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	<title>Brèves de psy Archives - Thérapie de Couple</title>
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	<title>Brèves de psy Archives - Thérapie de Couple</title>
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		<title>SOMMES-NOUS TOUS TRAUMATISES ?   Série sur le trauma #2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 10:28:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fête du 1er août, je suis un garçon de 8 ans, nous sommes montés en famille au chalet pour la fête nationale. Nous sommes très excités, car nous les trois [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fête du 1<sup>er</sup> août, je suis un garçon de 8 ans, nous sommes montés en famille au chalet pour la fête nationale. Nous sommes très excités, car nous les trois garçons, nous avons pu acheter des feux d’artifice et surtout de petites fusées, de plusieurs grandeurs. C’est le crépuscule, nous ne pouvons pas attendre, dans le champ à côté, nous commençons tout fiers, à en allumer quelques-unes. Mon père, Britannique venu s’installer après la guerre en Suisse, nous supervise un peu, mais… juste pas assez. A un moment, mon frère aîné, allume une fusée un peu plus grande que les autres, au mauvais endroit, c’est-à-dire au milieu des fusées qui jonchent le sol. Et c’est là que le vrai feu d’artifice démarre ! En allumant cette fusée, le jet de feu, avant de s’envoler, allume une bonne dizaine d’autres fusées, horizontalement, dans toutes les directions. Juste effrayant et drôle comme tout. Mon père, qui avait fait la grande guerre dans les parachutistes, ne fait qu’un bond en se couchant par terre, les bras en croix, la tête enfouie dans ses bras pour éviter les bombes !? Réflexe de guerre, complètement inapproprié avec toutes ces flèches qui frôlaient le sol. Nous avons beaucoup ri de cette mésaventure maladroite, mais mon cher père, le pauvre, pour un instant était à nouveau dans “sa guerre“. Le terme de “traumatisme“ désigne les conséquences émotionnelles pénibles que peut entraîner le fait de vivre un évènement éprouvant. Il n’y a pas de règles et c’est subjectif. C’est à dire, que pour deux mêmes personnes, face à une violence par exemple, le trauma et ses conséquences peuvent être singulières et très différentes. Par ailleurs, certains traumatismes sont apparemment asymptomatiques, mais peuvent se réveiller plus tard, de manière surprenante.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ce blog veut vous donner une meilleure notion </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>de ce qu’est un psycho-traumatisme </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>et de quelle manière il peut impacter nos vies et nos proches.</strong></p>
<p>  <strong>Wikipédia</strong> en donne une définition simple : “Le <strong>traumatisme psychique</strong>, <strong>psycho-traumatisme</strong>, ou <strong>traumatisme psychologique</strong>, est l&rsquo;ensemble des mécanismes de sauvegarde d&rsquo;ordre psychologique, neurobiologique et physiologique<sup>1</sup> qui peuvent se mettre en place à la suite d&rsquo;un ou de plusieurs évènements générant une charge émotionnelle non contrôlée et dépassant les ressources du sujet (défaut d&rsquo;intégration corticale). Il s&rsquo;exprime très souvent par un trouble de stress post-traumatique mais également par des troubles de l&rsquo;humeur, troubles de la personnalité, troubles de l&rsquo;alimentation, troubles anxieux généralisés, symptômes dissociatifs, troubles psychotiques aigus, maladies liées aux stress, etc.“ Il est donc à différencier du traumatisme somatique en médecine classique.   <strong>Une autre histoire, en résumé approximatif, celle de mon Prince Harry !</strong> En 1997, ce petit garçon de 12 ans , Harry, perd sa mère, Diana, de manière dramatique. D’après son récit dont il a abondamment parlé à la Presse, il décida que pleurer, ça ne ferait pas revenir sa mère. Donc il bloqua ses réactions naturelles à un tel choc, comme pleurer, être en colère, craquer et ressentir toutes ces émotions et sentiments qui viennent dans de pareilles circonstances. Il tient le coup, mais dès la fin de son adolescence Harry est turbulent, fait ses frasques, et s’attire des ennuis et le regard des tabloïds… Drogues et alcool, partys déjantées, bagarres etc… Vers l’âge de 28 ans, son grand frère William lui parle et lui demande de se prendre en main et d’aller consulter un thérapeute. Il le fait et cela change tout. Il en parlera à l’époque dans la Presse, en s’exposant de manière étonnante pour un British. D’ailleurs, il a été reconnu pour avoir fait beaucoup pour que la notion de Santé Mentale soit plus acceptable et utile au Royaume Uni. Suite à ce premier travail sur ses traumas et son passé, il rencontre sa femme Meghan, fonde une famille, quitte son pays et se libère du carcan lourd de notre bien aimée Famille Royale normalement dysfonctionnelle. Pour toute jeune personne, c’est un vrai signe de santé, qu’au moment de sa prise d’autonomie, elle mette une distance avec le premier “nid“ . Cela n’arrange pas sa famille, ce qui est souvent le cas. L’émancipation a parfois un coût. “ <em>Cela [les séances de thérapies, il en refait depuis les 4-5 dernières années.] fonctionne pour moi, et je commence à revenir au point de traumatisme et à être capable de tout démêler et déballer pour que je puisse maintenant <strong>vivre une vie vraiment authentique,</strong> être vraiment heureux et être un meilleur père pour mes enfants »</em>, a relaté le prince Harry. Avant d’ajouter : <em>« Mais en même temps, je me sens de plus en plus distant avec mes proches et ma famille. » Interview du 4 mars 2023</em> Harry se lâche, décide de parler, d’écrire et de partager son expérience, médiatise et finance ses révélations. Vous pouvez le juger, vous moquer de lui, mais je reste convaincu que son parcours est exemplaire et pour un hyper-sensible et suppléant, il prend sa place et s’offre un vrai chemin de résilience ! Récemment, il a eu un entretien avec un des spécialistes du trauma, le Dr Gabor Maté (ce dernier sera le sujet d’un prochain blog). Le Prince Harry semble avoir vraiment appris comment travailler ses traumas. Il prend ainsi ses responsabilités, ce qui lui permet de vivre <strong>sa</strong> vie, et que du coup, il libère aussi ses enfants : “ <em>Je ressens une énorme responsabilité à ne pas transmettre les conséquences de mes traumatismes ou d’expériences négatives que j’ai vécues en tant qu’enfant ou en tant qu’homme en grandissant“.</em> <em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pour vous rassurer, (!) cette rupture nécessaire, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>permets souvent plus tard dans de meilleures conditions, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>un retour à des relations familiales plus sereines.</strong></p>
<p><em> </em> <strong>Dénis, moqueries et dangers ambulants :</strong> La grande méthode après-guerre était de <em>serrer les dents, serrer les fesses, un coup de rein pour se remettre debout, “stiff upper lip“ (lèvres pincées), arrêter d’en faire toute une histoire et aller de l’avant </em>! Dénis et minimisation. Il fallait survivre, il y avait donc de bonnes raisons à cela. La psychologie populaire en livres et dans les magazines n’existait pas, <em>“ma foi, on devait vivre avec !“</em> Dans les caricatures, surtout pour nous les hommes, il est de bon ton de ne pas montrer nos faiblesses, de ne pas s’en occuper, voire même de se glorifier de nos cicatrices, de notre dureté et de notre insensibilité. Même si cela est un peu moins vrai ces dernières années, où beaucoup d’hommes (et de femmes bien-sûr) ont pu se montrer vulnérables, même en public, dans les médias, cela reste une sorte de tabou. “<em>Je ne veux pas en parler</em>“, “<em>mais oui, je vais bien</em>“ , “<em>je peux le faire tout seul</em>“, “<em>ça ira mieux</em>“ sont des phrases naïves, mensongères, trop courantes dans les couples et familles, où l’on pourrait s’attendre à plus de transparence et d’honnêteté. La vulnérabilité (le fait d’être humain, “blessable“ (“verwundlich“ en allemand) est souvent assimilé à de la faiblesse ou de la fragilité. Les Maîtres disent qu’au contraire, c’est une grande force que de pouvoir se montrer vulnérable, de s’assumer dans son humanité.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Et de devoir toujours jouer les forts pour cacher ses failles, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>c’est un aveu de faiblesse, c’est tuant pour les proches, </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>et en terme de santé psychique ou physique, c’est dangereux et stupide.</strong></p>
<p>  <strong>Conséquences sur l’entourage :</strong> un être humain traumatisé, marqué par un ou des évènements douloureux et laissant de graves blessures au corps et aux âmes, porte ce fardeau et réussi à <strong>survivre</strong>. Ce qui est déjà extraordinaire. Souvent à l’aide d’addiction, de consommation de substances, de compensations dangereuses et de comportements dysfonctionnels lourds pour les proches au travail ou en privé. Mais lorsqu’il s’agit de <strong>vivre</strong>, alors cela devient beaucoup plus difficile. Porter un poids, une ombre, des charges fantômes nous rend maladroit, hyper réactifs de manière inappropriée, peut nous faire passer à l’acte, de manière désastreuse. Une image : nous sommes un peu comme <strong>des bombes à retardement</strong>. Ces bombes explosent souvent dans le contexte intime et sécure d’un couple ou d’une famille où l’on se lâche de manière plus automatique, parfois des années plus tard. Imaginez le conflit Russo-Ukrainien en ce moment. Des deux côtés, tous ces traumas, toutes ces charges émotionnelles violentes concernant la folie déshumanisée de cette guerre. Combien de générations devront absorber et faire leur processus avec les séquelles et les conséquences de cet absurde et inutile massacre ? Il en est vrai de chaque guerre d’ailleurs.   Il y a de petits traumas et de grands traumas. Il y a un temps et une disposition à créer pour les travailler avec un professionnel. Certains, rarement, se métabolisent et se digèrent de manière naturelle. D’autres agissent comme les secrets de famille, et peuvent se transmettre aux générations suivantes. La prise de conscience est souvent facilitée par des proches, par les femmes en particulier – davantage en contact avec leur ressenti, ou hélas victime de la violence normalisée et niée de leur conjoint.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Attention, il n’a rien de plus naturel </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>que nos névroses et nos vieux traumas… ! </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ce n’est pas une bonne raison que de les laisser prendre la place et polluer l’ambiance !</strong></p>
<p>  Les sciences humaines et les experts ont fait des pas de géants dans ce domaine, ces dernières décennies, nous apprenons beaucoup comment en prendre soin et de s’en occuper de manière délicate et appropriée.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Demander de l’aide est un signe de maturité.</strong></p>
