autoguider pour entrer en état d’hypnose, n’est donc qu’une manière d’activer un état naturel de notre psychisme.</p>
<p>Les techniques dites hypnotiques permettent ainsi d’accéder à un état de conscience modifié, connu depuis la nuit des temps par des guérisseurs qui l’ont utilisé de diverses façons pour aider les personnes à accéder à leur propre guérison. En Occident, l’hypnose a été introduite en psychiatrie à la fin de du 18ème pour disparaître du champs de la clinique avec l’avènement de la psychanalyse. L’hypnose va réapparaître dans les années 1950, grâce au psychiatre Milton Erickson, qui conçoit l’inconscient très différemment de Freud. Pour lui, l’inconscient est le réservoir de nos expériences, de nos apprentissages et de nos compétences.</p>
<p><strong>Nos problèmes surgissent lorsque notre conscient et inconscient ne communiquent plus. L’hypnose va permettre de rétablir ce lien afin que nous ayons accès à nos propres solutions pour aller mieux. </strong></p>
<p>Le lâcher prise et l’activation de l’imaginaire va nous guider vers la recherche de nos propres solutions. Lorsqu’on parle d’hypnothérapie, il s’agit donc d’une thérapie où l’hypnose va être au centre de la prise en charge ou utilisée en complément à une approche psychothérapeutique. Si l’on souhaite faire un travail personnel ou travailler sur un symptôme précis, il s’agit donc de bien définir notre besoin personnel afin de choisir le thérapeute adéquat. Proche de l’état méditatif et des approches créatives en psychothérapie, on parle aujourd’hui de l’hypnose comme d’une technique d’activation de la Conscience, car utiliser l’hypnose permet d’accéder non seulement à nos ressources mais à un savoir universel aussi. Il ne s’agit plus uniquement d’aller explorer son inconscient mais aussi la Conscience au sens large. Une approche psychothérapeutique incluant l’hypnose vous guidera et vous accompagnera avec douceur et créativité vers la résolution de vos problèmes.</p>
<ol start="11">
<li><strong>La Thérapie sociale </strong>par Nicole et Igor Rothenbühler, thérapeutes sociaux et formateurs en Thérapie sociale, Lausanne et Paris</li>
</ol>
<p>La Thérapie sociale apporte à la société en général comme à toute personne, des moyens de renforcement d’une santé sociale et relationnelle au service d&rsquo;une vie authentiquement démocratique. Dans un monde qui connaît aujourd’hui diverses crises sociales, elle contribue au développement et au renforcement des qualités individuelles et collectives d’autonomie, de capacité au conflit, de créativité et d’esprit critique. Comme son nom l’indique, sa finalité est de prendre soin du tissu social, de réparer les liens entre les individus, entre les groupes et de créer des environnements de vie, de travail et des institutions moins pathogènes. Inventée à la fin des années 80 par Charles Rojzman, nous la pratiquons et la développons à ses côtés depuis bientôt 15 ans.</p>
<p>Si le travail de Thérapie sociale peut s’effectuer en individuel, en couple ou en face à face lors de conflits interpersonnels, il s’effectue la plupart du temps en groupe. Les groupes de Thérapie sociale peuvent avoir un but collectif, comme la résolution de problèmes sociaux, le changement organisationnel ou le renforcement de la coopération, ou alors un but individuel : soigner sa relation aux autres et à soi-même, s’engager dans de nouveaux défis, développer sa capacité à travailler avec la violence, renforcer la confiance en soi, développer sa créativité ou son leadership.</p>
<p>Le groupe et les relations vécues entre les participants au sein du groupe sont le vecteur principal de la transformation personnelle. Pour soigner notre rapport aux autres, à soi-même et à la réalité qui nous entoure, le travail consiste principalement à prendre conscience et à transformer les peurs, la haine et la violence.</p>
<p>À partir d’un objectif et dans cadre et un processus bien précis, la relation aux autres au sein du groupe fait revivre aux participants les difficultés rencontrées dans la vie de tous les jours. C’est le point de départ de la transformation personnelle et collective. En effet, nous y rencontrons les mêmes peurs, faisons face aux mêmes blocages et rejouons les mêmes violences que dans notre vie quotidienne. Par un travail de confrontation créatrice avec les autres participants et un accompagnement du thérapeute social, le travail consiste à retraverser les violences subies dans notre passé et à devenir conscient des résonances, des transferts et des projections qui se jouent au sein du groupe et dans la relation avec le thérapeute.</p>
