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	<title>conflit Archives - Thérapie de Couple</title>
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	<description>Stephen Vasey</description>
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	<title>conflit Archives - Thérapie de Couple</title>
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		<title>CAMPUS des CONFLITS</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/seminaire/campus-des-conflits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[pacifier]]></category>
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		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tester, expérimenter des outils et méthodes de prévention<br />
et de gestion de conflit pour aborder le conflit différemment.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<h2 class="font_0 wixui-rich-text__text"><span class="wixui-rich-text__text">J&rsquo;y serai comme intervenant et comme participant! J&rsquo;y donnerai un atelier sur <strong>la Colère Saine</strong> et un autre sur la <strong>Force Utile du Jugement!</strong></span></h2>
<h2 class="font_0 wixui-rich-text__text" style="text-align: center;"><strong><span class="wixui-rich-text__text">Tester, expérimenter des outils et méthodes de prévention<br class="wixui-rich-text__text" />et de gestion de conflit pour aborder le conflit différemment.</span></strong></h2>
<div id="comp-mbhsgx6d" class="Z_l5lU ku3DBC zQ9jDz qvSjx3 Vq6kJx comp-mbhsgx6d wixui-rich-text" data-testid="richTextElement">
<p class="font_8 wixui-rich-text__text"><strong>Voici un évènement unique en son genre pour aborder le conflit différemment. Le campus des conflits est un espace de rencontre et d&rsquo;expérimentation pour casser les cloisons entre les outils et méthodes. 3 jours consécutifs pour s&rsquo;ouvrir, découvrir, revisiter, confronter, déconstruire nos idées, nos schémas mentaux et représentations du conflit.</strong></p>
</div>
<div id="comp-mbhsh68c" class="Z_l5lU ku3DBC zQ9jDz qvSjx3 Vq6kJx comp-mbhsh68c wixui-rich-text" data-testid="richTextElement">
<p class="font_8 wixui-rich-text__text"><strong>​Venez expérimenter différents outils et méthodes de prévention et de gestion des conflits : process work, deep democracy, cercle restauratif, thérapie sociale, constellations systémiques, médiations agile, forum de zegg, etc. Nous avons à cœur d’intégrer les pratiques sommatives et corporelles qui ont tant à nous apprendre !</strong></p>
</div>
<p>Voir les détails et toutes les infos sur leur site: <strong><a href="https://www.campusdesconflits.org/"> https://www.campusdesconflits.org/</a></strong></p>
<div id="comp-lvdtoete5" class="Z_l5lU ku3DBC zQ9jDz qvSjx3 Vq6kJx comp-lvdtoete5 wixui-rich-text" data-testid="richTextElement">
<h3 class="font_8 wixui-rich-text__text"><span class="wixui-rich-text__text">Organisation: Carole Laubry &#8211; 06 12 19 45 68  Audrey Gicquel &#8211; <a class="wixui-rich-text__text" href="mailto:cohabiter@audreygicquel.fr" data-auto-recognition="true">cohabiter@audreygicquel.fr</a></span></h3>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Amber et Johnny &#8211; Violence et violence</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/amber-et-johnny-violence-et-violence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2022 14:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[amber heard]]></category>
		<category><![CDATA[bagarre]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[gâchis]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny depp]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-être comme vous, j’ai essayé de suivre un peu le feuilleton du procès en diffamation de Johnny Depp et d’Amber Heard. J’en ai un sentiment de nausée et de tristesse [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être comme vous, j’ai essayé de suivre un peu le feuilleton du procès en diffamation de Johnny Depp et d’Amber Heard. J’en ai un sentiment de nausée et de tristesse immense.</p>
<p>Les problèmes relationnels, les échanges maladroits et émotionnels du couple, devraient être dévoilés à un ami de confiance, ou dans un cabinet de psychothérapie &#8211; en confidentialité,  en sécurité, hors du jugement.  Avec un soutien bienveillant, parfois confrontant, dans le but d’apprendre, de grandir, de passer à autre chose.</p>
<p><span id="more-256"></span>Hélas, dans cette affaire surmédiatisée, les deux ex-tourtereaux sont surexposés dans un tribunal avec caméras, en direct pour la planète entière. Puis chacune et chacun y va de sa petite opinion, prend parti pour elle ou lui, on se forme des clubs pour l’un ou l’autre, des campagnes sur les réseaux sociaux pour un éventuel lynchage. Et lorsqu’il y aura un jugement à la fin, les consommateurs-voyeurs voudront un coupable et une victime ; un perdant et un gagnant.</p>
<p>Dans cette situation, d’une certaine manière, nous sommes tous perdants.</p>
<p>Johnny et Amber ont vécu ce que beaucoup de couples vivent : des moments de régression, des moments tellement émotionnels que le pire de nous-mêmes émerge et prend toute la place. Après les lumières du début, l’ombre vient se glisser dans les échanges du couple, en relation avec nos traumas, nos manques, nos manies.</p>
<p>Le couple est un lieu d’amour et d’un développement personnel si riche.<br />
Il est aussi le lieu de la révélation et le déclenchement de toutes nos tares, nos blessures et nos insécurités enfantines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Dans chaque adulte, il y a un enfant blessé et</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em> lorsque celui-ci est activé, il peut prendre toute la place ; </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>la place de l’amour en particulier.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Amber et Johnny méritent toute notre compassion. Ainsi que tous les couples qui traversent ces tempêtes émotionnelles.</p>
<p>D’ailleurs, c’est même annoncé dans la cérémonie du mariage :</p>
<p><em>Unis pour le meilleur comme le pire :</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>le meilleur et le pire dans les épreuves du monde dans lequel nous vivons ; </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>et dans le monde intérieur vulnérable et immature dans lequel nous existons.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et la violence ?</p>
<p>Le corolaire de la violence, c’est l’impuissance. C’est le dernier langage qui nous reste.</p>
<p>Alors, dans ce dernier recours, nous usons et abusons de violences diverses.</p>
<p>Toute <strong>violence physique</strong> doit être sanctionnée. Quelle qu’elle soit.</p>
<p>Et qu’en est-il de la <strong>violence passive-agressive</strong>, cette violence indirecte, froide et subtile que nous pratiquons abondamment sous nos latitudes ?  Elle est grave et elle doit être débusquée, nommée, et comprise comme destructrice. Même si dans le juridique nous sommes couverts, <strong>dans le travail relationnel, elle compte autant que la violence physique</strong>. Pourquoi ?</p>
<p>Parce que cette force de destruction ciblée ou massive peut faire beaucoup de dégâts, on ne la voit pas venir, donc elle est difficile à s’en protéger, et elle peut engendrer souvent une violence plus intense ou hélas, physique.</p>
<p>En résumé :</p>
<p><strong>Johnny Depp est blessé</strong> et accuse Amber de violence physique, verbale, hystérique, d’harcèlement et de déborder émotionnellement : blessure d’envahissement.</p>
<p><strong>Amber Heard est blessée</strong> et accuse Johnny de violence physique, de fuir tout le temps, de lui faire des crises de jalousie et de couper avec elle, de la rejeter. (il s’est promis de ne plus jamais lui permettre de voir ses yeux…) : blessure d’abandon.</p>
<p>Et comme dans tous les couples… <strong>il y a hélas compétition de blessure</strong>. Il n’y a pas de résolution ni d’apaisement si chacune et chacun ne trouve pas sa place pour exprimer sa blessure et qu’elle soit entendue ou prise en compte. Les blessures sont subjectives et rarement objectives, elles sont symboliques aussi – et dans les codes du couple, dans le contexte historique personnel et relationnel, ces blessures deviennent emblématiques.</p>
