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	<title>Chantier du couple Archives - Thérapie de Couple</title>
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	<description>Stephen Vasey</description>
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	<title>Chantier du couple Archives - Thérapie de Couple</title>
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		<title>Existe-t-il un vaccin pour le chagrin d&#8217;amour?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2022 07:38:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[chagrin d'amour]]></category>
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		<category><![CDATA[couple rêvé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>. . . . . . . &#160; &#160; NON &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; Mais il y a une suite&#8230; &#160;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span><span id="more-268"></span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
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<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 36pt;"><strong>NON</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Mais il y a une suite&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Amber et Johnny &#8211; Violence et violence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2022 14:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[amber heard]]></category>
		<category><![CDATA[bagarre]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[gâchis]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny depp]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-être comme vous, j’ai essayé de suivre un peu le feuilleton du procès en diffamation de Johnny Depp et d’Amber Heard. J’en ai un sentiment de nausée et de tristesse [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être comme vous, j’ai essayé de suivre un peu le feuilleton du procès en diffamation de Johnny Depp et d’Amber Heard. J’en ai un sentiment de nausée et de tristesse immense.</p>
<p>Les problèmes relationnels, les échanges maladroits et émotionnels du couple, devraient être dévoilés à un ami de confiance, ou dans un cabinet de psychothérapie &#8211; en confidentialité,  en sécurité, hors du jugement.  Avec un soutien bienveillant, parfois confrontant, dans le but d’apprendre, de grandir, de passer à autre chose.</p>
<p><span id="more-256"></span>Hélas, dans cette affaire surmédiatisée, les deux ex-tourtereaux sont surexposés dans un tribunal avec caméras, en direct pour la planète entière. Puis chacune et chacun y va de sa petite opinion, prend parti pour elle ou lui, on se forme des clubs pour l’un ou l’autre, des campagnes sur les réseaux sociaux pour un éventuel lynchage. Et lorsqu’il y aura un jugement à la fin, les consommateurs-voyeurs voudront un coupable et une victime ; un perdant et un gagnant.</p>
<p>Dans cette situation, d’une certaine manière, nous sommes tous perdants.</p>
<p>Johnny et Amber ont vécu ce que beaucoup de couples vivent : des moments de régression, des moments tellement émotionnels que le pire de nous-mêmes émerge et prend toute la place. Après les lumières du début, l’ombre vient se glisser dans les échanges du couple, en relation avec nos traumas, nos manques, nos manies.</p>
<p>Le couple est un lieu d’amour et d’un développement personnel si riche.<br />
Il est aussi le lieu de la révélation et le déclenchement de toutes nos tares, nos blessures et nos insécurités enfantines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Dans chaque adulte, il y a un enfant blessé et</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em> lorsque celui-ci est activé, il peut prendre toute la place ; </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>la place de l’amour en particulier.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Amber et Johnny méritent toute notre compassion. Ainsi que tous les couples qui traversent ces tempêtes émotionnelles.</p>
<p>D’ailleurs, c’est même annoncé dans la cérémonie du mariage :</p>
<p><em>Unis pour le meilleur comme le pire :</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>le meilleur et le pire dans les épreuves du monde dans lequel nous vivons ; </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>et dans le monde intérieur vulnérable et immature dans lequel nous existons.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et la violence ?</p>
<p>Le corolaire de la violence, c’est l’impuissance. C’est le dernier langage qui nous reste.</p>
<p>Alors, dans ce dernier recours, nous usons et abusons de violences diverses.</p>
<p>Toute <strong>violence physique</strong> doit être sanctionnée. Quelle qu’elle soit.</p>
<p>Et qu’en est-il de la <strong>violence passive-agressive</strong>, cette violence indirecte, froide et subtile que nous pratiquons abondamment sous nos latitudes ?  Elle est grave et elle doit être débusquée, nommée, et comprise comme destructrice. Même si dans le juridique nous sommes couverts, <strong>dans le travail relationnel, elle compte autant que la violence physique</strong>. Pourquoi ?</p>
<p>Parce que cette force de destruction ciblée ou massive peut faire beaucoup de dégâts, on ne la voit pas venir, donc elle est difficile à s’en protéger, et elle peut engendrer souvent une violence plus intense ou hélas, physique.</p>
<p>En résumé :</p>
<p><strong>Johnny Depp est blessé</strong> et accuse Amber de violence physique, verbale, hystérique, d’harcèlement et de déborder émotionnellement : blessure d’envahissement.</p>