<p>En dépassant progressivement les violences qu’on a tendance à exercer contre les autres et contre soi-même, on se libère de ses propres obstacles à vivre avec les autres et avec soi et retrouve confiance en soi, autonomie, créativité et sens plus riche à vivre dans le monde tel qu’il est.</p>
<p><a href="https://www.institut-charlesrojzman.com/fr">https://www.institut-charlesrojzman.com/fr</a></p>
<ol start="12">
<li><strong> Sexothérapie</strong> par Jean-Marie Goël, Psychothérapeute FSP, Sexologue Clinicien ISI à Lausanne</li>
</ol>
<p>Processus de développement, engagement des corps, de l’affectivité, des émotions, de la relation à soi et à l’autre, du plaisir, du désir, du contexte historico-socio-culturel tout cela sur fond de reproduction de l’espèce, la sexualité condense différentes dimensions d’une belle et profonde complexité.</p>
<p>En matière de sexualité la métaphore d’être « locataire et/ou propriétaire » de son propre corps / être fait sens. Les chemins qui facilitent cette transition sont nombreux.</p>
<p>Mon expérience clinique montre que les personnes cherchant de l’aide à ce sujet sont souvent démunies pour appréhender cette richesse qui les constitue. Au fil du récit qu’elles font de leur sexualité et c’est souvent la première fois qu’elles s’y emploient, il est utile de leur proposer, avec soin et mesure, différents points de repère. Parmi ceux-ci et cela constitue le socle de leur sexualité, le champ de leur dynamique physiologique notamment en ce qui a trait à l’excitation sexuelle d’abord, puis à leur fonction respiratoire et plus globalement, aux habitudes posturales et motrices avec, au besoin, l’exploration de l’historique qui les sous-tend. Plus loin seront abordées les dimensions relationnelles et affectives ainsi que leur orientation érotique.</p>
<p>Je m’appuie notamment sur <strong>l’approche Sexocorporelle</strong>. Elle a été introduite en Suisse Romande en 1999 via les HUG venant du Quebec et développée par le Prof. J.-Y. Desjardins. Cette sexothérapie consiste en une évaluation précise du développement sexuel de la personne selon différentes dimensions en mettant en lumière ses compétences ainsi que ses limites. Sur cette base l’élaboration d’une stratégie de traitement est établie avec le patient. Le champ d’application inclut différentes problématiques sexuelles telles que: dysfonction érectile, éjaculation précoce, vaginisme, anorgasmie coïtale, désir sexuel, questions relatives à l’orientation sexuelle ainsi qu’à l’identité de genre.</p>
<ol start="13">
<li><strong> La Thérapie Vittoz, </strong>par Pierre Glardon, psychopédagogue FPSE et praticien certifié Vittoz-IRDC à Morges</li>
</ol>
<p>« <em>Nous ne saurions chercher dans un médicament le pouvoir de recouvrer une faculté cérébrale perdue ou trop peu développée ; ce n’est donc que par une méthode psychothérapique que nous pouvons chercher ce résultat</em> » &#8211; Dr. Roger Vittoz (1863-1925)</p>
<p>Par faculté cérébrale perdue ou trop peu développée, R. Vittoz désignait nos capacités de conscience et de présence à ce qui est. C’est dire si sa méthode, élaborée comme la psychanalyse à la charnière des 19<sup>e</sup> et 20<sup>e</sup> siècle, a de l’avenir à l’aube d’une civilisation des écrans et des smartphones qui nous menace tous – à commencer par les plus jeune &#8211; ‘d’éclatement cérébral’ .… (à l’instar de certains accidents qui provoquent un éclatement de la rate) si nous développons pas notre vigilance dans ce domaine.</p>
<p><strong>Élaborée par le célèbre médecin Morgien, la Méthode ou thérapie Vittoz</strong> est une approche psychosensorielle entraînant celles et ceux qui s’y engagent dans un accueil plus conscient et plus ajusté de leur sensations ainsi que dans une meilleure conscience de leurs choix et de leurs actes. Par le biais d’exercices simples (présentés par le thérapeute) et d’échanges subséquents, la méthode Vittoz permet de développer (voire de rétablir) l’équilibre des deux fonctions principales du cerveau : la réceptivité consciente des sensations et ressentis, l’attention et l’émissivité centrée de la pensée. Elle autorise également, dans la majorité des cas, la diminution voire la suppression des pensées parasites (distractives).</p>