<p>Là, nous sommes dans du lourd !</p>
<p>Ce procès est concerné avec raison par la violence physique. Cependant, il a l’air de cautionner ou de pardonner toute cette violence froide et passive. Dans les faits relatés ou même dans la salle d’audience.</p>
<p>Comprenez bien ces deux violences :</p>
<ul>
<li>Tu as fait ça ! Tu m’as dit ça (violence visible, verbale et sonore, gestuelle, physique). L’intensité émotionnelle d’Amber est mise en avant et terrorise Johnny.</li>
<li>Oui, heu…, et bien toi, tu n’as pas fait ça, tu n’as rien dit, tu n’es pas présent, tu disparais… tu deviens arrogant, ou tu tapes ou casse des objets autour de moi, (violence passive agressive). Un classique dans un couple, c’est de jouer avec le lien, faire semblant que l’autre n’existe plus, menacer de terminer la relation etc… Cette violence devient perverse et horrible à gérer, car elle peut nous mettre dans des angoisses archaïques. Elle est grave. Amber devient folle lorsque Johnny fuit dans une autre chambre d’hôtel (déjà louée et prévue !?!).</li>
<li>Dans un couple, en général, nous nous polarisons et adoptons davantage un mode de violence en face de celui de l’autre.</li>
</ul>
<p>En thérapie de couple, nous recevons le peuple, nous voyons des Johnny et des Amber, des gens importants ou haut dans les hiérarchies fantasques de notre société.</p>
<p>Rassurez-vous, nous sommes <strong>tous</strong> concernés, par ces moments si moches, ces batailles de gamins blessés, ces délires émotionnels incontrôlables, ces prises de pouvoir désespérées. Même pour nous les psys !</p>
<p>Le chemin vers notre maturité d’adulte est long, semé d’embuches, mais tellement passionnant.</p>
<p>Dans nos couples, <strong>nous sommes des humains très humains, invités à apprendre. Vive l’amour !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>PS : voir mes autres blogs</strong> qui humblement, proposent des approches pour sortir du marasme, être plus efficace dans les conflits, restaurer plus rapidement le lien :</p>
<p><strong><a href="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/2015/10/09/entendre-lautre-peut-suffire/">Entendre L’autre Peut Suffire </a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">Travail d’Empathie</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Ca me Dérange…Alors Change !</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/lart-de-demander-dans-le-couple/">L’Art de Demander, Dans le Couple</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Les Femmes Demandent Pardon aux Hommes</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-dispute-de-couple-un-sport-comme-un-autre/"><strong>La dispute de couple – un sport comme un autre?</strong></a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/bouder-une-misere-ordinaire/">Bouder, une misère ordinaire</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/">Avant De Se Séparer</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/reussir-sa-separation/">Réussir sa séparation…</a></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>LE NON-DESIR, UN CUL DE SAC ?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/le-non-desir-un-cul-de-sac/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2020 22:32:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[désir]]></category>
		<category><![CDATA[non-désir]]></category>
		<category><![CDATA[relation]]></category>
		<category><![CDATA[relation amoureuse]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une jeune femme de trente ans consultait pour une situation difficile, et après quelques consultations me demande si elle peut parler d’un autre sujet, plus personnel. Elle m’explique que son [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une jeune femme de trente ans consultait pour une situation difficile, et après quelques consultations me demande si elle peut parler d’un autre sujet, plus personnel.</p>
<p>Elle m’explique que son copain, avec qui d’ailleurs, elle s’entend vraiment bien, veut la “niquer tout le temps“. C’est trop, même si elle aime la sexualité et que c’est facile pour elle d’avoir un orgasme. Pour lui, ce n’est pas assez.</p>
<p>Et… il pense qu’elle a un problème de désir.</p>
<p><span id="more-229"></span></p>
<p><strong>NB :</strong> <em>Pour ce qui suit, je vais généraliser et caricaturer, attention, je parle de tendances dans le vécu des collectifs femme et homme, ceci dans des couples établis.</em></p>
<p><em>Il y a toujours des nuances, des exceptions et des inversions.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai entendu dans ma pratique beaucoup, vraiment beaucoup de femmes qui ont besoin de diminuer la fréquence des rapports, qui se détachent de la sexualité, qui perdent le désir, qui savent ce qu’elles ne veulent pas, et n’ont parfois que peu d’idées de ce qu’elles veulent.</p>
<p>Il y a une pléthore de livres, d’articles et de méthodes pour aider les femmes à être davantage sexuelles, retrouver leur libido. Elles consultent, en prenant sur elles, en voulant satisfaire de manière sincère leur conjoint. Et, peut-être, elles-mêmes.</p>
<div id="attachment_234" style="width: 341px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-234" class=" wp-image-234" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/12/IMG_6223-917x1024.jpg" alt="Mettre le feu" width="331" height="370" /><p id="caption-attachment-234" class="wp-caption-text">Les  feux du désir</p></div>
<p>Mais au fait …où est le problème ?</p>
<p><strong>Il est peut-être chez la femme.</strong> Certaines femmes ne se sont pas appropriées leur plaisir sexuel, ne se connaissent sexuellement pas assez bien et souvent depuis leur adolescence. Elles connectent avec leur désir, de manière même intense et évidente, au début de la relation, dans la période de fusion amoureuse. Ou lorsqu’elles désirent un enfant.</p>
<p>Mais chemin faisant, elles perdent cette « compétence », s’investissent davantage ailleurs ou dans la satisfaction affective qu’elles peuvent ressentir avec leur(s) enfant(s). Ainsi progressivement ou soudainement, elles démissionnent de la sexualité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Peut-être aussi chez l’homme</strong>. Sa manière trop brusque, trop rapide, trop expéditive (trois minutes de va et vient génital( !)), bref, trop masturbatoire.</p>
<p>Cela peut ressembler davantage à de l’utilisation et donc, pas assez à de la relation.</p>
<p>La relation sexuelle n’est pas que de l’excitation réussie des organes génitaux et un sans-faute orgasmique. Beaucoup de femmes ont besoin de sentir d’abord, et pendant le rapport, une forme de connivence et de contact. Des fois on peut l’appeler … l’amour.</p>
<p>Je demandais à ma cliente, est-ce que ça arrive que votre homme en vous faisant l’amour ressente un sentiment pour vous et vous dit un “<strong>je t’aime</strong>“, ou qu’il y ait un geste, un regard, quelque chose qui vous parle aussi au niveau du cœur ? La réponse, « non » avec un soupir. Et pourtant cet homme concentré et appliqué aime son amie, c’est certain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une manière de voir le problème, c’est de vérifier “l’épaisseur ou la profondeur) du rapport amoureux“. Lorsqu’il n’y a que le sexe, si bon soit-il, certaines femmes ne s’y retrouvent pas ou plus. Il leur manque cette connexion du cœur, cette étincelle dans les yeux, quelque chose qui les dépasse. Parfois on dit que faire l’amour, c’est divin. C’est plus grand que nous. <strong>C’est même parfois bouleversant.</strong></p>