<p><strong>Amber Heard est blessée</strong> et accuse Johnny de violence physique, de fuir tout le temps, de lui faire des crises de jalousie et de couper avec elle, de la rejeter. (il s’est promis de ne plus jamais lui permettre de voir ses yeux…) : blessure d’abandon.</p>
<p>Et comme dans tous les couples… <strong>il y a hélas compétition de blessure</strong>. Il n’y a pas de résolution ni d’apaisement si chacune et chacun ne trouve pas sa place pour exprimer sa blessure et qu’elle soit entendue ou prise en compte. Les blessures sont subjectives et rarement objectives, elles sont symboliques aussi – et dans les codes du couple, dans le contexte historique personnel et relationnel, ces blessures deviennent emblématiques.</p>
<p>Là, nous sommes dans du lourd !</p>
<p>Ce procès est concerné avec raison par la violence physique. Cependant, il a l’air de cautionner ou de pardonner toute cette violence froide et passive. Dans les faits relatés ou même dans la salle d’audience.</p>
<p>Comprenez bien ces deux violences :</p>
<ul>
<li>Tu as fait ça ! Tu m’as dit ça (violence visible, verbale et sonore, gestuelle, physique). L’intensité émotionnelle d’Amber est mise en avant et terrorise Johnny.</li>
<li>Oui, heu…, et bien toi, tu n’as pas fait ça, tu n’as rien dit, tu n’es pas présent, tu disparais… tu deviens arrogant, ou tu tapes ou casse des objets autour de moi, (violence passive agressive). Un classique dans un couple, c’est de jouer avec le lien, faire semblant que l’autre n’existe plus, menacer de terminer la relation etc… Cette violence devient perverse et horrible à gérer, car elle peut nous mettre dans des angoisses archaïques. Elle est grave. Amber devient folle lorsque Johnny fuit dans une autre chambre d’hôtel (déjà louée et prévue !?!).</li>
<li>Dans un couple, en général, nous nous polarisons et adoptons davantage un mode de violence en face de celui de l’autre.</li>
</ul>
<p>En thérapie de couple, nous recevons le peuple, nous voyons des Johnny et des Amber, des gens importants ou haut dans les hiérarchies fantasques de notre société.</p>
<p>Rassurez-vous, nous sommes <strong>tous</strong> concernés, par ces moments si moches, ces batailles de gamins blessés, ces délires émotionnels incontrôlables, ces prises de pouvoir désespérées. Même pour nous les psys !</p>
<p>Le chemin vers notre maturité d’adulte est long, semé d’embuches, mais tellement passionnant.</p>
<p>Dans nos couples, <strong>nous sommes des humains très humains, invités à apprendre. Vive l’amour !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>PS : voir mes autres blogs</strong> qui humblement, proposent des approches pour sortir du marasme, être plus efficace dans les conflits, restaurer plus rapidement le lien :</p>
<p><strong><a href="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/2015/10/09/entendre-lautre-peut-suffire/">Entendre L’autre Peut Suffire </a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">Travail d’Empathie</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Ca me Dérange…Alors Change !</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/lart-de-demander-dans-le-couple/">L’Art de Demander, Dans le Couple</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Les Femmes Demandent Pardon aux Hommes</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-dispute-de-couple-un-sport-comme-un-autre/"><strong>La dispute de couple – un sport comme un autre?</strong></a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/bouder-une-misere-ordinaire/">Bouder, une misère ordinaire</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/">Avant De Se Séparer</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/reussir-sa-separation/">Réussir sa séparation…</a></strong></p>
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		<item>
		<title>Réussir sa séparation…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 18:21:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’en ai eu des séparations de couples, d’histoires et d’aventures. C’est toujours douloureux. Cela fait probablement partie du risque d’être vivant. Des fois je me dis “je deviens un vrai [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’en ai eu des séparations de couples, d’histoires et d’aventures. C’est toujours douloureux. Cela fait probablement partie du risque d’être vivant.</p>
<p>Des fois je me dis “je deviens un vrai professionnel de la séparation“ ! J’ai expérimenté d’être mon propre thérapeute, je me suis accompagné dans ce processus de passage et à la longue, je le vis moins mal. J’ai appris beaucoup sur les étapes du deuil, je peux humblement dire que je crois avoir réussi certaines de mes séparations…</p>
<p>Dans mon travail de thérapeute de couple, j’accompagne des séparations, c’est toujours très touchant, délicat, c’est souvent difficile ou parfois même dramatique.<span id="more-245"></span></p>
<p>Dans cette période historique, deux adultes ont la possibilité légale et la liberté spirituelle et économique de prendre cette décision lourde de conséquences. Nos grand-mères ne pouvaient quasi pas quitter nos grands-pères,  elles ne pouvaient même pas ouvrir un compte en banque sans la signature de leur maris !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comme des chefs, ou comme des gamins</strong></p>
<p>Certains d’entre nous vont s’y prendre de manière correcte, nous pouvons  nous séparer “en bonne entente“ et ne pas y rajouter de la douleur, protéger les enfants aussi.</p>
<p>Dans une rupture mauvaise, violente, immature, salir ou détester notre (ex) partenaire, paradoxalement,  nous lie par les émotions intenses négatives que cela suscite, au lieu de nous libérer.</p>