<p>Quinze à vingt séances de ‘Vittoz fonctionnel’ permettent d’accroître de manière significative les facultés d’attention, de mémorisation, de discernement et de choix et favorisent les capacités d’ancrage et d’affirmation, le développement d’une image de soi positive ainsi que l’essor de la volonté. Celles-ci peuvent ensuite être complétées, si souhaité, par un cheminement complémentaire plus spécifiquement centré sur son Histoire de vie, le dépassement de deuils et de ruptures, etc.</p>
<p>Pour des renseignements complémentaires, voir le site officiel de l’Institut de Recherche en Développement Cérébral (Paris) <a href="http://www.vittoz-irdc.net">www.vittoz-irdc.net</a></p>
<p>VITTOZ, (R.) – <em>Traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral</em>, Paris, Téqui, 1991 (p. 47), Paris DDB, 2016</p>
<p>14. <strong>Les thérapies cognitives et comportementales</strong> par Laurence Aufrère, psychologue-psychothérapeute FSP à Saint-Prex et à Lausanne.</p>
<p>Les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) appliquent des stratégies psychothérapeutiques issues de connaissances acquises en psychologie comportementale,cognitive et affective pour modifier des comportements ou des problèmes émotionnels. Elles appliquent des principes de la psychologie scientifique à la pratique clinique. Elles ont intégré de nombreux outils (pleine conscience, …) et offrent des techniques thérapeutiques variées pour aider la personne à traiter ses difficultés psychologiques.</p>
<p>Elles s’adressent aux enfants, adolescents, adultes et âgés et à tout trouble psychologique. Elles se pratiquent en individuel, en couple, en famille et en groupe. La relation thérapeutique se veut collaborative et interactive.</p>
<p>L’objectif des TCC est de traiter des troubles qui entravent le fonctionnement (comportement) du sujet dans sa vie personnelle, sociale (professionnelle, scolaire) et relationnelle en prenant en compte les aspects cognitifs, émotionnels et motivationnels.<br />
Les TCC postulent que les pensées, les croyances et les émotions de l’individu sont interconnectées et guident ses comportements et sa motivation, et réciproquement. Elles travaillent sur :</p>
<ol>
<li>la cognition : croyances, perception, pensées du sujet</li>
<li>le comportement : ce que l’individu fait, ses réactions</li>
<li>la motivation : approche, évitement, effort</li>
<li>les émotions : ce que l’individu ressent (joie, peur, tristesse, colère, dégoût).</li>
</ol>
<p>Les TCC ne s’intéressent pas aux symptômes. Elles s’intéressent :</p>
<ol>
<li>aux facteurs de déclanchement des troubles</li>
<li>aux facteurs qui maintiennent les troubles</li>
<li>aux interactions entre ces facteurs et l’environnement du patient</li>
</ol>
<p>Ensemble, le psychologue et l’individu vont :</p>
<ol>
<li>analyser ce qui a déclenché le problème ou le trouble</li>
<li>rapporter le contexte dans lequel il s’est développé</li>
<li>analyser ce qui le maintient</li>
<li>fixer des objectifs de traitement</li>
</ol>
<p>Le psychologue va :</p>
<p>1. formuler des hypothèses des dysfonctionnements comportemental-motivationnel et/ou émotionnel du sujet<br />
2. développer des stratégies psychothérapeutiques pour résoudre ces problèmes.</p>
<p>La durée du traitement varie en fonction de la difficulté et de la complexité des problèmes de la personne.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"></a></p>
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		<title>COVID, pourquoi consulter un psy ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 19:59:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[consultations]]></category>
		<category><![CDATA[covid]]></category>
		<category><![CDATA[demander de l'aide]]></category>
		<category><![CDATA[détresse]]></category>
		<category><![CDATA[psy]]></category>
		<category><![CDATA[résistances]]></category>
		<category><![CDATA[soutien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que ça aide, parce que cela nous met à l’aise ou en paix, cela donne du sens à ce qui est absurde ou incompréhensible dans nos vies. Parce que [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parce que ça aide, parce que cela nous met à l’aise ou en paix, cela donne du sens à ce qui est absurde ou incompréhensible dans nos vies. Parce que c’est plus facile avec un soutien et que ça va plus vite lorsque nous acceptons d’être accompagné.</p>