<p>  Il y a souvent un avant et un après. Le thème de la résilience que nous voyons partout parle de cela. Il est possible de rebondir, de passer à autre chose, de créer une qualité de vie intérieure meilleure pour nous-même et aussi pour nos proches.</p>
<ul>
<li>“<em>Réveiller le tigre &#8211; Guérir le traumatisme</em>“, Peter A. Levine, Ed InterEditions 2019</li>
<li>“<em>La sagesse du trauma</em>“, voir ce film récent, en français aussi, qui fait état des dernières découvertes sur le trauma. <a href="https://thewisdomoftrauma.com/fr/">https://thewisdomoftrauma.com/fr/</a></li>
<li>“<em>Of Men and War</em>“ Film exemplaire et bouleversant sur le travail proposé à des soldats mal revenus d’Irak, pour les aider dans leur symptômes post-traumatiques. <a href="https://vimeo.com/ondemand/ofmenandwar">https://vimeo.com/ondemand/ofmenandwar</a></li>
<li>Prince Harry, voir la Presse</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>UN ACCIDENT EXEMPLAIRE. &#8211;  Série sur le trauma #1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 19:59:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[guérir]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Levine]]></category>
		<category><![CDATA[post-traumatique]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[trauma]]></category>
		<category><![CDATA[traumatisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accident, raconté par Peter A. Levine en introduction de son manuel « Guérir par-delà les mots », révèle que notre vie peut être complètement dévastée en une fraction de seconde. D’une manière [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’accident, raconté par Peter A. Levine en introduction de son manuel « Guérir par-delà les mots », révèle que notre vie peut être complètement dévastée en une fraction de seconde. D’une manière surprenante, cette expérience tragique, qui lui est arrivée en 2005, lui a offert l’opportunité d&rsquo;expérimenter sur lui-même l’approche qu&rsquo;il a développée et enseignée au cours des 40 dernières années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-696"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 200px; text-align: left;"><em>POURQUOI CE SUJET DE BLOG? Le thème des <strong>traumatismes en thérapie</strong>, les découvertes récentes, les approches novatrices qui semblent vraiment éclairer la question et aider, m&rsquo;ont motivé de créer <strong>une série de blogs</strong> sur ce sujet si sensible, passionnant et nécessaire. Beaucoup de belles personnes inspirent le champ vaste des thérapies et de l&rsquo;art de guérir, d&rsquo;être résilient, de passer à autre chose.<br />
</em></p>
<p style="padding-left: 200px; text-align: left;"><em>Pour le premier, <strong>j&rsquo;ai invité Laurent Schweizer</strong>, philosophe, praticien en SE (Somatic Experiencing) à Lausanne, pour nous raconter l&rsquo;histoire fascinante et révélatrice d&rsquo;un accident dramatique d&rsquo;un piéton &#8211; le créateur même de la SE! A travers ce récit, et explicité par les propos de  Peter Levine lui-même, vous allez mieux comprendre ce qui se passe lors d&rsquo;un événement traumatique. Et de quoi nous avons tous tant besoin. Bonne lecture!  S.Vasey<br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>{ Peter A. Levine est docteur en sciences biomédicales et en psychologie</strong>. Il a développé la « Somatic Experiencing », une nouvelle approche naturaliste et neurobiologique de la guérison des traumatismes. A ce jour, son travail a été enseigné a plus de 30’000 thérapeutes dans plus de 42 pays. Il est reconnu par des personnalités médicales telles que Boris Cyrulnik et Gabor Maté.<strong>}</strong></p>
<p><strong>L’accident de Peter</strong><br />
C&rsquo;est le début d&rsquo;une journée presque parfaite lorsque Peter quitte sa maison en Californie du Nord. Il marche avec joie pensant qu’il va bientôt retrouver un ami pour fêter son soixantième anniversaire. Il s&rsquo;engage sur un passage piéton et, l’instant d’après, se retrouve couché sur la route, incapable de bouger et de respirer, sans comprendre ce qu’il vient de se passer. Une foule de gens se précipite dans sa direction et forme bientôt un cercle au-dessus de lui. Lentement, il cherche à s’orienter et à identifier son véritable agresseur. Il revoit dans un flash une voiture beige et une adolescente qui en sort horrifiée. Il réalise alors qu&rsquo;il vient de se faire renverser par une voiture.</p>
<p><strong>Une intervention plutôt brutale</strong><br />
Un homme se précipite et s’agenouille à ses côtés. Il se présente comme auxiliaire médical. Peter amorce un mouvement pour voir d’où vient la voix, mais il lui ordonne sévèrement de ne pas bouger la tête. Il ressent alors une étrange dislocation et a l’impression de flotter et d’observer la scène au-dessus de son corps. Il est ramené à la réalité lorsque l&rsquo;auxiliaire lui saisit brutalement le poignet pour prendre sa tension. Ce dernier lui attrape maladroitement la tête pour l&#8217;empêcher de bouger. Ses actions le font paniquer et le paralyse davantage. Une terreur émerge dans sa conscience embrumée : peut-être a-t-il le cou brisé ? Il ressent le besoin de trouver un regard qui le réconforte, mais il est trop terrifié pour pouvoir bouger. L’homme le bombarde de questions : « Quel est votre nom ? Où êtes-vous ? Où allez-vous ?… » Il ne peut répondre jusqu’au moment où il arrive à former des mots pour lui demander de reculer.</p>
<p><strong>Le pouvoir de la bienveillance</strong><br />
Au bout de quelques minutes, une femme pédiatre intervient discrètement en lui proposant son aide. Il lui demande de rester. Son visage est calme et amical. Elle lui prend la main. Leurs yeux entrent en contact. La senteur familière de son parfum lui fait comprendre qu’il n’est pas seul. Il se sent soutenu dans ses émotions par sa présence encourageante. Une vague de relâchement le traverse et il inspire profondément pour la première fois. Un frisson lui parcourt le corps et il commence à trembler. Ses larmes se mettent à couler. Il ne peut pas croire ce qu’il lui est arrivé. Ce n’est pas ce qu’il avait prévu. Peut-être va-t-il finir infirme ? Mais la présence continue de cette femme le soutient et sa peur commence à décroître. Une intense fureur fait irruption dans son ventre : comment cette gosse stupide a-t-elle pu le renverser ?</p>
<p><strong>L’équipe d’intervention d’urgence</strong><br />
Le hurlement des sirènes et le clignotement des lumières rouges interrompent ses pensées. Son ventre se serre. Il entend qu&rsquo;on déchire sa chemise. Interloqué, il se retrouve à nouveau à flotter au-dessus de son corps. Il regarde des inconnus en uniforme lui placer des électrodes sur la poitrine. Il voit qu’on lui passe une minerve autour du cou et qu’on le glisse sur une civière. Pendant qu’on l’attache, il entend une communication radio confuse demandant une équipe spécialisée en traumatologie. L’inquiétude le saisit. Il demande à être transporté à l&rsquo;hôpital le plus proche, mais on lui répond que la gravité de son état peut nécessiter son transfert à l&rsquo;hôpital spécialisé dans les traumatismes graves. Il s’effondre.</p>
<p><strong>La voix silencieuse du corps</strong><br />
Une fois dans l&rsquo;ambulance, Peter ferme les yeux pour la première fois. Se forçant à se concentrer sur ses sensations corporelles internes, il prend conscience d’un intense bourdonnement électrique traversant tout son corps. Une tension augmente continuellement dans son bras droit qui cherche à se lever. Sa main se rapproche alors de son visage comme si elle voulait le protéger. Soudain l’image furtive du pare-brise repasse devant ses yeux. Il entend le bruit sourd de son épaule gauche qui le fracasse. Puis, contre toute attente, une sensation enveloppante de soulagement l’envahit. Il se sent revenir dans son corps. Le bourdonnement électrique a disparu. Ses yeux se détendent et il regarde autour de lui. L’ambulance lui semble moins étrangère et moins menaçante. Il éprouve le sentiment rassurant de ne plus être figé, que le temps a repris sa marche et qu’il se réveille peu à peu d’un cauchemar.</p>
<p>Quelques kilomètres plus loin, il ressent une forte tension venant cette fois du haut de sa colonne vertébrale. Son bras cherche à s’étendre. Il voit dans un flash l&rsquo;asphalte noir de la route se précipiter vers lui. Il entend sa main frapper la chaussée et éprouve une sensation de brûlure sur la paume droite. Il fait le lien avec la perception de sa main qui se tend pour protéger son visage. Il ressent alors un incroyable soulagement et un sentiment de gratitude envers son corps qui savait exactement quoi faire pour préserver son cerveau d’un choc qui aurait pu être mortel. Il ressent une chaude vague de fourmillements et une force qui émerge des profondeurs de son corps.</p>
<p><strong>Les animaux sauvages en situation de mort imminente</strong><br />
L’histoire que je viens de résumer par ces lignes expose la manière dont Peter a intimement vécu le choc de l’accident. Or les réactions qu’il a observées dans son corps sont relativement similaires à celles des animaux sauvages en situation de mort imminente. Lorsqu’une gazelle est prise en chasse par un fauve &#8211; <em>pour Peter,</em> <em>la voiture beige</em>, une grande quantité d’énergie est mobilisée parfois pour lutter, souvent pour fuir. Mais lorsqu’aucune de ces stratégies n’est efficace &#8211; <em>comme pour Peter qui se retrouve couché sur la route,</em> l’ultime tentative de survie est de « faire le mort ». Cette « immobilité tonique », correspondant en fait à un blocage de l&rsquo;énergie dans le système nerveux végétatif, lui permet de ne plus ressentir ni peur ni douleur &#8211; <em>d’où son étrange dislocation et l’impression de flotter et d’observer la scène au-dessus de son corps.</em> Elle peut encore avoir un effet dissuasif, le fauve se désintéressant d’une proie en apparence déjà morte. Si cette stratégie fonctionne, la gazelle décharge après quelques minutes l’énergie de survie accumulée &#8211; <em>comme lorsque Peter inspire profondément, frissonne et commence à trembler</em>, et reprend le cours de sa vie ordinaire.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La difficulté de l’« animal humain » à laisser faire</strong><br />
Doté d&rsquo;un cerveau rationnel décuplant les peurs et la recherche de contrôle, l’« animal humain » a plus de difficulté à laisser faire ce processus de décharge naturel. Or le blocage de la charge d’énergie dans le corps a malheureusement pour effet de prolonger le figement intérieur au-delà de la situation de survie durant laquelle il a été salvateur. Une large variété de troubles apparaissent peu à peu, aussi bien physiques (tensions, fatigue ou douleurs chroniques…) que psychiques (anxiété, agitation, cauchemars…), qui viennent dominer le comportement et la vie de la personne. On sait aujourd’hui que ces troubles du stress post-traumatique (TSPT) peuvent être provoqués par un événement ponctuel comme un accident, une agression ou un viol, ou encore par des événements répétés comme des abus, de la négligence ou de la maltraitance. On sait moins que des événements plus « ordinaires » comme des interventions médicales peuvent avoir le même effet. C’est ce qui aurait pu arriver à Peter lorsque son processus de décharge naturel a été perturbé à plusieurs reprises par l’intervention de l’auxiliaire médical &#8211; <em>l’empêchant de bouger ou le bombardant de questions</em>, ou par celle de l’équipe d’urgence &#8211; <em>déchirant sa chemise ou l’attachant à la civière.</em></p>