<p><strong>La séparation est un processus</strong>, elle prend un certain temps, elle comporte des étapes, nous pouvons apprendre à la faire avec davantage de conscience. Nous respecter nous-même et aussi l’autre, prendre soin de négocier et graduellement se libérer l’un l’autre. Parfois nous pouvons même avoir cette sensation de la faire bien.</p>
<p><strong>Injustice </strong></p>
<p>C’est rare de décider de se quitter ensemble, de mûrir la décision et en sagesse et en intelligence terminer les choses le mieux possible… ensemble.</p>
<p>Souvent il y a une inégalité : un des deux partenaires quitte l’autre. Celui qui est quitté est souvent déséquilibré et dans un premier temps, tombe en enfer.</p>
<p><strong>Pas d’accord !</strong></p>
<p>Un couple d’amis ont eu cette expérience particulière :</p>
<ul style="list-style-type: disc;">
<li>Amélia “je te quitte“,</li>
<li>Xavier (après un jour de réflexion) “non, je ne suis pas d’accord“.</li>
</ul>
<p>Après encore quelques jours, le couple décida de rester ensemble. Xavier a eu raison de se positionner clairement, même s’il savait qu’il ne pourrait pas la retenir. Chacun a droit à prendre sa place et dire ce qu’il a besoin ou désire.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-248 aligncenter" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2021/11/Separation1-1024x431.jpg" alt="Pas d'accord" width="394" height="166" /></p>
<p><strong>Fais le boulot toi…</strong></p>
<p>Une autre version, un peu sordide mais très banale, c’est qu’un des deux partenaires s’arrange (inconsciemment) de provoquer une fin par procuration. Il s’absente énergétiquement, n’est plus là, n’est plus ouvert, ou devient lourd et même piquant. Bref il devient tellement insupportable, que l’autre prend les devants pour créer la rupture. Non seulement donc ce dernier ne désire pas une séparation, mais va devoir en porter la responsabilité !?!</p>
<p><strong>Les bonnes et mauvaises raisons de se quitter</strong></p>
<p>Veuillez-vous référer à <strong>mon autre blog : </strong><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/"><strong>Avant de se séparer</strong></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800080;"><strong><em>Dans un processus de séparation et de deuil, il y a des étapes et différents ingrédients. </em></strong><strong><em>Souvent nous sommes envahis par une multitude de sentiments en même temps, parfois contradictoires. Les sentiments d’incompréhension, de  confusion, d’impuissance, les émotions intenses de tristesse et de colère, nous mènent dans une profonde vulnérabilité </em></strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le choc</strong></p>
<p>Nous ne sommes jamais préparés à l’annonce ou la réalisation que c’est fini. Il y a comme un enfant en nous qui voudrait que cela dure toujours, que cela ne s’arrête jamais. Nous sommes naïfs, romantiques et… très humains.</p>
<p>Lorsque vient le moment fatal,  il y a souvent un état de choc, de sidération. “Non , ce n’est pas possible, mais pourquoi, je ne peux pas le croire, je ne veux pas ça“. Comme si notre tête a pris la nouvelle, mais toutes les cellules du corps ne sont pas encore au courant, il faudra du temps !</p>
<p><strong>Les sentiments</strong></p>
<p>Il y en a de nombreux et de les accueillir ou de faire de la place à tout ce maelstrom émotionnel, c’est un challenge.</p>
<p>Il y a tout ce qu’on se raconte, le mental dans son effort de tenter de contrôler l’incontrôlable s’accélère, va dans toutes les directions et alimente encore davantage l’intensité et la confusion des émotions.</p>
<p>Souvent il y a encore des sentiments positifs. Même si c’est dur de l’avouer, nous aimons encore notre conjoint.</p>
<p>Si la séparation s’impose, c’est rarement pour un manque de ressentir l’amour. C’est que la relation est dysfonctionnelle , malade. Nous ne savons plus comme y accéder ou nous n’arrivons plus à partager nos sentiments positifs.</p>
<p>Cela veut donc dire, que nous pouvons entamer une séparation en ressentant encore de l’amour. Montrer de la haine, de l’hostilité ne nous aideront pas à mieux se séparer, bien au contraire.</p>
<p>Une autre mauvaise option c’est de couper, de se dissocier, et d’éteindre une partie de nous sans faire le deuil. Attention, nous les hommes ont tendance à pratiquer cette mutilation cardiaque !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-249 aligncenter" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2021/11/Separation2-1024x341.jpg" alt="Rupture" width="360" height="120" /></p>
<p><strong>L’attachement</strong></p>
<p>C’est la partie la plus tenace et lente à travailler. Le gros travail à faire est de se détacher.</p>
<p>Ce n’est pas le cœur où il y a l’amour, c’est plus bas, c’est le ventre, les tripes, proche du cordon ombilical. C’est là où nous pouvons sentir comme un vide, le grand manque, un trou d’obus, ça tire et cela nous mets dans une fragilité et une illusion d’enfant : “ je ne peux pas vivre seul, sans l’autre…“</p>
<p>Le détachement est ralenti par toutes nos pensées romantiques et nostalgiques, “ah c’était si bien avant, ah je ne trouverai jamais personne…etc“. Il prend du temps, des semaines ou des mois. De vivre le deuil, pleurer, être en colère de manière saine, être entouré et dépendre un peu d’amis ou de la famille aide beaucoup. Soyez pris dans leur bras et vous avez le droit aussi de vous lâcher, de faire bouger et décharger toute cette lourdeur en faisant du sport, de la randonnée, chanter ou danser à la folie…</p>