<p>Beaucoup d’hommes, normalement dissociés (excusez-moi, je caricature un peu fort là !) ne s’en lasse jamais. On parle de sexe mécanique, routinier (ce n’est pas le nombre de position, ni de pratiques excitantes qui changera cela !). Le but peut être chaque fois le même: l’excitation. Et cela se termine chaque fois par une éjaculation. Et en sus, sincèrement, ils aiment le faire avec leur femme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Souvent nous sommes nus pour faire l’amour. L’invitation est sans doute de <strong>se mettre à nu</strong> un peu quand même et de partager des parties de nous, sensibles, vulnérables, touchables. Dans mon expérience de sexothérapeute, beaucoup de femmes ont besoin de ces dimensions extra-génitales en plus, lors d’une rencontre sexuelle-amoureuse. Cela est vrai aussi pour certains hommes bien-sûr, très clairement, mais ils ne sont pas encore la majorité.</p>
<p>Alors, si ces femmes démissionnent et renoncent à cette sexualité, ne se sentant pas assez nourries, c’est peut-être <strong>qu’elles ont besoin d’une autre sexualité, plus complète ?</strong></p>
<p>Je crois personnellement et par mon expérience professionnelle, <strong>qu’il y a une issue.</strong></p>
<p>Que <strong>les femmes peuvent et devraient orienter, colorer</strong> davantage les échanges amoureux et charnels. Cela peut paraître difficile, mais cela s’apprend.  Comment la femme réceptive par son sexe, s&rsquo;active aussi et initie, véritablement oriente le rapport et la qualité de la présence, dans la relation ? Nous avons tous à y gagner que les femmes deviennent davantage Initiatrice !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des approches comme le Slow Love (Slow Sexe), le tantrisme de qualité contribuent à inspirer une sexualité plus de type féminin. (Voir mon blog sur ce sujet <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/hot-sex-slow-sex/"><strong>Hot Sex &amp; Slow Sex</strong></a>)</p>
<p>A la fin des séminaires sur cette approche du slow love/sexe, j’ai entendu des femmes dire : “je cherchais cette sexualité toute ma vie…“. Ou “si c’est comme ça, je suis d’accord de faire l’amour tous les jours…“.</p>
<p>Votre sexualité est importante et mérite d&rsquo;être inspirée et colorée par vous ET votre partenaire.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BOUDER, UNE MISÈRE ORDINAIRE</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/bouder-une-misere-ordinaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 18:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[bouder]]></category>
		<category><![CDATA[bouderie]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[excommunication]]></category>
		<category><![CDATA[se faire la tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La saga estivale du couple plombé ! Hotel Palma del Playa Paradiso, Vanessa et Henri-Pierre se prélassent sur les transats, piscine à deux mètres, la plage à trente. Tout va bien. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La saga estivale du couple plombé ! </strong></p>
<p>Hotel Palma del Playa Paradiso, Vanessa et Henri-Pierre se prélassent sur les transats, piscine à deux mètres, la plage à trente. Tout va bien. De vraies vacances.</p>
<p>Henri-Pierre, léger et serein les yeux clos, commence à raconter une histoire vécue, visiblement il est content d’avoir le temps de se rappeler de cet épisode qui l’avait beaucoup touché trois semaines auparavant, en plein stress avant le voyage. Et…<span id="more-210"></span></p>
<p>Vanessa, croyant déjà connaitre la fin, lui lance, « ah ouais, et alors tu t’es de nouveau fait avoir… !?! »</p>
<p>Que passssa ?</p>
<p>Henri-Pierre blêmit, se tait et se contracte, hésite d’exploser, implose, et a un soudain besoin de partir très loin, peut-être en vacances… loin de sa femme. Il faut dire que c’est la 5<sup>e</sup> fois qu’elle l’interrompt ce soir, et que lui ne supporte pas d’être interrompu ! Il est patient, mais là, il a touché sa limite. Il arrive juste à balbutier « non là c’est trop, c’est trop… ! »</p>
<p>Vanessa a un cerveau allumé, qui quand son homme dit une chose, elle en a cinq qui fusent dans sa tête. Avec l’enthousiasme qui va avec, c’est la joie de déverser le torrent mental qui l’envahit elle-même. En plus elle a peur d’oublier, alors elle le dit   t o u t   d e   s u i t e. Vanessa a cette qualité d’innocence et de vitalité qu’Henri-Pierre apprécie beaucoup, peut-être même qu’il l’a choisie pour ça.</p>
<p>Mais là, c’est trop !</p>
<p>Cependant, l’histoire ne finit pas là. Vanessa, susceptible, se sent directement attaquée, et rétorque « je suis trop ? Tu ne m’aimes pas comme je suis, mais je suiiiis comme ça ! ».</p>
<p>Puis comme Tchernobyl après son explosion, il y a le meltdown (fusion, tout se désagrège…). Henri-Pierre se ferme, blessé de si peu de compréhension, ni même un mot d’excuse. Après tout, c’est lui le lésé.</p>
<p>Vanessa est blessée de la réaction de son homme, elle a jeté son livre qui manque de peu de tomber dans la piscine, se lève et se dirige vers le bar où il y a Pancho qui saura lui servir un bon cocktail.</p>
<p><strong>Couple plombé</strong>/ Le mur de Berlin/ La guerre froide/ La bouderie régressive et pathologique ! / Le cœur dans les talons/ Le visage a pris 15 ans/ L’autre devient moche/ On voit la liste de plein d’autres problèmes, en fait qui existaient et qu’on avait oubliés/ La vie en noir/ L&rsquo;excommunication sans pardon/ Les corbeaux qui volent bas/ Fantasmes de séparation fracassante et immédiate, irrévocable/…</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_216" style="width: 401px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-216" class=" wp-image-216" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/09/Rude-Bouderie-1024x518.jpg" alt="Vieux schnok boudeur" width="391" height="198" /><p id="caption-attachment-216" class="wp-caption-text">Vieux schnok boudeur, on lui a laissé les lunettes de soleil,   pour censurer les 2 kalachnikovs dans ses yeux!</p>
<p></p></div>
<p>Avez-vous déjà observé d’autres couples que le vôtre passer par ce processus étonnant ? Nous pouvons les voir au restaurant, sur la plage, au musée. En général, il y en a un ou une qui tire la gueule un peu plus que l’autre si ce n’est pas les deux, la mine déconfite, le regard lourd ou glacial, absent, ayant l’air de s’ennuyer à mourir…</p>
<p>« Mais bon Dieu, qu’est-ce que cette belle femme fait avec un mec verrouillé comme ça ? » Ou « mais qu’est-ce que ce beau mec fait avec une emmerdeuse pareille ! ». Si nous sommes célibataires, nous vient parfois la vocation soudaine de sauver cette pauvre (très belle) femme (ou pauvre très bel homme) des affres de cet enfer !</p>
<p><strong>Rappelez-vous</strong>, lorsque nous sommes pris dans une telle crise, ce n’est pas vrai qu’il ne se passe plus rien. En général, l’agressivité passive s’épanouit, les messages codés, non-verbaux, détournés prennent la place et viennent enfoncer le pauvre couple encore un cran dans la misère. Le message est souvent très clair et, dit en mots directs, ressemble à un vrai « fuck you ! » (excusez-moi, je suis Anglais et ma foi, il sonne bien), ou en français « je ne t’aime plus, tu n’existes plus, dégage… ! ». Une vraie punition&#8230;</p>
<p><strong>Exemples </strong>: ne pas entendre ou ne pas répondre à l’autre. Ou répondre à l’autre mais d’une manière ultra sèche ou froide. Ne pas faire ou « oublier » de faire certaines choses qui sont importantes pour l’autre. Claquer les portes, laisser ouvert le pot de confiture malgré les mouches, occuper la salle de bain ou les WC bien trop longtemps, laisser nos traces (linge sale, notre valise…) sur le chemin de l’autre, mettre sa musique trop fort, se faire tout beau et très sexy et aller faire un tour seul, etc… Tout devient provocation et peut relancer le cycle des reproches ou accentuer le fossé. Bref un vrai film d’horreur !</p>
<p><strong>Cela vous arrive ?</strong></p>
<p>Savez-vous que cela arrive surtout à nos enfants, à nos ados. En fait c’est à ces âges que nous apprenons et pratiquons l’agressivité passive, la colère refroidie, probablement par insécurité, par imitation ou parce que la colère chaude, directe, est mal supportée par le milieu familial ou scolaire. Puisque nous, les adultes, sommes encore de grands enfants, et c’est si long de devenir mature… ces comportements mériteraient néanmoins d’évoluer. Soyons clairs, cela arrive bien-sûr aussi aux couples de psy, d’enseignants spirituels, de politiciens et de la famille royale…</p>