<p><strong>Recréer les conditions naturelles de la guérison</strong><br />
Il ne s’agit évidemment pas de mettre en doute la nécessité des interventions d’urgence, mais bien de rendre attentif à un processus d’autorégulation naturel dont la perturbation par une procédure qui serait trop invasive peut engendrer de nouveaux problèmes de santé. Si Peter a eu la chance de sortir indemne de son accident, c’est aussi grâce à l’intervention, aussi spontanée que discrète, de cette femme pédiatre qui a su &#8211; <em>par sa présence calme et bienveillante</em>, le soutenir dans sa pénible expérience. J’y suis d‘autant plus sensible que cette attitude constitue le fondement de la pratique en <strong>Somatic Experiencing</strong> à laquelle j’ai été formé. On y apprend ainsi à faire confiance à l’intelligence biologique profonde du corps pour guider les patients dans leur processus intime de guérison.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Laurent Schweizer</strong><br />
Praticien en SE et philosophe</p>
<p>Pour plus d’informations (présentation, vidéos, conseils de lecture), <a href="https://www.espace-temple.ch/somatic-experiencing"><strong>visitez son site ICI</strong></a></p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/un-accident-exemplaire-serie-sur-le-trauma-1/">UN ACCIDENT EXEMPLAIRE. &#8211;  Série sur le trauma #1</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>RESPECTER SA PEUR  OU SON DÉSIR ?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/respecter-sa-peur-ou-son-desir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 19:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[décider]]></category>
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		<category><![CDATA[maître de soi]]></category>
		<category><![CDATA[oser]]></category>
		<category><![CDATA[Peurs]]></category>
		<category><![CDATA[soumission]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon client est un jeune homme qui a beaucoup de peine à s’affirmer. Il fréquente une jeune femme qui l’attire, mais n’ose pas se déclarer, ni tenter une approche plus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mon client est un jeune homme qui a beaucoup de peine à s’affirmer.</p>
<p>Il fréquente une jeune femme qui l’attire, mais n’ose pas se déclarer, ni tenter une approche plus tactile.</p>
<p>Psy – La semaine passée vous avez fait une mauvaise expérience, vous étiez en balade avec votre nouvelle amie et cela s’est mal passé. Pouvez-vous m’en dire plus ?<span id="more-575"></span></p>
<p>Client – Oui j’avais décidé de lui parler de mon attraction ou de tenter de faire un geste, lui prendre la main.</p>
<p>Et je n’ai pas osé. Pourtant je savais ce que je voulais. Mais j’ai senti mes peurs, je me suis bloqué, ce qui m’est déjà arrivé quelques millions de fois dans ma vie ! Ensuite en la quittant, je me suis senti tellement maladroit et honteux. J’étais très mal. Même fâché avec moi-même.</p>
<p>P – Et ce dernier week-end, vous avez eu un autre moment avec elle, qui a été plus satisfaisant ?</p>
<p>C – Oui j’ai osé lui tendre la main et elle a accepté de prendre la mienne. J’étais tellement content, j’avais de la peine à retenir mon sourire, j’étais aux anges !</p>
<p>P – Comment avez-vous fait ça ? Vous n’aviez plus peur ?</p>
<p>C – Non, toutes mes peurs étaient bien présentes, mais je crois que j’en avais tellement marre, que même en tremblant, je me suis dit qu’il fallait y aller. D’ailleurs, <strong>c’est comme si j’allais à la mort,</strong> j’étais prêt. Je pense pour cette fois, je me suis dit « merde » à mes peurs, et oui à mon rêve de vivre peut-être une belle histoire d’amour avec cette femme.</p>
<div id="attachment_579" style="width: 323px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-579" class=" wp-image-579" src="http://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/wp-content/uploads/sites/277/2022/01/daring-girl.png" alt="Statue de Kristen Visbal, 2017" width="313" height="200" /><p id="caption-attachment-579" class="wp-caption-text">Statue de Kristen Visbal, 2017</p></div>
<p>Ce jeune homme courageux y est pour quelque chose, ce n’est pas par accident ou par chance.</p>
<p>C’est comme si à l’intérieur de nous, il y a un adulte à bord qui a la capacité de choisir, de s’engager d’un côté ou de l’autre.</p>
<p>C&rsquo;est ce même adulte, adéquat, qui peut être à l&rsquo;écoute d&rsquo;une vraie peur liée à une situation. La peur est (parfois) bonne conseillère!</p>
<p>Alors est-ce qu’il est possible parfois de ne pas écouter ses peurs souvent enfantines et sempiternelles, <strong>de les trahir même</strong> ? Il semblerait que oui, comme le raconte mon client.</p>
<p>Réfléchissez, vous l’avez probablement vécu consciemment quelques fois, ou même davantage.</p>
<p>Est-ce un effort, est-ce une intelligence, est-ce enfin un raz-le-bol ?</p>
<p>Le résultat est assez étonnant, pas de fatigue mais au contraire un « booste » d’énergie et une satisfaction profonde. Effet secondaire: l’estime de soi remonte!</p>
<p>Par contre, <strong>trahir ses désirs ou ses rêves</strong> a des conséquences… Le coût semble lourd, l’image de soi en prend un coup, cela nous frustre terriblement.</p>
<p><strong>Alors en tant que chef de mon orchestre, je donne le “lead“ au premier violon ou au dernier triangle?</strong></p>
<p>Si je décide de ne pas me prosterner devant mes peurs, mes anticipations négatives, mes calculs impossibles sur un résultat incontrôlable, alors peut-être que je sentirai <strong>l’inconfort d’un endroit très vivant et vulnérable</strong>, qui, en tremblant de vie, m’amène enfin à ce que je désire ?</p>
<p>Et vous, êtes-vous un adepte de vos peurs ou plutôt de vos désirs ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Choisir une orientation psychothérapeutique?  3e volet</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-3e-volet/</link>
					<comments>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-3e-volet/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 11:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[choisir son psy]]></category>
		<category><![CDATA[hypnothérapie]]></category>
		<category><![CDATA[méthode vittoz]]></category>
		<category><![CDATA[psychothérapies]]></category>
		<category><![CDATA[sexothérapie]]></category>
		<category><![CDATA[tcc]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[thérapies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la présentation de nos 4 blogueuses/eurs psy sur le 1er volet de ce blog (du 14 juillet 2020) , et de 5 autres contributeurs sur le 2e volet [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-3e-volet/">Choisir une orientation psychothérapeutique?  3e volet</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la présentation de nos 4 blogueuses/eurs psy sur le 1<sup>er</sup> volet de ce blog (du 14 juillet 2020) , et de 5 autres contributeurs sur le 2<sup>e</sup> volet du même blog datant du 24 septembre 2021, voici le <strong>3<sup>e</sup> volet</strong> où 5 nouveaux contributeurs vont nous présenter ci-dessous, encore quelques approches existantes dans le champs varié des psychothérapies.</p>
<p><span id="more-531"></span></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/choisir-une-orientation-psychotherapeutique/"><strong>1<sup>er</sup> VOLET:</strong></a></p>
<ol>
<li>Héloïse Luy présente <strong>l’approche systémique, </strong></li>
<li>Catherine Krähenbühl présente la<strong> théorie psychanalytique, </strong></li>
<li>Thomas Noyer présente<strong> l’approche centrée sur la personne, </strong></li>
<li>Stephen Vasey présente<strong> la gestalt-thérapie, </strong></li>
</ol>
<p><a href="https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/2020/09/24/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-2e-volet/"><strong>2<sup>e</sup> VOLET :</strong></a></p>
<ol start="5">
<li>Mireille Binet présente <strong>l’analyse transactionnelle</strong></li>
<li>Corinne Tihon présente <strong>l&rsquo;EFT</strong></li>
<li>Anouk Zwissig présente la <strong>méthode</strong> <strong>Imago</strong></li>
<li>Catherine Nessi présente <strong>l’approche Somatic Experience</strong></li>
<li>Vincent F. Liaudat présente <strong>l&rsquo;EMDR</strong></li>
</ol>
<p><strong>Rappel:</strong></p>
<p>Lorsque nous avons besoin de consulter, il n’est pas facile de choisir son thérapeute, ni de choisir l’approche qui pourra nous convenir.<br />
Il y a de multiples approches psychothérapeutiques (environ 220, selon diverses sources). Certaines sont plus connues que d’autres. Certaines recherches montrent que ce qui fait la qualité d’un processus thérapeutique n’est PAS la méthode, ni la technique.<br />
En premier lieu vient la qualité de la relation. La motivation, la sécurité du cadre et certains autres facteurs sont aussi déterminants.</p>
<p><strong>Alors comment choisir?</strong></p>
<p>Pour choisir son psy ou la méthode, nous pensons qu’il est important de suivre son «feeling», son intuition, ou également la recommandation d’un proche en qui nous avons confiance. Une première séance nous donnera aussi la possibilité de sentir cette confiance, ou, au contraire, une sensation trouble, voir négative, et le cas échéant de chercher un autre thérapeute, une autre méthode. Pour vous inspirer et vous aider à choisir &#8230;</p>
<p><strong>3e VOLET</strong></p>
<ol start="10">
<li><strong> L’hypnothérapie :</strong> par Virna Signorelli, psychologue psychothérapeute FSP à Genève</li>
</ol>
<p>Plongez dans la lecture de votre roman, le train file et vous berce doucement, soudain des souvenirs de vacances font irruption dans votre esprit et vous êtes loin.… très loin…. Si loin….et…. proche de manquer votre arrêt de train…!!!! Avez-vous déjà vécu ce genre d’expérience?</p>
<p>Cela est très probable puisque l’hypnose est un état de conscience altéré mais naturel que nous expérimentons quotidiennement. Il s’agit donc d’un phénomène naturel qui peut survenir spontanément lorsque nous sommes très concentrés sur une tâche (focalisation de l’attention) ou lorsque nous « décrochons » face à une stimulation sensorielle monotone ou/et répétitive. Une partie de nous peut « partir ailleurs », soit pour éviter de ressentir une douleur, soit pour accéder à d’autres informations de la Conscience ou de l’inconscient, habituellement bloquées par notre mental. Guider quelqu’un vers un état d’hypnose, également appelé état de transe hypnotique, ou s’autoguider pour entrer en état d’hypnose, n’est donc qu’une manière d’activer un état naturel de notre psychisme.</p>
<p>Les techniques dites hypnotiques permettent ainsi d’accéder à un état de conscience modifié, connu depuis la nuit des temps par des guérisseurs qui l’ont utilisé de diverses façons pour aider les personnes à accéder à leur propre guérison. En Occident, l’hypnose a été introduite en psychiatrie à la fin de du 18ème pour disparaître du champs de la clinique avec l’avènement de la psychanalyse. L’hypnose va réapparaître dans les années 1950, grâce au psychiatre Milton Erickson, qui conçoit l’inconscient très différemment de Freud. Pour lui, l’inconscient est le réservoir de nos expériences, de nos apprentissages et de nos compétences.</p>