<p>Il y a donc un processus de deuil, comme pour une personne décédée, qui va se faire, que nous pouvons soutenir ou freiner. Pour les parents, il y a deux deuils à faire : celui du couple et celui de la petite famille. Dur dur.</p>
<p><strong>Accrochage compulsif</strong></p>
<p>Un jeune homme est venu consulter pour une rupture qui s’éternisait. Il avait été quitté et après trois mois, il en souffrait encore. Je lui ai demandé :</p>
<ul>
<li>et vous, vous avez décidé de la quitter ?</li>
<li>oh non, bien-sûr que non !</li>
<li>alors je vous propose de faire l’absurde, décidez et engagez-vous mentalement à la quitter de suite</li>
</ul>
<p>Prochaine consultation, il me raconte qu’après trois jours, de se dire et redire que lui la quittait enfin, lui avait permis de sentir un soulagement dans son ventre, il dormait mieux etc…</p>
<p><strong>Les enfants</strong></p>
<p>Il nous est demandé de solliciter les deux adultes pour prendre en main ce processus douloureux et coûteux en émotions. De la bienveillance, du soutien, et même parfois une collaboration intelligente à deux. Quand ce sont nos “deux enfants intérieurs blessés“ &#8211; cette partie de nous émotionnelle et immature, qui le gèrent, alors c’est la guerre assurée. C’est souvent une violence sourde ou visible qui complique ce délicat moment, et s’il y a des enfants, qui les blessent profondément. Les recherches montrent que la mésentente des parents est ce qui fait le plus de mal aux enfants. Dire du mal du conjoint devant les enfants, les prendre  à partie ou en otage et les informer de choses qui ne le regardent pas, à leur tendre âge, sont de la maltraitance pure.</p>
<p>Utiliser son enfant comme médicament ou béquille, est aussi un problème. Cette mission est éventuellement glorieuse pour eux, mais complétement inappropriée à leur âge. Nos têtes blondes ont le droit de rester dans leur monde de jeu et d’innocence, et surtout de ne pas participer aux complications des adultes.</p>
<p>Nos chérubins ne devraient non plus pas avoir un problème de loyauté. Les enfants sont constitués des deux parents, dire du mal de l’un va directement les blesser ; c’est grave, c’est criminel. Et ils devront le travailler en thérapie vingt ans plus tard.</p>
<p>La séparation, si elle est soignée, même un peu, a donc beaucoup moins d’impact négatif.</p>
<p>J’ai besoin de le redire, ce n’est pas vrai que de détester l’autre ou lui vouloir du mal va nous aider à nous séparer. Bien au contraire, nous restons liés par l’émotionnel, les coups bas et notre négativité. Même si par impuissance, le seul pouvoir qui semble nous rester est de faire mal, de faire payer l’autre, cette approche nous précipite dans notre propre misère, la victime, et tout le monde en souffre.</p>
<p>De vouloir du bien au père ou à la mère de nos enfants, a un impact positif important. C’est adulte, intelligent, et permet au couple parental de poursuivre sa mission en conscience et en bienveillance.</p>
<p>Il y a de la vie après la séparation, même si ce sera suite à une longue traversée d’un purgatoire difficile.</p>
<ul style="list-style-type: disc;">
<li>Comment garder son cœur ouvert, (ou le rouvrir !), pour soi-même, pour ses proches, pour rester dans la vie.</li>
<li>Comment tirer de bonnes leçons, nécessaires, pour évoluer et se donner une chance pour la suite.</li>
<li>C’est possible.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rituels</strong></p>
<p>Je connais des couples qui ont décidés de créer des rituels pour s’aider à faire ou finir le passage. Le rituel parle à notre inconscient et c’est lui qui a besoin d’être mis à jour…</p>
<p>Par exemple, écrire ou déclamer un mot écrit avec soin et en conscience, utiliser du feu, ou une rivière pour marquer le passage, faire une place pour la gratitude de tout ce qui a été positif…</p>
<p><strong>Amis</strong></p>
<p>Parfois nos ex n’existent plus, parfois ils deviennent nos amis. A chacun son destin et sa philosophie.</p>
<p>Si cela vous concerne,  référez-vous à <strong>mon blog  précédent: <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/avant-de-se-separer/">Avant de se séparer</a></strong></p>
<p><strong>Pour rêver… :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>“Si vous aimez, vous saurez que toute chose a son commencement et sa fin, qu’il y a un temps pour commencer et un temps pour terminer…  </em></span></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Nous remercions notre partenaire : « Tu m’as donné de si précieux cadeaux. Tu m’as donné de nouvelles vues sur la vie, tu as ouvert quelques fenêtres que je n’aurai sans-doute jamais ouvert en étant seul.</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Maintenant vient le moment de se séparer et que nos chemins divergent.  </em></span></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Sans colère, sans rage, sans rancœur, sans plaintes, mais avec une immense gratitude, avec beaucoup d’amour, avec de la reconnaissance dans le cœur.</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800080;"><em>Si vous savez comment aimer, alors vous savez comment vous séparer“</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: right;">Citation d’Osho (Almasta Ed)</p>