<p>Alors d’abord, <strong>plein de compassion pour nous tous. La vie de couple n’est pas facile</strong>. Nous nous ouvrons beaucoup en face de notre bien-aimé, alors la sensibilité est accrue, notre garde est baissée, et nous pouvons être heurté par la maladresse ou l’inconscience de l’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rassurez-vous</strong>, nous ne sommes pas condamnés à vivre cette misère. Dans mon observation, les couples qui s’en sortent le mieux, ont souvent autant de frictions que les autres, mais ont développé des moyens comme la communication, l’humour, des rituels et des protocoles de retrouvailles plus rapides, plus musclés, qui les aident à revenir à la légèreté, à l’amour qui a toujours été là, mais qui était enfoui sous le drame de l’égo. Il semble aussi que la relation peut s’approfondir et se réajuster positivement après les turbulences.</p>
<p><strong>Comment apprendre autre chose ?</strong></p>
<p>Une majorité de couples viennent en thérapie, à deux parfois, hélas aussi seul, pour acquérir ou développer des habilités relationnelles et conflictuelles. Apprendre l’art du conflit pour sortir de la violence. Le vœu pieux de ne jamais avoir de disputes, ni de différents, ni de désaccords est naïf. Beaucoup de livres traitent de la communication, du couple et des conflits.</p>
<p>Je vous recommande d’abord d’aller lire mes autres blogs où je traite de ces thèmes de manière courte et pragmatique. Par exemple : <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/">Travail d’Empathie</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-dispute-de-couple-un-sport-comme-un-autre/">La Dispute de Couple – un Sport Comme un Autre?</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/ca-me-derange-alors-change/">Ça me Dérange, … alors Change !</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/lart-de-demander-dans-le-couple/">L’Art de Demander</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/le-couple-nest-pas-un-wc/">Le Couple n’est pas un WC</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/le-couple-nest-pas-un-wc/">Le Principal Ennemi du Couple, notre Idéal!</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">Entendre l’Autre Peut Suffire</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Les Femmes Demandent Pardon aux Hommes</a> etc…</p>
<p>Des amis et confrères ont écrit ce livre utile au titre sage et motivant : “Comment Bien Se Disputer en Couple“ <a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p>Rappelez-vous, même si par moments vous détestez votre partenaire, c’est quasi impossible de le/la sortir de votre cœur. Comment le feriez-vous ? Et si votre cœur semble fermé pour quelques heures, ce n’est pas grave, <strong>sachez que la fonction d’aimer du cœur reste intacte</strong>. Cependant, si vous fermez votre cœur pour de bon, alors faites attention à vous, ce n’est pas bon pour votre propre santé et allez voir de suite un cardiologue <strong>et</strong> un psy !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-215 aligncenter" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/09/bouder.jpg" alt="Le Boudisme" width="264" height="227" /></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> « Comment Bien se Disputer en Couple » de Carol Graf et Serge Vidal, disponible en Open Source (gratuit) sur Facebook, Amazon, Fnac et Kobo</p>
<p>Image en titre:<em> Alexandre MILOV-Ukraine. Oeuvre présentée à Burning Man 2015, intitulée LOVE</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La dispute de couple – un sport comme un autre?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 21:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[bonne entente]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[Dispute]]></category>
		<category><![CDATA[habilité relationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie de couple]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chronique d’une misère ordinaire ATTENTION ! Ce compte-rendu d’une dispute standard de couple risque de vous paraître insoutenable. Allez-vous supporter son suspense absurde ? Y-aura-t-il une issue ? Les deux partenaires [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Chronique d’une misère ordinaire</strong></span></p>
<p><strong>ATTENTION ! </strong></p>
<p>Ce compte-rendu d’une dispute standard de couple risque de vous paraître insoutenable. Allez-vous supporter son suspense absurde ? Y-aura-t-il une issue ? Les deux partenaires se rejoindront-ils ? Ou cette affaire sans fin va-t-elle les conduire à une tragique rupture ?<span id="more-184"></span></p>
<p><strong>Dans le sweet home</strong> &#8211; résumé (heureusement) :</p>
<p>Elle – Tu vois hier quand tu…</p>
<p>Lui – Mais c’est pas vrai, toi…</p>
<p>Elle – Tu rigoles…</p>
<p>Lui – Comment tu oses…</p>
<p>Elle – De toute façon…</p>
<p>Lui – Tu ne veux jamais…</p>
<p>Elle – Je suis pas ta mère…</p>
<p>Lui – T’es toujours…</p>
<p>Elle – J’estime quand même…</p>
<p>Lui – Non, pas question…</p>
<p>Elle – Pour une fois tu pourrais…</p>
<p>Lui – Ah parce que Madame pense qu’elle peut…</p>
<p>Elle – Et ben Monsieur peut aller se faire…</p>
<p>Lui – Calme toi chérie…</p>
<p>Elle – Non, jamais, tu vois, tu me…</p>
<p>Lui – Je suis fatigué…</p>
<p>Elle – Chaque fois c’est la même chose…</p>
<p>Lui – Je dois travailler demain…</p>
<p>Elle – Et moi, alors, je travaille pas ? Je rêve&#8230;</p>
<p>Lui – grumbl grombul grambool…</p>
<p>Elle – Hein, qu’est ce que tu dis ?</p>
<p>Lui – J’étouffe, j’ai besoin d’air…</p>
<p>Elle – J’en peux plus…</p>
<p>Lui – Chaque fois tu dis ça !</p>
<p>Elle – Alors tu n’as qu’à&#8230;</p>
<p>Lui – Toi aussi tu na ka&#8230;</p>
<p>Elle – C’est fou, tu ferais un effort et…</p>
<p>Lui – Tu arrêterais de… et tout serait…</p>
<p>Elle – J’en peux vraiment plus !</p>
<p>Lui – … (yeux au ciel)…</p>
<p>Elle – Ahhh, hiiii&#8230; (cris, pleurs)</p>
<p>Lui – Fais doucement, les voisins…</p>
<p>Elle – court vers la salle de bain et s’enferme…</p>
<p>Lui – saute sur son smartphone et vérifie… et revérifie… rien…</p>
<p>Et par épuisement Madame et Monsieur s’écroulent dans le lit (pas en même temps) et dorment une petite nuit tendue à l’hôtel des culs tournés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Chez le psy trois jours plus tard :</strong></p>
<p>Le psy – Je vois que vous avez la mine défaite, vous êtes tendus ? Vous voulez me dire ce qui se passe… ?</p>
<p>Elle – Alors justement… (5 à 6 minutes)</p>
<p>Lui – Pas du tout, elle a… (27 secondes)</p>
<p>Le psy – En fait vous n’êtes pas d’accord du tout ?</p>
<p>Elle – Oui, vraiment pas.</p>
<p>Lui – Oui.</p>
<p>Le psy – Ah, vous êtes d’accord ?</p>
<p>Elle – ?</p>
<p>Lui – ?</p>
<p>Le psy – Je veux dire, vous êtes d’accord que vous n’êtes pas d’accord ?</p>
<p>Elle – C’est malin…</p>
<p>Lui – Bof…</p>
<p>Le psy – Avec votre permission, j’aimerais vous proposer une autre manière de voir les choses.</p>
<p>En fait, savez-vous qu’il y a toujours deux versions dans un couple ? Il y a deux personnes, donc deux vécus, deux personnes qui cherchent à exister, surtout dans le regard de l’autre. Essayer de convaincre, d’argumenter, de vendre sa version en croyant qu’elle est la meilleure ou la seule valable, c’est… naïf. Le résultat n’est jamais satisfaisant, et il est lourd de conséquences. L’autre va tout faire pour défendre sa version et ne rien prendre de la nôtre.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Un couple qui va bien,</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>est un couple qui <u>s’entend</u> bien</em></strong></p>
<p>La dispute, lorsqu’elle vire au rouge, est un échange intense, émotionnel. Nous nous rentrons dedans, nous nous cherchons, nous projetons en face notre propre problème, et cela pendant des heures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un drôle de sport ?!</strong></p>
<p>Ce ne sont que des réactions, des défenses, des automatismes – donc des mécanismes inconscients, exprimant le pire de soi-même. En fait, nous partageons de la misère, nous nous érigeons en victime de l’autre.</p>