<p><strong>Nos problèmes surgissent lorsque notre conscient et inconscient ne communiquent plus. L’hypnose va permettre de rétablir ce lien afin que nous ayons accès à nos propres solutions pour aller mieux. </strong></p>
<p>Le lâcher prise et l’activation de l’imaginaire va nous guider vers la recherche de nos propres solutions. Lorsqu’on parle d’hypnothérapie, il s’agit donc d’une thérapie où l’hypnose va être au centre de la prise en charge ou utilisée en complément à une approche psychothérapeutique. Si l’on souhaite faire un travail personnel ou travailler sur un symptôme précis, il s’agit donc de bien définir notre besoin personnel afin de choisir le thérapeute adéquat. Proche de l’état méditatif et des approches créatives en psychothérapie, on parle aujourd’hui de l’hypnose comme d’une technique d’activation de la Conscience, car utiliser l’hypnose permet d’accéder non seulement à nos ressources mais à un savoir universel aussi. Il ne s’agit plus uniquement d’aller explorer son inconscient mais aussi la Conscience au sens large. Une approche psychothérapeutique incluant l’hypnose vous guidera et vous accompagnera avec douceur et créativité vers la résolution de vos problèmes.</p>
<ol start="11">
<li><strong>La Thérapie sociale </strong>par Nicole et Igor Rothenbühler, thérapeutes sociaux et formateurs en Thérapie sociale, Lausanne et Paris</li>
</ol>
<p>La Thérapie sociale apporte à la société en général comme à toute personne, des moyens de renforcement d’une santé sociale et relationnelle au service d&rsquo;une vie authentiquement démocratique. Dans un monde qui connaît aujourd’hui diverses crises sociales, elle contribue au développement et au renforcement des qualités individuelles et collectives d’autonomie, de capacité au conflit, de créativité et d’esprit critique. Comme son nom l’indique, sa finalité est de prendre soin du tissu social, de réparer les liens entre les individus, entre les groupes et de créer des environnements de vie, de travail et des institutions moins pathogènes. Inventée à la fin des années 80 par Charles Rojzman, nous la pratiquons et la développons à ses côtés depuis bientôt 15 ans.</p>
<p>Si le travail de Thérapie sociale peut s’effectuer en individuel, en couple ou en face à face lors de conflits interpersonnels, il s’effectue la plupart du temps en groupe. Les groupes de Thérapie sociale peuvent avoir un but collectif, comme la résolution de problèmes sociaux, le changement organisationnel ou le renforcement de la coopération, ou alors un but individuel : soigner sa relation aux autres et à soi-même, s’engager dans de nouveaux défis, développer sa capacité à travailler avec la violence, renforcer la confiance en soi, développer sa créativité ou son leadership.</p>
<p>Le groupe et les relations vécues entre les participants au sein du groupe sont le vecteur principal de la transformation personnelle. Pour soigner notre rapport aux autres, à soi-même et à la réalité qui nous entoure, le travail consiste principalement à prendre conscience et à transformer les peurs, la haine et la violence.</p>
<p>À partir d’un objectif et dans cadre et un processus bien précis, la relation aux autres au sein du groupe fait revivre aux participants les difficultés rencontrées dans la vie de tous les jours. C’est le point de départ de la transformation personnelle et collective. En effet, nous y rencontrons les mêmes peurs, faisons face aux mêmes blocages et rejouons les mêmes violences que dans notre vie quotidienne. Par un travail de confrontation créatrice avec les autres participants et un accompagnement du thérapeute social, le travail consiste à retraverser les violences subies dans notre passé et à devenir conscient des résonances, des transferts et des projections qui se jouent au sein du groupe et dans la relation avec le thérapeute.</p>
<p>En dépassant progressivement les violences qu’on a tendance à exercer contre les autres et contre soi-même, on se libère de ses propres obstacles à vivre avec les autres et avec soi et retrouve confiance en soi, autonomie, créativité et sens plus riche à vivre dans le monde tel qu’il est.</p>
<p><a href="https://www.institut-charlesrojzman.com/fr">https://www.institut-charlesrojzman.com/fr</a></p>
<ol start="12">
<li><strong> Sexothérapie</strong> par Jean-Marie Goël, Psychothérapeute FSP, Sexologue Clinicien ISI à Lausanne</li>
</ol>
<p>Processus de développement, engagement des corps, de l’affectivité, des émotions, de la relation à soi et à l’autre, du plaisir, du désir, du contexte historico-socio-culturel tout cela sur fond de reproduction de l’espèce, la sexualité condense différentes dimensions d’une belle et profonde complexité.</p>
<p>En matière de sexualité la métaphore d’être « locataire et/ou propriétaire » de son propre corps / être fait sens. Les chemins qui facilitent cette transition sont nombreux.</p>
<p>Mon expérience clinique montre que les personnes cherchant de l’aide à ce sujet sont souvent démunies pour appréhender cette richesse qui les constitue. Au fil du récit qu’elles font de leur sexualité et c’est souvent la première fois qu’elles s’y emploient, il est utile de leur proposer, avec soin et mesure, différents points de repère. Parmi ceux-ci et cela constitue le socle de leur sexualité, le champ de leur dynamique physiologique notamment en ce qui a trait à l’excitation sexuelle d’abord, puis à leur fonction respiratoire et plus globalement, aux habitudes posturales et motrices avec, au besoin, l’exploration de l’historique qui les sous-tend. Plus loin seront abordées les dimensions relationnelles et affectives ainsi que leur orientation érotique.</p>
<p>Je m’appuie notamment sur <strong>l’approche Sexocorporelle</strong>. Elle a été introduite en Suisse Romande en 1999 via les HUG venant du Quebec et développée par le Prof. J.-Y. Desjardins. Cette sexothérapie consiste en une évaluation précise du développement sexuel de la personne selon différentes dimensions en mettant en lumière ses compétences ainsi que ses limites. Sur cette base l’élaboration d’une stratégie de traitement est établie avec le patient. Le champ d’application inclut différentes problématiques sexuelles telles que: dysfonction érectile, éjaculation précoce, vaginisme, anorgasmie coïtale, désir sexuel, questions relatives à l’orientation sexuelle ainsi qu’à l’identité de genre.</p>
<ol start="13">
<li><strong> La Thérapie Vittoz, </strong>par Pierre Glardon, psychopédagogue FPSE et praticien certifié Vittoz-IRDC à Morges</li>
</ol>
<p>« <em>Nous ne saurions chercher dans un médicament le pouvoir de recouvrer une faculté cérébrale perdue ou trop peu développée ; ce n’est donc que par une méthode psychothérapique que nous pouvons chercher ce résultat</em> » &#8211; Dr. Roger Vittoz (1863-1925)</p>
<p>Par faculté cérébrale perdue ou trop peu développée, R. Vittoz désignait nos capacités de conscience et de présence à ce qui est. C’est dire si sa méthode, élaborée comme la psychanalyse à la charnière des 19<sup>e</sup> et 20<sup>e</sup> siècle, a de l’avenir à l’aube d’une civilisation des écrans et des smartphones qui nous menace tous – à commencer par les plus jeune &#8211; ‘d’éclatement cérébral’ .… (à l’instar de certains accidents qui provoquent un éclatement de la rate) si nous développons pas notre vigilance dans ce domaine.</p>
<p><strong>Élaborée par le célèbre médecin Morgien, la Méthode ou thérapie Vittoz</strong> est une approche psychosensorielle entraînant celles et ceux qui s’y engagent dans un accueil plus conscient et plus ajusté de leur sensations ainsi que dans une meilleure conscience de leurs choix et de leurs actes. Par le biais d’exercices simples (présentés par le thérapeute) et d’échanges subséquents, la méthode Vittoz permet de développer (voire de rétablir) l’équilibre des deux fonctions principales du cerveau : la réceptivité consciente des sensations et ressentis, l’attention et l’émissivité centrée de la pensée. Elle autorise également, dans la majorité des cas, la diminution voire la suppression des pensées parasites (distractives).</p>
<p>Quinze à vingt séances de ‘Vittoz fonctionnel’ permettent d’accroître de manière significative les facultés d’attention, de mémorisation, de discernement et de choix et favorisent les capacités d’ancrage et d’affirmation, le développement d’une image de soi positive ainsi que l’essor de la volonté. Celles-ci peuvent ensuite être complétées, si souhaité, par un cheminement complémentaire plus spécifiquement centré sur son Histoire de vie, le dépassement de deuils et de ruptures, etc.</p>
<p>Pour des renseignements complémentaires, voir le site officiel de l’Institut de Recherche en Développement Cérébral (Paris) <a href="http://www.vittoz-irdc.net">www.vittoz-irdc.net</a></p>
<p>VITTOZ, (R.) – <em>Traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral</em>, Paris, Téqui, 1991 (p. 47), Paris DDB, 2016</p>
<p>14. <strong>Les thérapies cognitives et comportementales</strong> par Laurence Aufrère, psychologue-psychothérapeute FSP à Saint-Prex et à Lausanne.</p>
<p>Les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) appliquent des stratégies psychothérapeutiques issues de connaissances acquises en psychologie comportementale,cognitive et affective pour modifier des comportements ou des problèmes émotionnels. Elles appliquent des principes de la psychologie scientifique à la pratique clinique. Elles ont intégré de nombreux outils (pleine conscience, …) et offrent des techniques thérapeutiques variées pour aider la personne à traiter ses difficultés psychologiques.</p>
<p>Elles s’adressent aux enfants, adolescents, adultes et âgés et à tout trouble psychologique. Elles se pratiquent en individuel, en couple, en famille et en groupe. La relation thérapeutique se veut collaborative et interactive.</p>
<p>L’objectif des TCC est de traiter des troubles qui entravent le fonctionnement (comportement) du sujet dans sa vie personnelle, sociale (professionnelle, scolaire) et relationnelle en prenant en compte les aspects cognitifs, émotionnels et motivationnels.<br />
Les TCC postulent que les pensées, les croyances et les émotions de l’individu sont interconnectées et guident ses comportements et sa motivation, et réciproquement. Elles travaillent sur :</p>
<ol>
<li>la cognition : croyances, perception, pensées du sujet</li>
<li>le comportement : ce que l’individu fait, ses réactions</li>
<li>la motivation : approche, évitement, effort</li>
<li>les émotions : ce que l’individu ressent (joie, peur, tristesse, colère, dégoût).</li>
</ol>
<p>Les TCC ne s’intéressent pas aux symptômes. Elles s’intéressent :</p>
<ol>
<li>aux facteurs de déclanchement des troubles</li>
<li>aux facteurs qui maintiennent les troubles</li>
<li>aux interactions entre ces facteurs et l’environnement du patient</li>
</ol>
<p>Ensemble, le psychologue et l’individu vont :</p>
<ol>
<li>analyser ce qui a déclenché le problème ou le trouble</li>
<li>rapporter le contexte dans lequel il s’est développé</li>
<li>analyser ce qui le maintient</li>