<p>Réf: Pour resituer ce sujet dans un contexte historique et sociologique, je vous recommande le Podcast Arte Radio de Delphine Saltel  <a href="https://www.arteradio.com/son/61669009/comment_bien_se_separer"><strong>Comment (bien) se séparer</strong></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Avant De Se Séparer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 17:19:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[Rupture]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La séparation d&#8217;un couple, c’est compliqué. Surtout c’est émotionnel. Il y a de quoi être triste, déprimé, profondément vulnérable. Il y a beaucoup de ressentis variés et même contradictoires. Une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La séparation d&rsquo;un couple, c’est compliqué.</p>
<p>Surtout c’est émotionnel. Il y a de quoi être triste, déprimé, profondément vulnérable.</p>
<p>Il y a beaucoup de ressentis variés et même contradictoires. Une sensation d’absurde ou de gâchis et parfois une furieuse envie de comprendre. De discuter aussi, sans fin, ou au contraire zapper, vite passer à la suite.</p>
<p>Et il y a beaucoup de “trop“ : trop d’émotions, trop de mentalisation, de prises de tête, de reproches. Et en sus, nous mélangeons tout ça.</p>
<p>Il n’est pas bon de se précipiter et de vouloir se séparer de notre conjoint/te sous le coup de l’émotion, dans la panique, ou pour punir l’autre.</p>
<p>La séparation est un processus qui dure un certain temps, un processus que les adultes peuvent apprendre à vivre mieux, plus clairement, plus économiquement. <span id="more-240"></span></p>
<p>Avant de passer à l’action, il est souvent utile de</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>I. Se poser des questions</strong></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong>II. Expérimenter des étapes intermédiaires</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>avant de mettre un terme à notre relation. Voir ci-dessous.</p>
<p>C’est mieux pour soi, mais aussi pour le conjoint, et surtout pour les enfants s’il y en a. Quand nous avons pris quelques mois ou années pour construire une belle relation, cela nous prendra un temps pour la défaire. C’est comme ça.</p>
<p><strong>D&rsquo;abord une histoire :</strong></p>
<p>Une femme a pris rendez-vous pour une consultation de couple pour la semaine prochaine, elle annoncera ce weekend à son mari, père de ses enfants de 5 et 7 ans, qu’elle va le quitter.</p>
<p>Cela me touche chaque fois, probablement en résonance à mes propres séparations.</p>
<p>Ce qui me touche aussi, c’est que parmi tous les couples qui viennent consulter avec un projet de rupture, une majorité sont de jeunes parents. Après l’arrivée du premier ou du deuxième enfant, le couple passe par une période éprouvante, qui les fragilise. Les parents sont souvent heureux et satisfaits de leurs enfants, mais en grand stress et en retard sur leurs besoins propres. Leur vie est remplie de listes de choses à faire, les enfants, le travail et la carrière, tenir la maison.</p>
<p>Mais leur cœur est désenchanté, le couple est fatigué et même vidé de sa substance.</p>
<p>Nous avons tous entendu “ne jamais prendre de décision en période de crise“. Pourtant c’est dans ces moments-là que nous sommes tentés d’y penser, ou même de le balancer de manière à faire réagir l’autre.</p>
<p>Dans ma pratique, j’ai vu des centaines de couples qui se séparent et qui viennent en discuter au cabinet. Ils viennent car c’est plus sécure, plus facile et plus fructueux.</p>
<p>Il y a mille déclencheurs de rupture. Tromperies et infidélités, violences diverses, et massivement… la lente usure du couple. Et tous ces jeunes parents en survie, avec un ou deux enfants encore petits.</p>
<p><strong>Donc se séparer, peut-être, mais pas tout de suite !</strong><br />
Alors que faire <strong>avant</strong> d’enclencher le processus de séparation ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>I. Se poser des questions :</strong></h3>
<ol>
<li><strong>Je pense et je parle de séparation, au fond, pourquoi</strong>?</li>
</ol>
<p>Est-ce un vrai besoin, longuement mûri et réfléchi ?</p>
<p>Ou est-ce une manière maladroite et ordinaire de communiquer son ras-le-bol ou son désespoir ? Certains couples brandissent cette menace à tout va, et dommage, c’est presque toujours du bluff ou du chantage, c’est une manière détournée d’exprimer “j’ai besoin que la douleur ou la frustration s’arrête !“ ou par exemple “tu dois changer, sinon je pars !“.</p>
<p>Cela peut avoir comme conséquence de fragiliser gravement le couple, car là, nous touchons au socle, au lien profond de notre relation, ce qui provoque angoisses, sentiment d’abandon ou de trahison et nous amène à sur-réagir en retour.</p>
<p>Parler de la séparation pourrait-elle être une de nos options, et alors, nous pouvons en travailler d’autres aussi ou en même temps, comme d’entreprendre un travail thérapeutique, prendre enfin à deux de vraies vacances ou un voyage, aménager la relation pour la réactualiser avec nos nouveaux besoins. Partager, s’exposer, être créatif, se poser des questions mutuelles, négocier, trouver quelques terrains communs.</p>
<p>Nous n’avons pas les mêmes expériences que les générations d’avant. De nos jours, beaucoup de couples <strong>travaillent</strong> pour être ensemble, c’est comme ça.<strong> </strong></p>
<ol start="2">
<li><strong>Pourquoi maintenant ?</strong></li>
</ol>
<p>La liste des<em> contre</em> a-t-elle dépassé celle des<em> pour </em>?</p>
<p>Attention ! Cette liste illusoire n’est alors, mais alors pas du tout, une science exacte !</p>
<p>Lorsque nous sommes mal, frustrés, blessés, n’arrivant pas à répondre à certains de nos propres besoins, il est facile (et presque soulageant) de voir les problèmes à l’extérieur de nous, chez notre conjoint par exemple. Si nous parcourons cette pente glissante, notre liste des<em> contre</em> se rallonge de manière évidente et même vertigineuse. Et cela crée du fossé – une distance.</p>