<p>Je suis incapable de donner une place à l’autre, et je ne prends pas la mienne.</p>
<p>En fait, ne pas être d’accord n’est pas un problème en soi. C’est ce que nous allons en faire qui prime.</p>
<p>Pouvons-nous imaginer de parler à notre partenaire sans vouloir le convertir, simplement pour qu’il entende notre version, notre vécu ? Et tenter de nous exposer un peu plus dans ce qui nous touche si fort, au lieu d’exposer et d’interpréter l’autre ? Ou pouvons-nous juste, plus souvent, demander ce dont nous avons besoin ?</p>
<p>Derrière chaque reproche, il y a un besoin en errance.</p>
<p>Elle – Allons bon, pour moi ça c’est nouveau. Je suis perdue…</p>
<p>Lui – On peut essayer, mais de toute façon elle…</p>
<p>Le psy – Oui, ce n’est pas facile, on doit l’apprendre. Moi qui suis un expert et un enseignant, j’apprends bien sûr encore. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’à nos âges nous le pouvons. Vous savez, il y a quelques millions de couples qui essaient en ce moment d’apprendre à se parler autrement. La communication consciente, le partage, le « parler de soi » au lieu de parler de l’autre, la communication non violente. Toutes ces approches vont nous aider à sortir de la réaction émotionnelle et des reproches qui gâchent tous nos échanges. Qui nous séparent dramatiquement alors que nous cherchons – parfois désespérément, à nous connecter.</p>
<p>Elle – … ?</p>
<p>Lui – … ?</p>
<p>Le psy – Même si cela ne semble pas naturel, il s’agit de poser un cadre protecteur contraignant. Même si cela frustre terriblement notre partie enfantine (et névrotique), lorsque nous en avons assez des reproches, nous pouvons apprendre à mettre en place des échanges plus vrais, plus constructifs.</p>
<p>Elle – Pour les vacances, vous avez des lectures ?</p>
<p>Lui – Bonne idée, hey chérie, tu me raconteras… ?</p>
<p>Elle – Et si nous n’y arrivons pas, pour avancer plus vite, nous reviendrons après les fêtes !</p>
<p>Lui – mmouais…</p>
<p>Suite au prochain blog…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le même sujet voir mes autres blogs :</p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">Entendre L’autre Peut Suffire </a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/"><u>Travail d’Empathie</u></a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/ca-me-derange-alors-change/">Ca me Dérange…Alors Change !</a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/lart-de-demander-dans-le-couple/">L’Art de Demander, Dans le Couple</a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Les Femmes Demandent Pardon aux Hommes</a></p>
<div id="attachment_188" style="width: 658px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-188" class="size-large wp-image-188" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/01/Dispute-Sport-2-1024x800.jpg" alt="La dispute de couple, Un sport?" width="648" height="506" /><p id="caption-attachment-188" class="wp-caption-text">le couple maladroitement connecté par le conflit&#8230;?              © S.Vasey 2020, tous droits réservés.</p>
<p></p></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Travail d’empathie</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2019 16:43:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[empathie]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie de couple]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sophie et Xavier sont un couple de 10 ans, ils ont deux enfants de 4 et 6 ans. Moi – Vous avez chacun une vieille blessure principale qui revient souvent. [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/">Travail d’empathie</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sophie et Xavier sont un couple de 10 ans, ils ont deux enfants de 4 et 6 ans.</p>
<p>Moi – Vous avez chacun une vieille blessure principale qui revient souvent. Ces deux blessures en plus datent de la même période. Vous êtes d’accord de revenir sur cette période de votre couple et en parler. Parfois on s’occupe du passé pour mieux libérer le présent.</p>
<p>Qui veut commencer à parler de sa blessure ?</p>
<p><span id="more-151"></span></p>
<p>Sophie – Alors pour moi c’est très clair, cela concerne cette phase de la première année de notre ainé. Je me suis sentie si seule, j’aurai eu besoin de davantage de soutien et de ta présence bienveillante. J’avais l’impression que tu t’éloignais, que même parfois tu cherchais à m’éviter. Je ne comprends pas (de petites larmes apparaissent…).</p>
<p>Moi – Cela vous touche encore tellement. Sentez-vous que vous avez dit l’essentiel de ce que vous désiriez partager ?</p>
<p>Sophie – oui je crois que le plus important, je l’ai dit</p>
<p>Moi – Alors je propose de donner la parole à votre homme, Monsieur, comment pouvez-vous répondre à cela ? Comment c’est d’entendre votre femme raconter cela ?</p>
<p>Xavier – Oui j’ai déjà entendu son histoire. Je ne suis pas d’accord, j’étais là, je m’occupais de beaucoup de choses à la maison en plus de mon boulot. Et elle n’était pas facile d’approche, en fait je me suis senti largué. Utile mais pas désiré. J’ai eu des moments de solitude, c’est comme si j’avais perdu ma femme.</p>
<p>Moi – Oui c’est important ce que vous dites. Vous parlez de votre blessure. Je vous propose d’y revenir. On ne va pas parler des deux vécus douloureux en même temps. J’appelle ça une compétition de blessure. On doit s’en occuper l’un après l’autre, créer de l’espace et de l’attention pour chacun.  Êtes-vous d’accord ?</p>
<p>Oui ? Ok alors, on reste avec Madame qui a commencé le travail.</p>
<p>Monsieur pouvez vous dire ce que vous avez entendu, quand Madame a parlé ?</p>
<p>Xavier – oui elle a dit que c’était dur la période d’allaitement et qu’il y avait beaucoup, comme pour moi d’ailleurs, ma foi, on était obligé, y’avait pas le choix…</p>
<p>Moi – Si c’est ok pour vous, je vous fais faire ce travail d’empathie dont on a déjà parlé. Je dois vous cadrer un peu, car vous repartez de votre côté et ce n’est pas votre tour. J’aimerais vous faire rester encore un moment du côté de votre femme. Vous acceptez ma proposition ?</p>
<p>Xavier – oui j’essaie</p>
<p>Moi – qu’est-ce qui touche tant votre femme dans ce qu’elle a raconté ?</p>
<p>Xavier &#8211; …(silence)… heu… qu’elle se sentait seule, que je n’étais pas assez là pour elle, mais bon ça c’est pas vrai…</p>
<p>Moi – attention, vers la fin vous repartez de votre côté. Défense, justification, montrent que vous n’entendez pas. Au début, je crois que vous avez dit des choses vraies pour votre femme. L’empathie c’est comme du stretching, c’est un muscle qui peut se développer. Si vous vous mettez de côté, et vous vous mettez à la place de votre femme, vous entendez ce qu’elle a vécu de si difficile, vous ressentez quoi ?</p>
<p>Xavier – ben.. ça me touche, elle a souffert, c’était vraiment dur pour elle.</p>
<p>Moi – qu’est-ce que vous pouvez lui dire, à elle directement à l’instant… ?</p>
<p>Xavier – mais je suis désolé, je n’aurais jamais voulu que tu souffres. Je réalise que j’étais bougon, dur, absent, pas facile pour toi. En plus c’était un évènement joyeux, alors quel dommage…</p>
<p>Moi – (je regarde Sophie qui s’est redressée…) Madame, votre mari a parlé, comment c’est ?</p>
<p>Sophie &#8211; …(avec émotion)… c’est la première fois qu’il dit ça, j’ai l’impression qu’il a entendu une partie de ma peine.</p>
<p>Moi – Et vous ressentez quoi dans votre corps ?</p>
<p>Sophie – quelque chose s’est détendu. Nettement. Je me sens moins fermée. (elle regarde timidement Xavier).</p>
<p>Contact.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_150" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-150" class="wp-image-150 size-medium" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2019/07/Empathie-blog-2-sur-4-300x104.jpg" alt="Se mettre dans les chaussures de l'autre" width="300" height="104" /><p id="caption-attachment-150" class="wp-caption-text">Se mettre dans les chaussures de l&rsquo;autre</p></div>
<p>Moi – … (après un silence suffisant). J’ai la sensation qu’on a fait une première partie du travail. Bravo. Quand vous êtes prêts, essayons d’aborder la seconde.</p>