<li>fixer des objectifs de traitement</li>
</ol>
<p>Le psychologue va :</p>
<p>1. formuler des hypothèses des dysfonctionnements comportemental-motivationnel et/ou émotionnel du sujet<br />
2. développer des stratégies psychothérapeutiques pour résoudre ces problèmes.</p>
<p>La durée du traitement varie en fonction de la difficulté et de la complexité des problèmes de la personne.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>COVID, pourquoi consulter un psy ?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/covid-pourquoi-consulter-un-psy/</link>
					<comments>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/covid-pourquoi-consulter-un-psy/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 19:59:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[consultations]]></category>
		<category><![CDATA[covid]]></category>
		<category><![CDATA[demander de l'aide]]></category>
		<category><![CDATA[détresse]]></category>
		<category><![CDATA[psy]]></category>
		<category><![CDATA[résistances]]></category>
		<category><![CDATA[soutien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que ça aide, parce que cela nous met à l’aise ou en paix, cela donne du sens à ce qui est absurde ou incompréhensible dans nos vies. Parce que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parce que ça aide, parce que cela nous met à l’aise ou en paix, cela donne du sens à ce qui est absurde ou incompréhensible dans nos vies. Parce que c’est plus facile avec un soutien et que ça va plus vite lorsque nous acceptons d’être accompagné.</p>
<p>Parce que souvent, <strong>ce n’est pas vrai</strong> que tout seul, nous arrivons à nous en sortir. Nous reportons et refoulons nos problèmes.</p>
<p>Les psys et les médecins, bien évidemment, consultent aussi !</p>
<p>Si le besoin est là,<strong> soyez mature, demandez de l’aide !</strong></p>
<p><span id="more-513"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’affaire Covid 19…20…21 se prolonge. Pour nous les psys, nous le constatons tous les jours dans nos cabinets. Elle use et fragilise une trop grande partie de la population. Des adultes de tout âge, même des jeunes, des couples, des familles sont vulnérabilisés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes bien-sûr <strong>jamais obligés</strong> de consulter. Personne ne devrait forcer quelqu’un à voir un praticien de la relation d’aide.</p>
<p>Mais il est important de souligner qu’une personne qui va mal a un impact lourd sur l’entourage. Lorsqu’il y a déni et résistance à s’occuper du mal-être, <strong>les proches souffrent</strong> et ont droit aussi à leurs états d’âme et à leurs limites. Nous sommes dans le souci et nous subissons souvent les humeurs et l’émotivité soulevée par le malaise. C’est aussi <strong>très violent</strong> lorsque nous avons quelqu’un que nous aimons qui s’autodétruit à côté de nous, ou qui se laisse aller et qui va de plus en plus mal.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-516 alignright" src="http://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/wp-content/uploads/sites/277/2021/03/Résistances-au-Psy-2-1015x1024.jpg" alt="" width="275" height="278" /></p>
<p><strong>Nous les hommes</strong> en particulier, avons beaucoup de peine à reconnaître le problème, nous le minimisons, nous essayons de tenir le coup, nous sommes excessivement optimistes (rappelez-vous, comme les dirigeants de Swissair…) et nous reportons ce moment où nous demandons enfin une aide bien utile.</p>
<p>Pire, une manière bien masculine de s’occuper du problème est malheureusement le suicide, méthode radicale, tardive et absurde qui a un impact dévastateur sur l’entourage.  Nous pouvons faire donc mieux, plus tôt et laisser notre fierté sur le côté.</p>
<p><strong>Honneur à toutes ces femmes</strong> qui ont pris soin et ont recommandé, voir convaincu leur  conjoint, fils ou ami d’aller consulter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les jeunes, le 3<sup>e</sup> âge aussi ? </strong></p>
<p>Hélas oui, ces deux classes d’âge sont aussi concernées. Plus que jamais depuis les différentes phases de confinement et de distance sociale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelle approche choisir ?</strong></p>
<p>Il y a une ribambelle d’approches valables. Certaines peut-être vous correspondent mieux. Des entretiens psy, des approches plus mentales ou psychocorporelles, une méthode où le psy parle et s’implique davantage?</p>
<p>Veuillez voir nos deux blogs sur la présentation de 10 différentes approches :</p>
<p><a href="https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/2020/07/14/choisir-une-orientation-psychotherapeutique/">Premier blog &#8211; les 4 approches de nos blogueurs</a></p>
<p><a href="https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/2020/09/24/choisir-une-orientation-psychotherapeutique-2e-volet/">Deuxième blog &#8211; 6 approches</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quel psy choisir ?</strong></p>
<p>Une femme, un homme ?</p>
<p>En présentiel ou par écran ?</p>
<p>Il est toujours utile d’utiliser les recommandations des proches. “J’ai entendu du bien de tel-et-tel, ou j’ai fait une thérapie avec tol-o-tol et je l’ai trouvé respectueux et efficace…“. Suivre son feeling, écouter son intuition lorsque nous lisons leur site internet ou lors du premier téléphone. <strong>Décider</strong> après le premier rendez-vous si nous sommes en confiance et si nous avons envie de poursuivre ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Assurances :</strong></p>
<p>C’est une des premières questions à poser, lors du téléphone initial.</p>
<p>Il ne faut pas que la charge financière vous stresse, néanmoins la santé n’a pas de prix, à vous de mesurer vos possibilités</p>
<p>Certains psys sont remboursés par l’assurance de base, d’autres par les assurances complémentaires, d’autres encore ne sont pas remboursés. Ceci ne donne hélas aucune indication sur la qualité ou la valeur du thérapeute. Les psy remboursés ont parfois, malheureusement, un délai d’attente plus grand.</p>
<p><strong>Consultations gratuites ?</strong> Veuillez lire ce très bon article du Temps <a href="https://www.letemps.ch/societe/un-psy-bout-lecran">https://www.letemps.ch/societe/un-psy-bout-lecran</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Je veux m’en sortir tout seul.</strong></p>
<p>Oui, certaines personnes s’en sortent plutôt bien, mais de loin pas toutes. Dans mon observation, ce sont des gens responsables, qui ne s’isolent pas, qui ne sont pas distraits par un espoir naïf et qui sont d’accord d’investir du temps et de l’énergie pour aller mieux. Ils cherchent les outils et se disciplinent à <strong>développer des pratiques</strong> pour améliorer la qualité de leur vie, ressourcer leur corps (sports ludiques, danses ou massages etc…), entretenir des liens sociaux nourrissants et inspirants, pour s’arrêter et se relaxer (méditation ou pleine conscience etc…) et faire le point, lisent de bonnes lectures instructives.</p>
<p>Nous sommes dans une époque où nous avons des millions de propositions offertes concernant notre bien-être. Cela aide.</p>
<p><strong>Reste encore</strong> que certaines angoisses, certains traumas de notre passé, certaines difficultés psychologiques réactivées par la situation actuelle résisteront à ces activités, et auront besoin de l’aide d’un psy.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prenez soin de vous, vous le méritez !</strong></p>
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		<title>Choisir une orientation psychothérapeutique? 2e volet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 15:09:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la présentation de nos 4 blogueuses/eurs psy sur ce même blog (du 14 juillet 2020) , qui avaient présenté 1. l’approche systémique, 2. la théorie psychanalytique, 3. l’approche [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la présentation de nos 4 blogueuses/eurs psy sur ce même blog (du 14 juillet 2020) , qui avaient présenté 1. <strong>l’approche systémique, 2. l</strong><strong>a théorie psychanalytique, 3. </strong><strong>l’approche centrée sur la personne, 4. </strong><strong>la gestalt-thérapie, </strong>voici les 5 suivantes.</p>
<p>Rappel: Lorsque nous avons besoin de consulter, il n’est pas facile de choisir son thérapeute, ni de choisir l’approche qui pourra nous convenir.</p>
<p>Il y a de multiples approches psychothérapeutiques (environ 220, selon diverses sources). Certaines sont plus connues que d’autres.<span id="more-434"></span></p>
<p>Certaines recherches montrent que ce qui fait la qualité d’un processus thérapeutique n’est PAS la méthode, ni la technique.</p>
<p>En premier lieu vient la qualité de la relation. La motivation, la sécurité du cadre et certains autres facteurs sont aussi déterminants.</p>
<p><strong>Alors comment choisir?</strong></p>
<p>Pour choisir son psy ou la méthode, nous pensons qu’il est important de suivre son «feeling», son intuition, ou également la recommandation d’un proche en qui nous avons confiance. Une première séance nous donnera aussi la possibilité de sentir cette confiance, ou, au contraire, une sensation trouble, voir négative, et le cas échéant de chercher un autre thérapeute, une autre méthode. Pour vous inspirer et vous aider à choisir &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>5. Mireille Binet présente <strong>l’analyse transactionnelle<br />
</strong></p>
<p>6. Corinne Tihon présente <strong>l&rsquo;EFT</strong></p>
<p>7. Anouk Zwissig présente la <strong>méthode</strong> <strong>Imago</strong><strong><br />
</strong></p>
<p>8. Catherine Nessi présente <strong>l’approche Somatic Experience</strong></p>
<p>9. Vincent F. Liaudat présente <strong>l&rsquo;EMDR</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5. l’Analyse Transactionnelle</strong>, par Mireille Binet, psychologue, <span class="st">formatrice et superviseure</span> à Genève</p>
<p>Un photo-langage, proposé lors d’une formation en entreprise, a déclenché un ressenti inattendu, m’a fait contacter ma dualité, mon masque, les émotions souterraines si bien cachées dans mon rôle. Ce qui m’a bouleversée, c’est l’Enfant en moi dévoilée : masque blanc, masque noir. L’innocence, la vulnérabilité dans ses aspects tantôt lumineux, tantôt sombres. Je pensais, me ressentais, comme la petite fille d’hier, insouciante ou tourmentée.</p>
<p>Cet exercice me fit faire un saut de sens inattendu. Mon dialogue interne entre ces trois instances psychiques, ces trois « états du moi » intitulés de façon volontairement simple « Parent », « Adulte », « Enfant », m’apparaissait, comme un décodage fulgurant de mon système d’adaptation psychique.</p>
<p>L’objectif principal du travail thérapeutique pour Eric Berne, psychiatre américain (1910-1970), fondateur de <strong>l’Analyse Transactionnelle (AT)</strong>, est d’identifier les buts inconscients des « transactions » &#8211; plus particulièrement du double niveau des échanges : le niveau social explicite, acceptable socialement et le niveau psychologique caché, latent, non exprimé et souvent non repéré &#8211; et les apporter à la conscience. La thérapie de groupe est un cadre privilégié pour faire émerger les décisions précoces, les messages inhibiteurs limitant la spontanéité et entravant la souplesse dans la capacité de chacun à vivre ses relations, puis soutenir le patient dans l’expérimentation de nouveaux modes d’implications</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>6. L&rsquo;EFT</strong> <strong>(Emotional Freeedom Technique),</strong> par Corinne Tihon, psychothérapeute à la Tour-de-Peilz</p>