<p>Ce qui est intéressant, rappelez-vous, le contraire se produit lorsque nous sommes amoureux, notre liste des<em> pour</em> se rallonge de manière irraisonnable et cela crée de la fusion !</p>
<p>Donc dans ce processus de créer du fossé entre notre partenaire et soi, nous devenons spécialistes du dysfonctionnement de l’autre, nous documentons et accumulons les arguments qui nous servent à quitter la relation.</p>
<p>Un rappel ou un aperçu des points forts et positifs de la relation n’existent plus.</p>
<p>Je me rappelle un temps où je travaillais beaucoup avec des couples catholiques, et j’étais très touché lorsqu’ils racontaient “ On a voulu se séparer plusieurs fois… “. Et je les voyais devant moi, dans un couple sain et profondément aimant.</p>
<p>On dit que les couples de nos jours se séparent trop vite, pour un petit rien. On parle de génération kleenex, on jette trop rapidement son conjoint devenu frustrant ou moins comestible !</p>
<ol start="3">
<li><strong>Nos blessures du passé nous séparent-elles ?</strong></li>
</ol>
<p>Il y a des illusions d’optique et des projections, des confrontations à des rigidités et des blessures passées qui viennent fausser le débat. Si nous n’en n’avons pas conscience, notre regard est biaisé et notre décision sera appuyée ou manipulée par des blessures anciennes, liées à du passé lointain. Des raisons psychologiques donc, qui nous concernent davantage que l’imperfection et la maladresse de l’autre. Et que si nous nous séparons, nous allons les retrouver dans le prochain couple, avec la même naïveté.</p>
<p>Il existe une citation stimulante : “<em>lorsque nous sommes blessés par notre partenaire, 90% de cette blessure concerne une blessure plus ancienne de notre passé</em>“. Le terrain susceptible est déjà là.</p>
<p>Exemple : “lorsque tu ne me dis pas que tu rentres tard, je me sens trahie et méprisée, car cela évoque les déceptions de mon père qui me promettait toujours et qui oubliait toujours… c’est pour ça que c’est si grave.“</p>
<p>Certaines autres personnes, inconsciemment loyales se séparent après le même nombre d’année que du divorce de leurs propres parents…</p>
<ol start="4">
<li><strong>Se donner une chance ?</strong></li>
</ol>
<p>Avons-nous vraiment essayé de travailler notre relation ? de clarifier, voir revitaliser, ré-enchanter notre relation frustrante, en lisant des livres, en en parlant à des proches et d’autres couples, ou en s’adressant à un/e professionnel/le de la relation. Les efforts portent le plus souvent sur davantage de communication saine, adapter et modifier certains comportements dérangeants ou jugés comme inappropriés, ou certaines attitudes qui alourdissent le quotidien commun et… parfois de lâcher prise, accepter une réalité frustrante et apprendre à vivre avec.</p>
<p>Voir mes autres blogs, qui traitent de sujets nécessaires, pour ne pas se séparer, pour créer une relation meilleure.</p>
<p>Certains couples réussissent à réorganiser leurs priorités, pour vivre une soirée ou un weekend en amoureux. Ce qu’ils n’ont plus fait depuis plusieurs années !? Souvent cela se passe très bien ! Ce qui est un bon indice du potentiel du couple. Éloignez ces deux êtres du stress et des devoirs du quotidien, et les choses s’arrangent, deviennent meilleures.</p>
<p>A voir donc, <strong>quel est le réel problème du couple : une vie devenue ingérable et absurde, ou un réel problème de la relation ? </strong>Dans mon regard de sociologue, la vie actuelle, le mode de vie, la pression au travail, avec un 100% (en fait 150% ?) <strong>n’est plus compatible avec une vie de couple ou de famille</strong>.</p>
<p>Que voulons-nous au fond ? Quelle vie et quel équilibre désirons-nous créer ? De quoi allons-nous nous rappeler sur notre lit de mort ?</p>
<p>Hélas, lorsqu’il y a trop de pression, quel est le maillon faible, le fusible qui saute ? En général, c’est le couple fragilisé, sous-nourri, qui se désintègre. Et c’est dommage, car <strong>le</strong> <strong>fondement</strong> <strong>de la famille, c’est ce couple</strong> ! Même affaibli par nos négligences.</p>
<p>Le centre, notre socle est ce couple, ce ne sont pas les enfants, ni notre travail.</p>
<p>Alors est-ce juste le creux de la vague, s’agit-il de traverser et faire confiance que les choses peuvent s’améliorer ? Certains conjoints essaient sincèrement de faire tout ce qu’ils peuvent, avant de se séparer. Ils ne veulent pas le regretter, ils veulent se donner encore une dernière chance…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>II.  Étapes préliminaires possibles avant une vraie séparation : </strong></h3>
<p>En accompagnant les couples en rupture, il est parfois opportun de leur suggérer des options pour entrer dans le processus sans se précipiter émotionnellement et donc d’envisager des étapes pour mieux se clarifier dans cette phase de test.</p>
<ol>
<li><strong>Établir une distance :</strong></li>
</ol>
<p>Une première option qui peut être mise en place moins difficilement, c’est de décider d’une période d’expérimentation dans <strong>une distance, un éloignement</strong> : dormir seul une partie de la semaine ou se donner des temps de garde des enfants pour nous permettre de prendre un peu d’air et de recul.  Parfois un des conjoints va dormir chez un proche, une partie de la semaine. Dans cette distance, il peut y avoir davantage de distance émotionnelle. Cela désenflamme, cela calme le jeu, nous pouvons peut-être y voir plus clair, voir ce qui nous manque, et prendre une décision plus éclairée, moins émotionnelle de rester ensemble ou créer la rupture.</p>