<p>Sophie – oui volontiers</p>
<p>Xavier – oui c’est bien</p>
<p>Moi – Alors Monsieur, pouvez-vous svp redire ce qui pour vous a été si douloureux dans cette période ?</p>
<p>Xavier – elle était tellement avec l’enfant, soucieuse de l’enfant, on ne parlait plus que de ça</p>
<p>Sophie – mais tu étais jaloux ?</p>
<p>Moi –  Attention, je vous propose Madame de vraiment lui offrir un espace pour qu’il puisse parler. Même maladroitement…</p>
<p>Xavier – bon, en fait ça me manquait des moments ensemble, faire l’amour, rigoler…</p>
<p>Moi – votre femme vous a manqué ?</p>
<p>Xavier – oui beaucoup… (triste, il s’arrête un moment)</p>
<p>Moi – c’est quoi l’émotion ?</p>
<p>Xavier – c’est de la tristesse, j’aimais tellement notre connivence. Ce fut trop brusque, et tout d’un coup le désert, …je me suis fermé. Ça faisait trop mal.</p>
<p>Moi – je crois que vous avez pu vraiment mettre des mots clairs sur ce qui s’est passé pour vous. J’aimerais demander à Madame ce qu’elle a entendu.</p>
<p>Sophie – Alors je vois qu’il s’est aussi senti seul. En fait c’est bête, on a pas pu vraiment communiquer et changer quelque chose.</p>
<p>Moi – comment c’est de sentir ce qui a été si douloureux pour votre mari ?</p>
<p>Sophie &#8211; …ça me touche. Je regrette, je vois que je n’ai pas pu lui donner ce qu’il voulait et …je suis désolée, je n’aime pas te sentir triste. Je n’aurais pas voulu te faire ça.</p>
<p>Xavier &#8211; … (bouge sur son siège, essuie quelques larmes…)</p>
<p>Moi – (je lui tends un mouchoir&#8230;)</p>
<p>Xavier – ouuff, c’est fort cette histoire…</p>
<p>On sourit les trois</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_147" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-147" class="size-medium wp-image-147" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2019/07/Empathie-blog-4-sur-4-300x117.jpg" alt="Se mettre dans les chaussures de l'autre" width="300" height="117" /><p id="caption-attachment-147" class="wp-caption-text">Se mettre dans les chaussures de l&rsquo;autre</p></div>
<p>Voir aussi mon blog  <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">« Entendre l’autre peut suffire… »</a></p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/">Travail d’empathie</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ça me dérange, … alors change !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 May 2019 23:11:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[changer]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[entente]]></category>
		<category><![CDATA[habilité relationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[infantile]]></category>
		<category><![CDATA[lâcher-prise]]></category>
		<category><![CDATA[maturité]]></category>
		<category><![CDATA[provocations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous êtes amoureux en ce moment, cet article n’est pas pour vous. Votre partenaire, grâce aux hormones, est parfait. &#160; Vivre une relation de couple durable, par contre, est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><em>Si vous êtes amoureux en ce moment, cet article n’est pas pour vous.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Votre partenaire, grâce aux hormones, est parfait.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vivre une relation de couple durable, par contre, est devenu un immense challenge.</p>
<p>« Hhhiiiiiiiiiiii &#8211; Ça m’énerve ! ».</p>
<p>« Arrgggh, tu as de nouveau oublié …. ».</p>
<p>« Je ne supporte plus tes remarques… ».</p>
<p>« Je ne veux plus entendre que tu n’as pas le temps… ».</p>
<p><span id="more-128"></span></p>
<p>Bref, notre bien-aimé n’est pas parfait, loin de là.</p>
<p>Grace Jones, positive, chantait… : « I am not perfect, but I am perfect for you ! » (Je ne suis pas parfaite, mais je suis parfaite pour toi !)</p>
<p>Elle/il me provoque, me presse les boutons, m’irrite, m’agace, m’exaspère, me rend fou, je ne la/le su-ppor-te plus ! Otage de la relation, condamné à subir, à encaisser, à endurer les traits mécaniques et répétitifs du caractère de cette personne que nous aimons. Il faut reconnaitre que dans la durée, nous nous laissons aller et le soir fatigués, c’est un peu le pire de nous-même que nous offrons à notre conjoint, voire à nos enfants. Après quelques mois ou années, toutes ces mauvaises habitudes, ou les petites manies et les singularités occupent davantage le champ relationnel. En proportion, mes réactions chargées décuplent. Elles prennent trop de place, trop de temps, trop d’émotion et trop d’importance.</p>
<p>Une parmi les nombreuses raisons historiques de cette difficulté, c’est que nous avons aujourd’hui acquis beaucoup de notions psychologiques et donc beaucoup de mots et de concepts pour décrire le disfonctionnement de notre partenaire ! Nous devenons parfois un expert, le spécialiste de toutes ses tares et ses maladresses.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Alors, lorsque nous sommes dérangés par son comportement, il semble que pour une grande partie d’entre-nous, il y a une première solution simplissime :</li>
</ol>
<p style="text-align: center;"><strong>Ça me dérange, …alors change !</strong></p>
<div id="attachment_126" style="width: 451px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-126" class=" wp-image-126" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2019/05/IMG_6836-1024x726.jpg" alt="Couple en pression" width="441" height="313" /><p id="caption-attachment-126" class="wp-caption-text">Ça me dérange, &#8230; alors tu changes!</p></div>
<p><strong> </strong>Cela <strong>ME</strong> dérange, alors <strong>TU</strong> changes. Cela ne vous semble pas étrange ?</p>
<p>En thérapie de couple, nous pouvons demander à notre conjoint de changer. Nous en avons le droit. C’est d’ailleurs l’immense espoir-piège des consultations, nous y allons pour que l’autre enfin comprenne et change !</p>
<p>Le thérapeute peut soutenir et donner des pistes. Mais il y a une forme de naïveté qui nous fait beaucoup souffrir.</p>
<p>« Pourquoi mon partenaire n’est pas plus comme moi ? C’est tellement évident, s’il changeait, tout serait plus facile et harmonieux !» Parfois c’est même une position culturelle intégriste, « on doit faire comme ça… », « tout le monde fait comme ça sauf toi… ».</p>
<p>Face à ce combat acharné, une phrase de défense lourde qui bloque bien le processus, et qui nous vient en plus facilement : « Ma foi, je suis comme ça ! » (Voulant dire, « je suis que comme ça, ça c’est moi, tu dois me prendre comme je suis… »)</p>
<p>Etre en attente et en exigence que l’autre change met la pression, suscite de la défense, n’encourage pas l’autre. Et pour nous tous, changer est difficile, surtout en ce qui concerne nos travers, nos habitudes, nos manières de faire ou d’être. Et en plus de manière durable, à perpète ? La barre est trop haute.</p>
<p>Néanmoins, par de petits efforts de se rappeler de mettre les chaussettes dans le panier, (pas d’efforts musculaires épuisants, rassurez-vous !) cela fera une différence qui compte pour l’autre. Si nous le voulons, en souverain, sans avoir tort ni devoir justifier sa manière, nous pouvons adapter des comportements, ou modifier des attitudes. A ma connaissance, ce sont sur ces deux paramètres que nous pouvons agir, si nous le voulons. Et avec un bon soutien aimant, un peu de reconnaissance sincère, et le moins de pression possible, le changement devient plus facile.</p>
<p>Attention : même si ce n’est pas important pour moi, je peux décider de le faire car justement c’est important pour l’autre. Dans un couple, c’est souvent assimilé à de l’amour.</p>
<p>Des millions de fois dans notre vie nous avons changé ou adapté nos comportements. Par exemple, au travail, en entrant dans une église, en rencontrant quelqu’un de nouveau…</p>
<p>Changer d’attitude est plus difficile, néanmoins possible. Par exemple développer une attitude positive, ou entreprenante, dans telle situation ou relation…</p>
<p>Le fond de qui nous sommes, cela non, nous ne le changeons pas – éventuellement nous l’enrichissons.</p>