<p>Parce que souvent, <strong>ce n’est pas vrai</strong> que tout seul, nous arrivons à nous en sortir. Nous reportons et refoulons nos problèmes.</p>
<p>Les psys et les médecins, bien évidemment, consultent aussi !</p>
<p>Si le besoin est là,<strong> soyez mature, demandez de l’aide !</strong></p>
<p><span id="more-513"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’affaire Covid 19…20…21 se prolonge. Pour nous les psys, nous le constatons tous les jours dans nos cabinets. Elle use et fragilise une trop grande partie de la population. Des adultes de tout âge, même des jeunes, des couples, des familles sont vulnérabilisés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes bien-sûr <strong>jamais obligés</strong> de consulter. Personne ne devrait forcer quelqu’un à voir un praticien de la relation d’aide.</p>
<p>Mais il est important de souligner qu’une personne qui va mal a un impact lourd sur l’entourage. Lorsqu’il y a déni et résistance à s’occuper du mal-être, <strong>les proches souffrent</strong> et ont droit aussi à leurs états d’âme et à leurs limites. Nous sommes dans le souci et nous subissons souvent les humeurs et l’émotivité soulevée par le malaise. C’est aussi <strong>très violent</strong> lorsque nous avons quelqu’un que nous aimons qui s’autodétruit à côté de nous, ou qui se laisse aller et qui va de plus en plus mal.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-516 alignright" src="http://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/wp-content/uploads/sites/277/2021/03/Résistances-au-Psy-2-1015x1024.jpg" alt="" width="275" height="278" /></p>
<p><strong>Nous les hommes</strong> en particulier, avons beaucoup de peine à reconnaître le problème, nous le minimisons, nous essayons de tenir le coup, nous sommes excessivement optimistes (rappelez-vous, comme les dirigeants de Swissair…) et nous reportons ce moment où nous demandons enfin une aide bien utile.</p>
<p>Pire, une manière bien masculine de s’occuper du problème est malheureusement le suicide, méthode radicale, tardive et absurde qui a un impact dévastateur sur l’entourage.  Nous pouvons faire donc mieux, plus tôt et laisser notre fierté sur le côté.</p>
<p><strong>Honneur à toutes ces femmes</strong> qui ont pris soin et ont recommandé, voir convaincu leur  conjoint, fils ou ami d’aller consulter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les jeunes, le 3<sup>e</sup> âge aussi ? </strong></p>
<p>Hélas oui, ces deux classes d’âge sont aussi concernées. Plus que jamais depuis les différentes phases de confinement et de distance sociale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelle approche choisir ?</strong></p>
<p>Il y a une ribambelle d’approches valables. Certaines peut-être vous correspondent mieux. Des entretiens psy, des approches plus mentales ou psychocorporelles, une méthode où le psy parle et s’implique davantage?</p>
<p>Veuillez voir nos deux blogs sur la présentation de 10 différentes approches :</p>
<p><a href="https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/2020/07/14/choisir-une-orientation-psychotherapeutique/">Premier blog &#8211; les 4 approches de nos blogueurs</a></p>
<p><a href="https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/2020/09/24/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-2e-volet/">Deuxième blog &#8211; 6 approches</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quel psy choisir ?</strong></p>
<p>Une femme, un homme ?</p>
<p>En présentiel ou par écran ?</p>
<p>Il est toujours utile d’utiliser les recommandations des proches. “J’ai entendu du bien de tel-et-tel, ou j’ai fait une thérapie avec tol-o-tol et je l’ai trouvé respectueux et efficace…“. Suivre son feeling, écouter son intuition lorsque nous lisons leur site internet ou lors du premier téléphone. <strong>Décider</strong> après le premier rendez-vous si nous sommes en confiance et si nous avons envie de poursuivre ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Assurances :</strong></p>
<p>C’est une des premières questions à poser, lors du téléphone initial.</p>
<p>Il ne faut pas que la charge financière vous stresse, néanmoins la santé n’a pas de prix, à vous de mesurer vos possibilités</p>