<p><em>“Dans toutes les cultures et dans toutes les traditions médicales avant la nôtre, la guérison a été accomplie en mettant l’énergie en mouvement” Albert Szent-Gyôrgyi, prix Nobel de médecine (1937)</em></p>
<p>L&rsquo;EFT (Emotional Freeedom Technique), qui signifie en français Technique de Libération Émotionnelle, est une approche psychothérapeutique intégrative qui prend en compte les aspects cognitifs, émotionnels, corporels et énergétiques de la personne.</p>
<p>Cette approche, développée il y a une trentaine d&rsquo;années, fait partie d&rsquo;une nouvelle vague dans le monde de la psychothérapie: la Psychologie Énergétique. Cette dernière englobe différentes interventions psycho-corporelles combinant d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre l&rsquo;exposition intentionnelle et imaginaire avec la stimulation du système énergétique.</p>
<p>Mais, malgré une apparente simplicité, <strong>l&rsquo;EFT</strong> requiert une bonne compréhension de sa logique. Concrètement, il est demandé à la personne de tapoter sur des points spécifiques de son corps (ou portes d&rsquo;entrée et de sortie de certains méridiens) tout en se focalisant sur une problématique précise définie au préalable. Les différents aspects de la problématique sont ensuite mis en mots lors de rondes de tapotements. Les changements se font par l&rsquo;activation simultanée du problème avec une expérience de détente corporelle obtenue par les tapotements. A travers cette nouvelle association, l&rsquo;ancien apprentissage, principalement traité de manière « limbique », perd sa charge émotionnelle pour laisser la place à un traitement plus « cortical » du problème. L&rsquo;émotion baisse rapidement et permet à la personne de percevoir l&rsquo;évènement choisi sous un nouvel angle, plus positif et créatif.<br />
Que ce soit pour modifier des apprentissages émotionnels profonds ou dans une attention et un soin quotidien à son monde émotionnel, l&rsquo;EFT est étonnement efficace et peut être pratiquée de manière autonome. Il est néanmoins recommandé de faire appel à un professionnel de la santé lors de difficultés émotionnelles importantes ou installées depuis longtemps. Un site de référence est l&rsquo;IFPEC dirigé par Jean-Michel Gurret.</p>
<p>L&rsquo;EFT est une approche qui me parle énormément car elle prend en compte la notion d&rsquo;énergie qui m&rsquo;est chère. Et en alliant logique, créativité et spontanéité, je collabore avec le patient à explorer les différents aspects de sa problématique en conscience. J&rsquo;ai beaucoup de gratitude à être témoin de ces changements qui se font directement devant mes yeux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>7. La méthode Imago, </strong>par Anouk Zwissig, thérapeute de couple Imago à Yverdon<strong><br />
</strong></p>
<p>La thérapie Imago s’adresse aux couples, généralement en difficulté, mais aussi à tous les partenaires qui souhaitent mettre de la conscience dans leur relation et ses enjeux.</p>
<p>Elle a été développée par le Dr Harville Hendrix, docteur en psychologie et en théologie,  dans les années 80 aux Etats-Unis. Inspiré de différent courants psychologiques dont notamment la communication non violente et la systémique, mais aussi de son expérience en tant que de conseiller conjugal, il a crée sa propre méthode qui repose sur une théorie du couple avec un protocole de communication précis.</p>
<p>Cette méthode en perpétuelle évolution grâce aux recherches de l’institut Imago à New York s’est étendue aujourd’hui par le biais de facilitateurs aux différents professionnels tels que coachs, enseignants, médecins, pasteurs, ressources humaines… qui désirent améliorer la qualité relationnelle au sein de leurs équipes de travail.</p>
<p>Il existe aussi des stages de plusieurs jours animés par des thérapeutes formés pour les couples, mais aussi pour les relations parents-enfants, ces derniers devant être âgés de 20 ans minimum.</p>
<p>Thérapeute à Yverdon et animatrice de stages, ce qui me touche profondément dans cette méthode que j’utilise depuis plus de douze ans avec les couples, c’est qu’elle permet de passer d’une écoute des oreilles à une écoute profonde du cœur. Face à face, les partenaires, prennent le temps de se regarder, de respirer, de ralentir et de ressentir au service d’une connexion empathique et consciente. Ils peuvent ainsi aborder leurs conflits sans réactivité et les voir comme des opportunités de croissance. Il n’y a pas de juste et de faux, seulement deux êtres dont la relation va faire miroir des blessures profondes de l’enfance. Elle est donc une chance de pouvoir mieux se connaître et guérir. Il s’agit d’un outil de communication puissant qui permet la différenciation et l’ouverture aux autres réalités.  Mon rêve le plus grand est qu’il soit enseigné à l’école dès le plus jeune âge, la conscience de soi étant sans aucun doute l’ingrédient de base pour la paix dans le monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>8. L’approche Somatic Experience, </strong>par Catherine Nessi, Praticienne, superviseur, formatrice SE</p>
<p>Est-il possible de traverser l’existence sans vivre, au moins une fois, l’épreuve de se sentir débordé, menacé ?<br />
Cette expérience fait partie de la nature, au même titre que nous, les humains. Au cours de l’évolution, cette même nature a gardé pour notre espèce « un équipement » performant et aussi vieux que l’apparition de la vie sur terre, soit environ 4 milliards d’années. Il se loge dans notre physiologie, principalement dans les parties reptiliennes et limbiques de notre cerveau; c’est là que se trouvent nos réponses instinctives face à la menace qui sont: La capacité d’entrer dans un état de sidération, de nous défendre, de fuir… Il peut arriver, pour toutes sortes de raisons, que ces réflexes soient entravés.</p>
<p>Les travaux de Peter Levine, à qui l’ont doit la Somatic Expriencing® , montrent que l’expérience devient traumatisante lorsque ces réflexes de survie restent, tout ou partie, dans un état de sidération. C’est un état plus ou moins conscient de « ne plus être soi-même », de se sentir coupé de ses capacités, des autres, de son environnement. C’est comme si des parts de nous sont figées dans l’événement, passé, nous empêchant d’être au présent.<br />
Fort heureusement Peter Levine a observé que notre corps est pourvu d’une capacité d’auto-guérison nous permettant de sortir de la sidération, pour autant que l’environnement soit vécu comme sécurisant. La physiologie est capable de sortir de la tétanie, même après des années , puis de laisser le stress s’évacuer sous différentes formes, comme laisser terminer un réflexe de course ou de défense, pleurer, trembler…. Alors… Revient le bon sentiment d’être soi-même.<br />
Le but d’une séance de <strong>Somatic Experiencing®</strong> est donc d’offrir l’espace sécurisant nécessaire au déroulement du processus naturel d’auto-guérison.</p>
<p>Mon travail est d’observer les signaux de sortie de sidération et de soutenir mes clients à être en contact avec ces signaux via leurs sensations corporelles, leurs émotions, d’éventuelles images…. car ce sont les indices de sortie de tétanie. Une autre part importante de mon attention est de veiller à ce que, cette fois, l’expérience ne soit pas débordante; ainsi j’encourage les clients à réaliser que ce qu’ils ressentent est dans le présent de mon cabinet, et non pas sur le lieu de l’événement passé. Il n’y a rien de spectaculaire dans une séance de Somatic Experiencing®.</p>
<p>En vérité je ne sais jamais comment le processus d’auto-guérison va dérouler la séance. Avec les années j’ai appris à en reconnaître les signes, lui faire confiance, le laisser faire….<br />
Séance après séance, je reste modeste, passionnée, émerveillée, face à cette « intelligence physiologique » dont l’intention semble être de re-trouver ce qui a toujours été là, et parfois que l’on découvre pour la première fois à l’occasion de la renégociation d’un traumatisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>9. L&rsquo;EMDR,</strong> par Vincent F. Liaudat, psychiatre et psychothérapeute, à Lausanne</p>
<p>L’EMDR (<em>eyes movement desensitization reprocessing, désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires</em>) est un moyen thérapeutique qui permet de stimuler un mécanisme neuropsychologique complexe favorisant une meilleure intégration des vécus traumatiques (d’où le terme de <em>retraitement</em>) qui souvent laissent des traces sous forme de symptômes négatifs difficiles, parfois invalidants.</p>
<p>Cette méthode vise à atténuer et à intégrer de meilleure façon les effets des séquelles traumatiques qui s’activent au gré d’éléments de vie extérieure ou de vécu intérieur rappelant de près ou de loin le trauma (d’où le terme de <em>désensibilisation</em>). Elle utilise un moyen de stimulation neurocérébrale par le mouvement des yeux, sous forme de balayage (d’où le terme <em>mouvements oculaires</em>) appliquée à un moment précis en cours de <strong>thérapie EMDR</strong>. Le développement de cette technique et la recherche ont montré que d’autres moyens de stimulations bilatérales alternées du corps étaient efficaces, par exemple par tapotement, son ou stimulus visuel.</p>
<p>De nombreuses recherchent scientifiques ont mis en évidence une bonne efficacité de cette méthode. Toutefois, le mécanisme neuropsychologique de meilleur retraitement du trauma reste mystérieux.</p>
<p>Dans ma carrière institutionnelle, j’ai commencé par étudier l’envers de la psychotraumatologie, à savoir la psychologie des agresseurs. Une fois installé en cabinet, j’ai reçu bon nombre de patients ayant des vécus traumatiques ; les agresseurs consultant peu de manière spontanée (bien que souvent ils présentent des séquelles traumatiques). Ainsi, j’intègre l’EMDR depuis 5 ans à ma pratique de psychiatre-psychothérapeute, parfois d’emblée lorsque le patient se présente avec cette demande ou avec des symptômes évoquant un trauma, parfois au décours d’un suivi psychothérapeutique lorsque que la trame traumatique apparaît après un premier travail psychologique.</p>
<p><a href="https://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/2020/07/14/choisir-une-orientation-psychotherapeutique/">1er volet: la présentation de nos 4 blogueuses/eurs psy sur ce même blog (du 14 juillet 2020) <strong>cliquez ICI</strong></a>, qui avaient présenté 1. <strong>l’approche systémique, 2. l</strong><strong>a théorie psychanalytique, 3. </strong><strong>l’approche centrée sur la personne, 4. </strong><strong>la gestalt-thérapie.</strong></p>