<ol start="2">
<li>Et il y a une seconde solution</li>
</ol>
<p style="text-align: center;"><strong>Ça me dérange, alors… je me relaxe!</strong><strong> </strong></p>
<div id="attachment_127" style="width: 439px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-127" class=" wp-image-127" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2019/05/IMG_6851-2-1024x874.jpg" alt="" width="429" height="366" /><p id="caption-attachment-127" class="wp-caption-text">Ok, je lâche</p></div>
<p>Accepter les choses comme elles sont, ne pas se battre avec, faire avec, lâcher prise, composer et jouer avec la réalité quelle qu’elle soit. C’est le début de la sagesse, ou peut-être juste un peu de maturité. Vous savez, cette maturité que nous connaissons tous, qui nous vient dans des moments de challenge, des moments de cœur, des moments où nous sommes présents. Maladroitement, notre part infantile s’exprime et prend la place de manière royale lorsque nous sommes stressés et fatigué, et hélas dans nos couples.</p>
<p>Accepter que notre conjoint soit « chiant », ne veut pas dire que nous sommes d’accord ou que nous aimons ça. Si notre partenaire ne peut s’empêcher de laisser trainer ses chaussettes, et que nous réagissons en nous énervant chaque fois, nous sommes donc à la même enseigne. Si nous trouvons son comportement lamentable, nous ne sommes donc pas obligé d’avoir chaque fois la même réaction … pathétique. Si nous nous rappelons qu’il est comme ça, il va le refaire, … tout à l’heure d’ailleurs (!), nous pouvons apprendre à nous en protéger ou décider de le tolérer, de vivre avec. Ou, si vous êtes un pro de l’impro, jouer avec !</p>
<p>Ce dont je parle, vous l’avez déjà fait quelques milliers de fois. J’appelle cela le métissage, l’enrichissement qui se produit inévitablement dans chaque couple.</p>
<p>Une vidéo très touchante, une pub de Singapour pour « Le droit et la liberté » qui a gagné quelques prix, en parle de manière très inspirante. Voir ci-dessous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>https://www.youtube.com/watch?v=CEE_-BJF-cc</p>
<p>Cette vieille dame à l’enterrement de son défunt mari, entourée de sa famille et des proches, lui donne son eulogie funèbre. Elle cite les défauts de son mari, avec nostalgie et plein d’amour, et que maintenant qu’il est décédé, combien cela va lui manquer.</p>
<p> » … au final, ce sont ces petites choses dont tu te souviens, les petites imperfections qui les rendent parfaites pour toi. Alors à mes beaux enfants, j&rsquo;espère qu&rsquo;un jour, vous aussi vous trouverez un partenaire de vie qui sera aussi magnifiquement imparfait que votre père l’était pour moi. »</p>
<p><strong>En toute honnêteté, dans votre couple, que pratiquez-vous ? Et si vous aviez le choix, quelle option serait la bonne pour vous ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;ART DE DEMANDER, DANS LE COUPLE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 May 2018 12:58:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[harmonie]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[prise de tête]]></category>
		<category><![CDATA[résolution de conflit]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie de couple]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8211; Ça y est, tu ne m’as de nouveau pas compris. &#8211; Mais je n’ai pas voulu dire ça !  &#8211; Pourquoi tu ne me réponds pas ?  Se parler, s’expliquer, communiquer [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&#8211; <em>Ça y est, tu ne m’as de nouveau pas compris. </em></p>
<p><em>&#8211; Mais je n’ai pas voulu dire ça ! </em></p>
<p><em>&#8211; Pourquoi tu ne me réponds pas ? </em></p>
<p>Se parler, s’expliquer, communiquer sur un problème, … c’est compliqué.</p>
<p>Dans les couples, cela peut créer de la confusion, des résistances, des malentendus et beaucoup de frustration.</p>
<p>Il fut une époque où les couples se séparaient car ils ne parlaient pas. Aujourd’hui, les couples se séparent parce qu’ils parlent trop, ou mal.</p>
<p>Nous sommes tous maladroits mais, si nous le décidons, nous pouvons apprendre.</p>
<p>Quoi ?</p>
<p>L’art d’exprimer ce qui nous touche, ce dont nous avons besoin. C’est aussi l’art d’entendre la réalité de l’autre et de lui donner une réponse au lieu d’une réaction. Une discussion qui nous aide à créer un pont ou du lien, au lieu d’un pugilat ou d’une solitude. C’est encore l’art de trouver une issue, un arrangement, de pouvoir ensuite passer à autre chose. Parler pour arrêter de penser.</p>
<p><span id="more-61"></span></p>
<p><strong>Avoir besoin, désirer, vouloir, espérer, avoir des attentes, puis demander ou exiger, mendier, manipuler, extorquer&#8230;</strong></p>
<p>Nous n’y échappons pas.</p>
<p>Réalisons-nous combien nous sommes peu habiles et peu efficaces pour nous faire entendre, admettre un désaccord, trouver un « terrain du milieu », avoir une chance d’être satisfaits sur un besoin personnel ? Il est donc absurde de persister à s’exprimer de manière automatique et confuse, avec un espoir naïf que l’autre ira dans le sens de ce que nous laissons deviner.</p>
<p>Dans mon travail de thérapeute de couple, mais aussi dans ma recherche personnelle privée, j’ai été amené à nettoyer mon langage, à utiliser des mots plus précis qui recouvrent des expériences différentes. Cela m’aide à être efficace.</p>
<p>Dans mon cabinet, 80% de ma clientèle souffre de problèmes de communication. Une part de mon travail est de les aider à identifier un besoin, puis de formuler une demande ; de les aider à débusquer le besoin caché derrière le reproche ; à traduire une attente en vraie demande ; à sentir la charge émotionnelle qui accompagne leurs mots, qui brouille le message et qui a blessé leur partenaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce qui suit est à expérimenter, à risquer lors de votre prochaine dispute ou échange !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le besoin</strong></p>
<p>« C’est en bas ».</p>
<p>Ça vient du ventre, c’est relié au corps, à ce que nous sommes, c’est basique et ce n’est pas élaboré. Par exemple, nous avons besoin de manger, de dormir, de calme, de nous sentir en confiance ou de poser une limite. Un besoin est une nécessité momentanée, non-négociable, que nous n’avons pas à justifier. Il nous concerne, il est une information importante sur notre vécu et s’il n’est pas suivi d’une demande, il ne concerne pas encore notre partenaire, ni ne le mobilise. Exemple :</p>
<p>&#8211; <em>j’ai besoin de calme, peux-tu stp baisser ta musique ?</em> Par opposition à</p>
<p>&#8211; <em>j’ai besoin que tu baisses ta musique !</em> qui est un raccourci musclé que nous employons tous, mais qui met la pression et qui est moins efficace.</p>
<p>En règle générale, nous ne sommes pas bien éduqués à ressentir et à exprimer nos besoins. Il peut même y avoir de la honte et des blessures liées. Pourtant, il est important de les reconnaitre. En tant qu’adulte, lorsque nous le sommes (!), nous avons la possibilité de reporter leur satisfaction ou d’être contenté partiellement. Lorsque « nous sommes en retard sur nos besoins » ou dans leur déni, cela provoque du stress, de la frustration, voire même des angoisses, de la colère, etc.</p>
<p>En réalité, nous avons tous des besoins. Nous en avons peu et peu à la fois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le désir</strong></p>
<p>« C’est plus haut ».</p>
<p>C’est notre mental, notre imagination, un projet. Par exemple, nous désirons visiter Lisbonne, passer une après-midi aux bains, etc.</p>
<p>Nous avons le droit d’avoir des désirs, du plaisir, un luxe. Ils sont importants mais pas vitaux. Lorsqu’ils sont dans la direction de nos aspirations ou de nos rêves, qu’ils nous tiennent à cœur, ils peuvent donner du sens à notre vie. Ce qui est très important.</p>
<p>Lorsque nous n’arrivons pas à réaliser nos désirs, la frustration peut être présente, la colère bien sûr, une forme de misère aussi.</p>
<p>Nous pouvons avoir de nombreux désirs et beaucoup en même temps.</p>