<p>Certains psys sont remboursés par l’assurance de base, d’autres par les assurances complémentaires, d’autres encore ne sont pas remboursés. Ceci ne donne hélas aucune indication sur la qualité ou la valeur du thérapeute. Les psy remboursés ont parfois, malheureusement, un délai d’attente plus grand.</p>
<p><strong>Consultations gratuites ?</strong> Veuillez lire ce très bon article du Temps <a href="https://www.letemps.ch/societe/un-psy-bout-lecran">https://www.letemps.ch/societe/un-psy-bout-lecran</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Je veux m’en sortir tout seul.</strong></p>
<p>Oui, certaines personnes s’en sortent plutôt bien, mais de loin pas toutes. Dans mon observation, ce sont des gens responsables, qui ne s’isolent pas, qui ne sont pas distraits par un espoir naïf et qui sont d’accord d’investir du temps et de l’énergie pour aller mieux. Ils cherchent les outils et se disciplinent à <strong>développer des pratiques</strong> pour améliorer la qualité de leur vie, ressourcer leur corps (sports ludiques, danses ou massages etc…), entretenir des liens sociaux nourrissants et inspirants, pour s’arrêter et se relaxer (méditation ou pleine conscience etc…) et faire le point, lisent de bonnes lectures instructives.</p>
<p>Nous sommes dans une époque où nous avons des millions de propositions offertes concernant notre bien-être. Cela aide.</p>
<p><strong>Reste encore</strong> que certaines angoisses, certains traumas de notre passé, certaines difficultés psychologiques réactivées par la situation actuelle résisteront à ces activités, et auront besoin de l’aide d’un psy.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prenez soin de vous, vous le méritez !</strong></p>
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		<title>LE NON-DESIR, UN CUL DE SAC ?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/le-non-desir-un-cul-de-sac/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2020 22:32:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[désir]]></category>
		<category><![CDATA[non-désir]]></category>
		<category><![CDATA[relation]]></category>
		<category><![CDATA[relation amoureuse]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une jeune femme de trente ans consultait pour une situation difficile, et après quelques consultations me demande si elle peut parler d’un autre sujet, plus personnel. Elle m’explique que son [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/le-non-desir-un-cul-de-sac/">LE NON-DESIR, UN CUL DE SAC ?</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une jeune femme de trente ans consultait pour une situation difficile, et après quelques consultations me demande si elle peut parler d’un autre sujet, plus personnel.</p>
<p>Elle m’explique que son copain, avec qui d’ailleurs, elle s’entend vraiment bien, veut la “niquer tout le temps“. C’est trop, même si elle aime la sexualité et que c’est facile pour elle d’avoir un orgasme. Pour lui, ce n’est pas assez.</p>
<p>Et… il pense qu’elle a un problème de désir.</p>
<p><span id="more-229"></span></p>
<p><strong>NB :</strong> <em>Pour ce qui suit, je vais généraliser et caricaturer, attention, je parle de tendances dans le vécu des collectifs femme et homme, ceci dans des couples établis.</em></p>
<p><em>Il y a toujours des nuances, des exceptions et des inversions.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai entendu dans ma pratique beaucoup, vraiment beaucoup de femmes qui ont besoin de diminuer la fréquence des rapports, qui se détachent de la sexualité, qui perdent le désir, qui savent ce qu’elles ne veulent pas, et n’ont parfois que peu d’idées de ce qu’elles veulent.</p>
<p>Il y a une pléthore de livres, d’articles et de méthodes pour aider les femmes à être davantage sexuelles, retrouver leur libido. Elles consultent, en prenant sur elles, en voulant satisfaire de manière sincère leur conjoint. Et, peut-être, elles-mêmes.</p>
<div id="attachment_234" style="width: 341px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-234" class=" wp-image-234" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/12/IMG_6223-917x1024.jpg" alt="Mettre le feu" width="331" height="370" /><p id="caption-attachment-234" class="wp-caption-text">Les  feux du désir</p></div>
<p>Mais au fait …où est le problème ?</p>