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		<title>Choisir une orientation psychothérapeutique?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 19:48:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un sujet développé par nos 4 blogueuses/eurs psy: Lorsque nous avons besoin de consulter, il n’est pas facile de choisir son thérapeute, ni de choisir l’approche qui pourra nous convenir. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un sujet développé par nos 4 blogueuses/eurs psy:</p>
<p>Lorsque nous avons besoin de consulter, il n’est pas facile de choisir son thérapeute, ni de choisir l’approche qui pourra nous convenir.</p>
<p>Il y a de multiples approches psychothérapeutiques (environ 220, selon diverses sources). Certaines sont plus connues que d’autres.</p>
<p>Les recherches montrent que ce qui fait la qualité d’un processus thérapeutique n’est PAS la méthode, ni la technique. <span id="more-402"></span></p>
<p>En premier lieu vient la qualité de la relation. La motivation, la sécurité du cadre et certains autres facteurs sont aussi déterminants.</p>
<p><strong>Alors comment choisir?</strong></p>
<p>Pour choisir son psy ou la méthode, nous pensons qu’il est important de suivre son « feeling », son intuition, ou également la recommandation d’un proche en qui nous avons confiance. Une première séance nous donnera aussi la possibilité de sentir de la confiance ou une sensation trouble, voir négative, et le cas échéant de chercher un autre thérapeute.</p>
<p>Pour vous inspirer, nous vous présentons aujourd’hui les 4 approches principales de nos 4 blogueuses/eurs. D’autres approches seront présentées durant l’été.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1. Héloïse Luy présente <strong>l’approche systémique</strong></p>
<p>2. Catherine Krähenbühl présente <strong>la théorie psychanalytique</strong></p>
<p>3. Thomas Noyer présente <strong>l’approche centrée sur la personne</strong></p>
<p>4. Stephen Vasey présente <strong>la gestalt-thérapie</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong>L’approche systémique </strong>par Héloïse Luy, psychologue à Lausanne</li>
</ol>
<p>Fascinée par les relations humaines, leurs enjeux et leur complexité, je me suis toujours interrogée sur les raisons pour lesquelles un individu fonctionne différemment selon les contextes, pourquoi cet homme si fort et solide, perd sa capacité d’action dans une situation donnée, pourquoi cet individu se met dans des situations à risque alors qu’il sait objectivement qu’il devrait se comporter autrement. La considération de l’individu dans son histoire et son contexte de vie me paraissant déterminant à la compréhension de ses réactions et attitudes, je me suis spécialisée dans <strong>l’approche systémique</strong>.</p>
<p>La représentation du monde de chaque individu est personnelle et en lien avec ses expériences passées. La famille est le berceau de la vie, le premier milieu dans lequel l’enfant s’attache, grandit et apprend à interagir avec autrui. L’approche systémique s’intéresse à ces questions, à comment les individus s’influencent mutuellement. Cette orientation psychothérapeutique est vaste et de multiples écoles systémiques existent. Elle est née aux Etats-Unis dans les années 40 et se fonde sur l’étude des systèmes, en particulier la famille, définie comme une forme d’organisation sociale spécifique dotée de ses propres règles, rituels, et mythes, qui régissent les relations entre ses membres de manière dynamique et intersubjective. A travers l’expérience de la relation thérapeutique, de nouvelles manières d’être au monde, de nouvelles expériences émotionnelles et relationnelles vont émerger et permettre un changement. Différentes techniques sont utilisées en systémique, notamment le recours aux métaphores, à la narration, aux prescriptions, à la confrontation. La prise en charge peut être individuelle, familiale, de couple et impliquer divers sous-systèmes familiaux. La richesse de cette approche et l’implication proactive et bienveillante du thérapeute ayant une attention particulière pour chaque membre du système m’ont attiré et aider les individus et leur famille à retrouver leurs compétences me paraît un défi utile et enrichissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2. La théorie</strong> <strong>psychanalytique</strong> dans la rencontre avec l’autre par Catherine Krähenbühl à la Sarraz</p>
<p>La citation de Saint-Exupéry, dans le Petit Prince, «  on ne connaît que les choses que l’on apprivoise », ou « le connais-toi toi-même » de Socrate, nous engage à porter attention à notre façon d’être au monde.</p>
<p>Pourquoi la référence à la théorie psychanalytique dans la rencontre avec l’autre ? Peut-être parce qu’au moment de faire mes études, elle était en vogue et ouvrait des horizons dans le contact avec les personnes en souffrance psychique, peut-être aussi parce qu’intéressée au fonctionnement de l’âme, de l’esprit, elle me permettait de penser ma dynamique personnelle, ma place auprès de l’autre, des autres. Des autres que j’ai rencontrés dans mon entourage proche, mais aussi à travers mes premiers engagements professionnels, l’enseignement, la neuropsychologie, et que j’ai découvert tellement singuliers dans leur personnalité, leurs histoires de vie. Être une ressource pour un autre qui souffre nécessite un cadre de pensée qui permet de tenir compte de la couleur innée et acquise, de chacun et de la rencontre de deux psychés qui vont ensemble construire un espace d’échange.</p>
<p><strong>La psychanalyse</strong>, science de l’esprit théorisée par S.Freud dès la fin du 19<sup>e</sup> siècle comme une méthode pour prendre conscience du monde interne, de ses différentes manifestations dans la vie quotidienne permet de garder une position d’intérêt et d’engagement auprès des personnes qui souhaitent ouvrir leurs perspectives pour le futur en composant avec le passé, ses richesses et ses lacunes. Le recours à cette théorie de la rencontre, qui évolue avec les avancées sociétales et reconnaît que « <em>L’individu effectivement mène une double existence : en tant qu’il est à lui-même sa propre fin et en tant que maillon d’une chaîne à laquelle il est assujetti contre sa volonté ou du moins sans l’intervention de celle-ci</em> »*, permet de penser l’autre, de penser avec l’autre ses relations, aussi celle qui lie thérapeute et patient, riche de sentiments et dont on fait le pari qu’elle pourra lui permettre de se mieux connaître pour « aimer et travailler », c’est à dire s’engager dans une vie satisfaisante.</p>
<p>*S.Freud  « Pour introduire le narcissisme » 1914</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3. Présentation de l’ACP </strong>par Thomas Noyer à Neuchâtel</p>
<p><strong>L’approche centrée sur la personne</strong> (ACP) de Carl Rogers (1902-1987) repose sur deux piliers : un axiome sur la nature de l&rsquo;être humain (<em>la tendance à l&rsquo;autoactualisation</em>), qui entraîne l&rsquo;organisme dans un mouvement d&rsquo;accomplissement de ses possibilités à condition de vivre dans certaines conditions ; et d’autre part la manière d&rsquo;établir une relation aidante (<em>l’attitude centrée sur la personne</em>). Il y a en fait trois attitudes fondamentales qui permettent ces conditions: l’acceptation et considération positive inconditionnelle de la personne en quête d&rsquo;aide, de qui et de ce qu&rsquo;elle est ici et maintenant ;  l’empathie centrée sur la personne, c&rsquo;est-à-dire la capacité d&rsquo;entrer dans le monde de l&rsquo;autre, de le comprendre avec justesse et de pouvoir communiquer cette compréhension ; et enfin la congruence, c&rsquo;est-à-dire une perception de son propre vécu qui est en relation avec la personne en quête d&rsquo;aide. Cette ouverture implique de l&rsquo;authenticité, c&rsquo;est-à-dire la capacité à être soi-même, sans façade professionnelle, en tant que personne, en contact avec tout ce qui se passe en soi et capable de le communiquer si cela est aidant.</p>
<p>Le concept tel que Carl Rogers l&rsquo;a défini et le modèle théorique qu&rsquo;il engendre peut sembler très simple &#8211; cependant son application dans la pratique appelle de grandes exigences envers celles et ceux qui l&rsquo;utilisent. C’est précisément ça qui m’attire dans cette approche : cette exigence à « devenir vraiment moi-même », dans une forme d’humilité proactive, d’optimisme réaliste et de présence ancrés dans l’intensité d’une relation et d’un instant sans cesse à découvrir.</p>
<p>Adapté du site <a href="https://www.pca-acp.ch/fr/Appr-Centree-sur-la-Personne/Introduction.35.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">PCASuisse</a>.</p>
<p><a href="http://www.cabinetsens.ch/zoom/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Expérimenter gratuitement une séance de psychothérapie ACP</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>4. La gestalt-thérapie </strong>par Stephen Vasey à Lausanne</p>
<p>“Mettre en forme ou donner une structure signifiante“ à notre vécu, est la traduction du verbe allemand “gestalten“. Cette approche a été créée par Fritz Perls, un proche de Freud (puis son dissident) et de W. Reich, vers 1951 en Allemagne, puis développée aux USA. Elle fait partie du courant de psychologie humaniste, du développement personnel. C’est une approche créative, qui reconnait l’importance des émotions et utilise la pleine attention dans le moment présent.</p>
<p>L’approche est celle du “comment“ et du “maintenant“, et non pas du “pourquoi“. Elle ne s’intéresse que peu à l’histoire archéologique du patient. Une attention particulière est attachée au non-verbal, au ressenti corporel et émotionnel, aux gestes du corps spontané.</p>
<p>Fritz Perls avait à cœur de s’adresser à un humain global, de créer donc une approche holistique. Il disait “La gestalt-thérapie est une méthode trop efficace pour n’être réservé qu’aux seuls malades !“. Il la considérait comme un art de vivre.</p>
<p>Pendant longtemps, <strong>la gestalt-thérapie</strong> manquait de support théorique et s’épanouissait largement dans l’expérientiel. Ce fut une de ses forces de ne pas trop vite se structurer et se figer, elle est en mouvement et se développe encore. C’est une approche vivante et en expansion.</p>
<p>En consultation, en séminaire, le travail se fait en entretien verbal, avec des moments liés au travail ou à l’évocation du corps et des émotions, selon l’indication du moment et l’accord du soigné.</p>
<p>J’ai choisis cette approche, car elle me correspond, en particulier à certaines de mes facettes d’ancien hippie, de rebelle, de créatif et de méditant aussi !</p>
<p>Un petit poème connu de Fritz Perls :</p>
<p style="text-align: center;"><em>Je fais ma vie et toi, tu fais la tienne</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Je ne suis pas en ce monde pour être à la hauteur de tes attentes</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Et tu n’es pas en ce monde pour être à la hauteur des miennes</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Tu es toi et je suis moi</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Et si par chance nous nous rencontrons, c’est beau</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Si ce n’est pas le cas, alors il n’y a rien à en faire</em></p>
<p><a href="https://nospensees.fr/les-35-meilleures-phrases-de-fritz-perls/">Présentation sympa sur cette approche ici.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Aller Mal,  Ça Peut Servir.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 16:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[Aller mal]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[courage]]></category>