<ol start="2">
<li><strong>Ensuite il y a</strong> <strong>une vraie séparation géographique</strong></li>
</ol>
<p>Si nécessaire. Trouver un studio, ou un appartement (pour accueillir les enfants ? Alors pas trop loin de l’appartement de l’autre). Ou chaque conjoint vient vivre la garde des enfants dans l’appartement principal. A nouveau cela peut être vécu comme une phase de test. Nous ne décidons rien avant 6 mois ou une année… nous ferons le point à ce moment-là.</p>
<ol start="3">
<li><strong>Puis plus tard, si la rupture est finale, alors le divorce</strong></li>
</ol>
<p>Lorsque la relation est moins émotionnelle, la séparation se vit mieux et se clarifie et s’allège, ce sera un meilleur moment pour aborder la question du divorce et toutes les négociations financières et administratives qui viennent avec.</p>
<p>Attention !</p>
<p>Certains couples parlent de divorce avant même la séparation !? En général, c’est complètement émotionnel et pas clair du tout, et vous aurez besoin d’avocats pour mieux jouer votre tragédie coûteuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mon prochain blog,</strong> <strong><em>Réussir sa séparation, </em></strong>sera publié à la suite prochainement.</p>
<p>Oui, du moment que vous vous séparez, pourquoi pas le faire bien, comme deux adultes. Nous pouvons y mettre de la sensibilité, de la créativité, œuvrer à ce que son ex-conjoint, parent de nos enfants éventuellement, puisse être au mieux, comme soi-même. Cela existe !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>LE NON-DESIR, UN CUL DE SAC ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2020 22:32:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[désir]]></category>
		<category><![CDATA[non-désir]]></category>
		<category><![CDATA[relation]]></category>
		<category><![CDATA[relation amoureuse]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une jeune femme de trente ans consultait pour une situation difficile, et après quelques consultations me demande si elle peut parler d’un autre sujet, plus personnel. Elle m’explique que son [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une jeune femme de trente ans consultait pour une situation difficile, et après quelques consultations me demande si elle peut parler d’un autre sujet, plus personnel.</p>
<p>Elle m’explique que son copain, avec qui d’ailleurs, elle s’entend vraiment bien, veut la “niquer tout le temps“. C’est trop, même si elle aime la sexualité et que c’est facile pour elle d’avoir un orgasme. Pour lui, ce n’est pas assez.</p>
<p>Et… il pense qu’elle a un problème de désir.</p>
<p><span id="more-229"></span></p>
<p><strong>NB :</strong> <em>Pour ce qui suit, je vais généraliser et caricaturer, attention, je parle de tendances dans le vécu des collectifs femme et homme, ceci dans des couples établis.</em></p>
<p><em>Il y a toujours des nuances, des exceptions et des inversions.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai entendu dans ma pratique beaucoup, vraiment beaucoup de femmes qui ont besoin de diminuer la fréquence des rapports, qui se détachent de la sexualité, qui perdent le désir, qui savent ce qu’elles ne veulent pas, et n’ont parfois que peu d’idées de ce qu’elles veulent.</p>
<p>Il y a une pléthore de livres, d’articles et de méthodes pour aider les femmes à être davantage sexuelles, retrouver leur libido. Elles consultent, en prenant sur elles, en voulant satisfaire de manière sincère leur conjoint. Et, peut-être, elles-mêmes.</p>
<div id="attachment_234" style="width: 341px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-234" class=" wp-image-234" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/12/IMG_6223-917x1024.jpg" alt="Mettre le feu" width="331" height="370" /><p id="caption-attachment-234" class="wp-caption-text">Les  feux du désir</p></div>
<p>Mais au fait …où est le problème ?</p>
<p><strong>Il est peut-être chez la femme.</strong> Certaines femmes ne se sont pas appropriées leur plaisir sexuel, ne se connaissent sexuellement pas assez bien et souvent depuis leur adolescence. Elles connectent avec leur désir, de manière même intense et évidente, au début de la relation, dans la période de fusion amoureuse. Ou lorsqu’elles désirent un enfant.</p>
<p>Mais chemin faisant, elles perdent cette « compétence », s’investissent davantage ailleurs ou dans la satisfaction affective qu’elles peuvent ressentir avec leur(s) enfant(s). Ainsi progressivement ou soudainement, elles démissionnent de la sexualité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Peut-être aussi chez l’homme</strong>. Sa manière trop brusque, trop rapide, trop expéditive (trois minutes de va et vient génital( !)), bref, trop masturbatoire.</p>
<p>Cela peut ressembler davantage à de l’utilisation et donc, pas assez à de la relation.</p>
<p>La relation sexuelle n’est pas que de l’excitation réussie des organes génitaux et un sans-faute orgasmique. Beaucoup de femmes ont besoin de sentir d’abord, et pendant le rapport, une forme de connivence et de contact. Des fois on peut l’appeler … l’amour.</p>
<p>Je demandais à ma cliente, est-ce que ça arrive que votre homme en vous faisant l’amour ressente un sentiment pour vous et vous dit un “<strong>je t’aime</strong>“, ou qu’il y ait un geste, un regard, quelque chose qui vous parle aussi au niveau du cœur ? La réponse, « non » avec un soupir. Et pourtant cet homme concentré et appliqué aime son amie, c’est certain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une manière de voir le problème, c’est de vérifier “l’épaisseur ou la profondeur) du rapport amoureux“. Lorsqu’il n’y a que le sexe, si bon soit-il, certaines femmes ne s’y retrouvent pas ou plus. Il leur manque cette connexion du cœur, cette étincelle dans les yeux, quelque chose qui les dépasse. Parfois on dit que faire l’amour, c’est divin. C’est plus grand que nous. <strong>C’est même parfois bouleversant.</strong></p>