<p><strong>Il est peut-être chez la femme.</strong> Certaines femmes ne se sont pas appropriées leur plaisir sexuel, ne se connaissent sexuellement pas assez bien et souvent depuis leur adolescence. Elles connectent avec leur désir, de manière même intense et évidente, au début de la relation, dans la période de fusion amoureuse. Ou lorsqu’elles désirent un enfant.</p>
<p>Mais chemin faisant, elles perdent cette « compétence », s’investissent davantage ailleurs ou dans la satisfaction affective qu’elles peuvent ressentir avec leur(s) enfant(s). Ainsi progressivement ou soudainement, elles démissionnent de la sexualité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Peut-être aussi chez l’homme</strong>. Sa manière trop brusque, trop rapide, trop expéditive (trois minutes de va et vient génital( !)), bref, trop masturbatoire.</p>
<p>Cela peut ressembler davantage à de l’utilisation et donc, pas assez à de la relation.</p>
<p>La relation sexuelle n’est pas que de l’excitation réussie des organes génitaux et un sans-faute orgasmique. Beaucoup de femmes ont besoin de sentir d’abord, et pendant le rapport, une forme de connivence et de contact. Des fois on peut l’appeler … l’amour.</p>
<p>Je demandais à ma cliente, est-ce que ça arrive que votre homme en vous faisant l’amour ressente un sentiment pour vous et vous dit un “<strong>je t’aime</strong>“, ou qu’il y ait un geste, un regard, quelque chose qui vous parle aussi au niveau du cœur ? La réponse, « non » avec un soupir. Et pourtant cet homme concentré et appliqué aime son amie, c’est certain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une manière de voir le problème, c’est de vérifier “l’épaisseur ou la profondeur) du rapport amoureux“. Lorsqu’il n’y a que le sexe, si bon soit-il, certaines femmes ne s’y retrouvent pas ou plus. Il leur manque cette connexion du cœur, cette étincelle dans les yeux, quelque chose qui les dépasse. Parfois on dit que faire l’amour, c’est divin. C’est plus grand que nous. <strong>C’est même parfois bouleversant.</strong></p>
<p>Beaucoup d’hommes, normalement dissociés (excusez-moi, je caricature un peu fort là !) ne s’en lasse jamais. On parle de sexe mécanique, routinier (ce n’est pas le nombre de position, ni de pratiques excitantes qui changera cela !). Le but peut être chaque fois le même: l’excitation. Et cela se termine chaque fois par une éjaculation. Et en sus, sincèrement, ils aiment le faire avec leur femme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Souvent nous sommes nus pour faire l’amour. L’invitation est sans doute de <strong>se mettre à nu</strong> un peu quand même et de partager des parties de nous, sensibles, vulnérables, touchables. Dans mon expérience de sexothérapeute, beaucoup de femmes ont besoin de ces dimensions extra-génitales en plus, lors d’une rencontre sexuelle-amoureuse. Cela est vrai aussi pour certains hommes bien-sûr, très clairement, mais ils ne sont pas encore la majorité.</p>
<p>Alors, si ces femmes démissionnent et renoncent à cette sexualité, ne se sentant pas assez nourries, c’est peut-être <strong>qu’elles ont besoin d’une autre sexualité, plus complète ?</strong></p>
<p>Je crois personnellement et par mon expérience professionnelle, <strong>qu’il y a une issue.</strong></p>
<p>Que <strong>les femmes peuvent et devraient orienter, colorer</strong> davantage les échanges amoureux et charnels. Cela peut paraître difficile, mais cela s’apprend.  Comment la femme réceptive par son sexe, s&rsquo;active aussi et initie, véritablement oriente le rapport et la qualité de la présence, dans la relation ? Nous avons tous à y gagner que les femmes deviennent davantage Initiatrice !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des approches comme le Slow Love (Slow Sexe), le tantrisme de qualité contribuent à inspirer une sexualité plus de type féminin. (Voir mon blog sur ce sujet <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/hot-sex-slow-sex/"><strong>Hot Sex &amp; Slow Sex</strong></a>)</p>
<p>A la fin des séminaires sur cette approche du slow love/sexe, j’ai entendu des femmes dire : “je cherchais cette sexualité toute ma vie…“. Ou “si c’est comme ça, je suis d’accord de faire l’amour tous les jours…“.</p>
<p>Votre sexualité est importante et mérite d&rsquo;être inspirée et colorée par vous ET votre partenaire.</p>
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