		<category><![CDATA[ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[psy]]></category>
		<category><![CDATA[solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Étrange, un psy qui fait de la pub pour aller mal ? Je me suis souvent dit que le métier d’aider les gens, d’être psy, c’est les aider à aller [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Étrange, un psy qui fait de la pub pour aller mal ?</p>
<p>Je me suis souvent dit que le métier d’aider les gens, d’être psy, c’est les <strong>aider à aller mal</strong>.</p>
<p>Aller bien, en général, les gens se débrouillent, le font assez naturellement, disent oui, surfent sur la belle vague.</p>
<p>Aller mal ? Ils freinent, se révoltent, mentalisent, ça prend davantage de temps, ça dure, ça se complique même. Parfois un vrai fromage.</p>
<p><span id="more-369"></span></p>
<p>La naïveté, une pathologie comme les autres, nous fait beaucoup de tort. Elle nous fait rêver d’un monde idéal qui n’existe pas, où tout serait positif. Notre naïveté prépare le lit de la surprise, de la déception, de la souffrance et d’une résistance puérile.</p>
<p>Si votre vie ressemble à la mienne, alors oui, il y a aussi des moments difficiles, confrontant, douloureux. <strong>L’adulte en nous est invité à s’en occuper</strong>. Et si nécessaire, d&rsquo;ailleurs, avec l&rsquo;aide éventuelle d&rsquo;un professionnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette période de confinement et le virus qui rôde invisible dans les parages sont des facteurs de stress, de souffrance et nous confrontent radicalement à notre mode de vie.</p>
<p>J’ai réfléchi (et résisté) à écrire un blog sur le Temps, à publier des post Facebook pour aider les gens en souffrance. J’ai aperçu une ribambelle de mes collègues qui avaient eu la même idée et qui l’ont fait. Tous ces bons conseils, ces interviews éclairées, ces spécialistes qui sont actifs à aider les autres, à les guider, à les inspirer à aller mieux, à aller bien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’en ai eu la nausée&#8230; Pourquoi ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’abord, je fais confiance aux gens pour vivre cette période courageusement, y faire face, et caramba, vous avez le droit d’aller mal.</p>
<p><strong>Se sentir mal est une réponse adéquate à notre vécu</strong> et, ce n’est pas forcément dramatique ou terminal ! Cela fait juste quelques millions de fois que nous avons déjà traversé ce corridor, au cours de notre vie. Et chaque fois, nous passons à autre chose.</p>
<p>Dans la panique et le mal-être, avoués ou non, notre réflexe est souvent de de nous agiter, de faire quelque chose, de retrouver un peu de contrôle. Calmer notre angoisse en nous activant, en remuant les choses et nos proches, ça soulage mais qu’un petit peu.</p>
<p>Dans le couple, lorsque l’autre va mal, nous avons souvent besoin de faire quelque chose mais, surtout, que l’autre fasse quelque chose ! Faire, que faire, « je sais quoi faire pour que tu puisses arrêter d’aller mal, et que moi, je puisse aller mieux » !? Dans mes 20 ans, une amie me criait dessus en me disant : “Laisse-moi aller mal, laisse-moi flipper, bon Dieu, je VEUX aller mal“.</p>
<p>Ceci, parce que je lui mettais la pression involontairement, pour qu’elle aille mieux &#8211; vite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aller mal, traverser cette période honnêtement, humblement, ne pas trop en faire semble permettre des découvertes sensibles et étonnantes, de prendre des leçons. <strong>Des prises de conscience aussi</strong>. Certains de mes voisins, de mes amis, de mes clients m’ont raconté que cette période leur a ouvert les yeux,  ils ont pris des décisions pour changer certaines choses désuètes ou en relation avec le changement climatique. De belles histoires solidaires, où le cœur prend une belle place.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-Paul Sartre a eu dit cette petite phrase qui a fait depuis, un beau chemin : <strong>“Nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive, par contre nous pouvons choisir ce que nous en faisons“.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Qu’allons-nous faire de ce moment historique ?</p>
<p>Cherchons-nous à retrouver ce qu’il y avait avant ?</p>
<p>Sommes-nous prêts à rebondir de manière créative à cette désorganisation de nos vies mécaniques ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et si c’est trop dur, au lieu de chercher trop d’informations et de conseils, je vous souhaite <strong>d’être pris dans les bras</strong>. Et si vous êtes seul-e, c’est le moment d’être solidaire et de se rapprocher des humains (même virtuellement).</p>
<p><strong>Ensemble c’est plus facile.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_371" style="width: 658px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-371" class="size-large wp-image-371" src="http://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/wp-content/uploads/sites/277/2020/05/NBO-Take-care-5-sur-7-1024x579.jpeg" alt="L'auteur touchant le fond" width="648" height="366" /><p id="caption-attachment-371" class="wp-caption-text">L&rsquo;auteur touchant le fond</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Besoin de Terre Happy!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2020 16:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[Gréta]]></category>
		<category><![CDATA[marche pour le climat]]></category>
		<category><![CDATA[t]]></category>
		<category><![CDATA[Terre Happy]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage aux jeunes d&#8217;aujourd&#8217;hui qui ont marché à Lausanne pour notre planète Admettons-le, les nouveaux thérapeutes sont nos jeunes qui sont déterminés à guérir la planète. Ils mettent des mots [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Hommage aux jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui ont marché à Lausanne pour notre planète</p>
<p>Admettons-le, les <strong>nouveaux thérapeutes</strong> sont nos jeunes qui sont déterminés à guérir la planète.</p>
<p>Ils mettent des mots forts sur les problèmes urgents, proposent des solutions et se mobilisent pour créer des changements, <strong>maintenant</strong>. Et dans un style joyeux, créatif et amical.</p>
<p>Le comble! La nature a été notre principale ressource matérielle et poétique, notre meilleur médecin et notre thérapeute.<span id="more-295"></span></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, nos enfants ont besoin d&rsquo;en prendre soin pour qu&rsquo;elle survive.</p>
<p>Marcher dans la masse de tous ces jeunes femmes et jeunes hommes (et quelques vieux quand-même!) , m&rsquo;a bouleversé.</p>
<p>Gratitude à la fille à lunettes qui a créé le panneau! SI j&rsquo;ai son nom, je le mets volontiers sous la photo!</p>
<div id="attachment_294" style="width: 658px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-294" class="size-large wp-image-294" src="http://blogs.letemps.ch/breves-de-psys/wp-content/uploads/sites/277/2020/01/Greta-17.1.2020-1-sur-1-880x1024.jpg" alt="&quot; Une Terre Happy&quot;" width="648" height="754" /><p id="caption-attachment-294" class="wp-caption-text">Sibylle, et Shany la fille qui a créé ce slogan et ce panneau. Bravo et merci!</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Me libérer de moi-même?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/breves-de-psy/me-liberer-de-moi-meme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 17:01:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brèves de psy]]></category>
		<category><![CDATA[chemin]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[travail thérapeutique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sylvain raconte son histoire, sérieux et triste comme un soldat fatigué : “Lorsque j’étais enfant, nous vivions à la campagne, j’ai beaucoup souffert de la pauvreté de ma famille. Nous avions [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sylvain raconte son histoire, sérieux et triste comme un soldat fatigué :</p>
<p><em>“Lorsque j’étais enfant, nous vivions à la campagne, j’ai beaucoup souffert de la pauvreté de ma famille. Nous avions très peu d’argent.</em></p>
<p><em>En plus mes parents avaient décidé de porter financièrement des gens de la famille, donc nous devions tous se serrer la ceinture. Véritablement.</em><span id="more-277"></span></p>
<p><em>Je n’avais rien pour moi, et je ne devais pas me plaindre. Je n’ai pas eu un lit pour moi jusqu’à mon adolescence. Je n’ai jamais eu un habit neuf. Notre religion, c’était de penser aux autres et d’aider les autres.</em></p>
<p><em>Puis dans ma vie j’ai eu un bon travail, j’ai pu enfin me libérer de la pauvreté et accéder à un niveau de vie meilleur. Puis dans la suite j’ai porté moralement et financièrement ma famille et mon ex-femme en particulier au delà du divorce. Je porte ma nouvelle compagne.</em></p>
<p><em>Prendre sur mes épaules, m’occuper des autres, sauver les situations, je connais. Je suis un porteur professionnel.</em></p>
<p><em>Ces derniers mois, j’ai senti un grand vide, je suis épuisé, j’ai perdu le goût de vivre“.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mon premier travail de psy, c’est d’écouter. Je suis touché par son récit. Sylvain fait état de plusieurs sentiments, de sa colère aussi. Je lui demande ce qu’il veut en faire. Petit à petit se dessine une direction, des besoins, une demande d’aide qui a une valeur d’objectif : “<em>me libérer</em>“.</p>
<p>La psychothérapie peut aider à prendre conscience d’un schéma auquel nous obéissons. L’enfant est marqué par des expériences familiales, et dans la construction de sa personnalité, va imbiber, par osmose en quelque sorte, le fonctionnement des parents, leurs angoisses et leurs qualités. Ou autre exemple, l’enfant développe un schéma de défense et d’adaptation à l’un des parents et le répètera avec son conjoint dans sa vie d’adulte.</p>
<p>La thérapie peut nous poser de nombreuses questions.</p>
<p>-Etre soi-même, au fond, ça existe ? Et si oui, c’est quoi ? Qui ?</p>
<p>-La liberté, c’est important, mais laquelle ? Etre libre intérieurement de son passé, de ses schémas, de ses modèles, semble différent et vraiment impliquant par rapport à être libre extérieurement, dans son look, dans son mode de vie, dans ses choix…</p>
<p>-Si la conscience d’un schéma est présente, cela peut nous donner éventuellement le choix ? Et comment nous trahissons nos antiquités ? Et comment sommes-nous créatifs et supportons le nouveau, l’inconnu, et la vulnérabilité qui va avec ?</p>
<p>Dans un cadre thérapeutique sécure et soutenant, ces questions sensibles et vitales peuvent être abordées. Le chemin est parfois parsemé de guérison, d’émancipation, de développement de nos facettes multiples et étonnantes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>I love my job. J’adore mon métier de psy. Je ne travaille pas avec des problèmes, j’accompagne des êtres vivants sur un chemin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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