<p>Parfois nos désirs viennent compenser un besoin frustré. Par exemple, il nous manque de l’amour, alors nous dépensons notre argent pour des choses (in)utiles…</p>
<p>Selon les bouddhistes, se détacher des désirs nous permet d’atteindre un état de libération et de béatitude.</p>
<p>De même qu’en psychothérapie, une part du travail est d’aider le client à passer de ses désirs à ses besoins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’attente</strong></p>
<p>« C’est mystérieux ».</p>
<p>Souvent inconsciente, donc non-formulée, elle sous-tend nos mots, s’accroche comme un parasite, pèse lourd et vient mettre sous pression notre partenaire qui va y réagir défensivement. L’autre ressent qu’il n’a pas le choix, qu’il doit se soumettre.</p>
<p>&#8211; <em>J’aimerais bien que tu me fasses un massage, mais tu pourrais faire attention <strong>cette fois</strong>, je veux <strong>vraiment</strong> que tu sois plus doux</em>. Ou &#8211; <em>je te demande de m’aider, mais j’aimerais <strong>vraiment (j’attends vraiment)</strong> que tu me dises oui <strong>enfin</strong>! <strong>Pour une fois</strong></em>!</p>
<p>Dans la communication, les recherches montrent que le langage non-verbal donne le sens et compte pour 80% du message entendu. Étonnamment, les mots utilisés n’ont que peu d’effet sur la compréhension du message.</p>
<p>Le non-verbal donc,</p>
<ul>
<li>c’est <strong>comment</strong> nous le disons, par exemple avec calme, avec verve ou avec violence.</li>
<li><strong>d’où l’on vient</strong> pour le dire : du cœur, des tripes ou d’un endroit blessé et revanchard par exemple.</li>
</ul>
<p>Les charges émotionnelles se glissent à notre insu dans le “comment nous le disons“. Dans les conflits de couple, ce qui nous percute massivement est le ton de la voix, les gestes, la posture, le regard et l’expression du visage.</p>
<p>D’où la réaction que nous connaissons bien : &#8211; <em>mais j’ai juste dit ça…pourquoi ça te blesse… ?</em> L’attente, non dite, noyée dans la masse du non-verbal, est captée et interprétée par notre partenaire. Donc si nous posons une demande qui provoque une défense chez l’autre, nous devrions d’abord nous méfier de notre propre communication : notre attente qui est vécue comme une pression ou comme une prise de pouvoir, provoque cette défense. Nous désirons une réponse et à la place, nous recevons une résistance. Alors, nous nous sentons incompris, frustrés et même en colère. Un conflit est en train de naitre !</p>
<p>Si nous en avons conscience, nous pouvons alors choisir de délester nos demandes des attentes non dîtes, des charges émotionnelles non exprimées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le reproche</strong></p>
<p>« C’est automatique, familier et… totalement inefficace !»</p>
<p><em>&#8211; Mais tu ne penses qu’à toi!</em></p>
<p><em>&#8211; Tu n’as jamais le temps pour m’aider !</em></p>
<p>C’est ce qui est le plus pratiqué, sans pudeur, par la plupart des couples en souffrance. Cette manière maladroite d’exprimer un message n’est pas claire du tout et crée en face une attitude de défense ou un blocage. C’est voué à l’échec.</p>
<p>&#8211;<em>Tu ne nous proposes jamais de faire une sortie ensemble !</em></p>
<p>Mitrailler de reproches son conjoint (contrairement à oser poser sa demande) ne nous amène pas à nous exposer de manière humble, même vulnérable. Dommage, car cela aiderait à faire le contact. Reprocher, c’est exposer l’autre et c’est une violence.</p>
<p>Toutefois, <strong>sous chaque reproche… il y a un vrai besoin</strong>, une sensibilité, une blessure, une demande touchante et légitime de faire le contact. C’est le travail intérieur que nous pouvons faire, chercher derrière notre reproche, qu’avons-nous besoin ou qu’est ce qui est touché ? Puis le nommer et se donner une chance d’être perçu par notre conjoint.</p>
<p>Le reproche nous vient automatiquement et ne nous donne pas ce que nous cherchons. Il détruit le contact.</p>
<p>Par contre, exposer notre besoin semble risqué ; néanmoins, cela fait le contact et nous amène plus facilement le retour souhaité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La demande</strong></p>
<p>« C’est très simple et très difficile à la fois ».</p>
<p>Formuler une demande est un signe de maturité, c’est devenir adulte.</p>
<p>&#8211;<em>Ma chérie, j’ai besoin de te retrouver et dans mon stress de ces jours et ma fatigue, j’ai une demande à te faire : pourrais-tu s’il te plait nous organiser un weekend en amoureux? </em></p>
<p>J’observe tous les jours dans ma pratique de thérapeute de couple, combien il est difficile de demander. Manque d’éducation, certes. Cela nous met en position inconfortable, nous nous sentons vulnérables, l’autre peut dire non et nous craignons cela. En bref nous nous arrangeons pour ne pas demander. Est-il plus simple de reprocher, manipuler ou extorquer à l’autre ce dont nous avons besoin !? Vérifiez. Dans mon expérience, et je vois cela tous les jours dans ma pratique, c’est un vrai gâchis et c’est inefficace à moyen et long terme.</p>
<p>La demande est un art et nous pouvons apprendre à l’exercer. En conséquence, l’éducation pourrait s’en occuper dès le plus jeune âge.</p>
<p>Expérimentez :</p>
<p>Vous <strong>posez une demande</strong> à votre partenaire et vous rajoutez</p>
<p>&#8211; <strong><em>Je te rappelle que tu peux me dire non ou oui</em></strong><em>.  </em></p>
<p>La vertu de ce modèle est que vous vous préparez à respecter le libre choix de l’adulte que vous avez en face. De plus, votre inconscient est averti que vous risquez de recevoir un non. Et que vous pouvez y survivre!</p>
<p>Votre partenaire, libéré de toute pression (de vos attentes et de vos expectatives) a tout l’espace pour faire un vrai choix.</p>
<p>Dans mon expérience, cela consolide un partenariat plus mature avec de meilleures chances d’être entendu et satisfait.</p>
<p>Rappel, si nous en prenons conscience, il n’est pas trop tard pour traduire un reproche ou une attente en demande.</p>
<p>Une fois formulée, notre conjoint peut alors y répondre (dans l’idéal) par plusieurs options : <em>« oui/non/je n’arrive pas à répondre maintenant »</em>. L’élégance proposerait que lorsque nous ne pouvons répondre sur l’instant, nous donnions un délai, que nous respectons soigneusement. Vous êtes responsable d’obtenir une réponse claire. Donc revenir aimablement à la demande, lorsque votre partenaire « digresse », pose une autre question, entre en compétition avec sa blessure ou une autre demande. Donc, pour être efficace, mieux vaut ne traiter qu’une demande à la fois !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En conclusion :</strong></p>
<p>Certaines personnes résistent fort à faire un travail à améliorer leur communication. Ils désirent rester « spontanés ». Selon moi, ils ne sont pas du tout spontanés, <strong>ils sont dans leurs automatismes</strong> <strong>personnels et collectifs</strong>. C’est donc du reflexe conditionné, de la réaction sempiternellement standard et répétitive jusqu’à la nausée.</p>
<p>Nous pouvons tous apprendre et nous améliorer en communication, particulièrement dans les enjeux relationnels et émotionnels et…dans nos couples !</p>
<p>En prendre conscience et faire ce travail de tri, choisir ce que nous disons et <strong>surtout comment nous le disons</strong> apporte énormément. Ainsi, certains couples font la découverte rassurante que leurs conflits ne sont finalement pas de graves enjeux et désaccords profonds et, <strong>qu’être attentif à la façon dont ils se parlent</strong> change l’ambiance, répare la relation.</p>
<p>Je le vois pour les couples qui sont d’accord d’expérimenter autre chose, ils constatent que cela désamorce les conflits et les malentendus, cela désenflamme. Ils se sentent davantage respectés, ils obtiennent davantage de satisfaction. Ils se sentent moins seuls.</p>
<p>Parfois cela leur parait même magique !</p>
<p>En français nous parlons d’un couple qui va bien, c’est un couple qui… <strong>s’entend bien</strong>.</p>
<p>Bonne réflexion et surtout… bonnes expérimentations !</p>
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