<p>Beaucoup d’hommes, normalement dissociés (excusez-moi, je caricature un peu fort là !) ne s’en lasse jamais. On parle de sexe mécanique, routinier (ce n’est pas le nombre de position, ni de pratiques excitantes qui changera cela !). Le but peut être chaque fois le même: l’excitation. Et cela se termine chaque fois par une éjaculation. Et en sus, sincèrement, ils aiment le faire avec leur femme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Souvent nous sommes nus pour faire l’amour. L’invitation est sans doute de <strong>se mettre à nu</strong> un peu quand même et de partager des parties de nous, sensibles, vulnérables, touchables. Dans mon expérience de sexothérapeute, beaucoup de femmes ont besoin de ces dimensions extra-génitales en plus, lors d’une rencontre sexuelle-amoureuse. Cela est vrai aussi pour certains hommes bien-sûr, très clairement, mais ils ne sont pas encore la majorité.</p>
<p>Alors, si ces femmes démissionnent et renoncent à cette sexualité, ne se sentant pas assez nourries, c’est peut-être <strong>qu’elles ont besoin d’une autre sexualité, plus complète ?</strong></p>
<p>Je crois personnellement et par mon expérience professionnelle, <strong>qu’il y a une issue.</strong></p>
<p>Que <strong>les femmes peuvent et devraient orienter, colorer</strong> davantage les échanges amoureux et charnels. Cela peut paraître difficile, mais cela s’apprend.  Comment la femme réceptive par son sexe, s&rsquo;active aussi et initie, véritablement oriente le rapport et la qualité de la présence, dans la relation ? Nous avons tous à y gagner que les femmes deviennent davantage Initiatrice !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des approches comme le Slow Love (Slow Sexe), le tantrisme de qualité contribuent à inspirer une sexualité plus de type féminin. (Voir mon blog sur ce sujet <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/hot-sex-slow-sex/"><strong>Hot Sex &amp; Slow Sex</strong></a>)</p>
<p>A la fin des séminaires sur cette approche du slow love/sexe, j’ai entendu des femmes dire : “je cherchais cette sexualité toute ma vie…“. Ou “si c’est comme ça, je suis d’accord de faire l’amour tous les jours…“.</p>
<p>Votre sexualité est importante et mérite d&rsquo;être inspirée et colorée par vous ET votre partenaire.</p>
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		<title>BOUDER, UNE MISÈRE ORDINAIRE</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/bouder-une-misere-ordinaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 18:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[bouder]]></category>
		<category><![CDATA[bouderie]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[excommunication]]></category>
		<category><![CDATA[se faire la tête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La saga estivale du couple plombé ! Hotel Palma del Playa Paradiso, Vanessa et Henri-Pierre se prélassent sur les transats, piscine à deux mètres, la plage à trente. Tout va bien. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La saga estivale du couple plombé ! </strong></p>
<p>Hotel Palma del Playa Paradiso, Vanessa et Henri-Pierre se prélassent sur les transats, piscine à deux mètres, la plage à trente. Tout va bien. De vraies vacances.</p>
<p>Henri-Pierre, léger et serein les yeux clos, commence à raconter une histoire vécue, visiblement il est content d’avoir le temps de se rappeler de cet épisode qui l’avait beaucoup touché trois semaines auparavant, en plein stress avant le voyage. Et…<span id="more-210"></span></p>
<p>Vanessa, croyant déjà connaitre la fin, lui lance, « ah ouais, et alors tu t’es de nouveau fait avoir… !?! »</p>
<p>Que passssa ?</p>
<p>Henri-Pierre blêmit, se tait et se contracte, hésite d’exploser, implose, et a un soudain besoin de partir très loin, peut-être en vacances… loin de sa femme. Il faut dire que c’est la 5<sup>e</sup> fois qu’elle l’interrompt ce soir, et que lui ne supporte pas d’être interrompu ! Il est patient, mais là, il a touché sa limite. Il arrive juste à balbutier « non là c’est trop, c’est trop… ! »</p>
<p>Vanessa a un cerveau allumé, qui quand son homme dit une chose, elle en a cinq qui fusent dans sa tête. Avec l’enthousiasme qui va avec, c’est la joie de déverser le torrent mental qui l’envahit elle-même. En plus elle a peur d’oublier, alors elle le dit   t o u t   d e   s u i t e. Vanessa a cette qualité d’innocence et de vitalité qu’Henri-Pierre apprécie beaucoup, peut-être même qu’il l’a choisie pour ça.</p>
<p>Mais là, c’est trop !</p>
<p>Cependant, l’histoire ne finit pas là. Vanessa, susceptible, se sent directement attaquée, et rétorque « je suis trop ? Tu ne m’aimes pas comme je suis, mais je suiiiis comme ça ! ».</p>
<p>Puis comme Tchernobyl après son explosion, il y a le meltdown (fusion, tout se désagrège…). Henri-Pierre se ferme, blessé de si peu de compréhension, ni même un mot d’excuse. Après tout, c’est lui le lésé.</p>
<p>Vanessa est blessée de la réaction de son homme, elle a jeté son livre qui manque de peu de tomber dans la piscine, se lève et se dirige vers le bar où il y a Pancho qui saura lui servir un bon cocktail.</p>
<p><strong>Couple plombé</strong>/ Le mur de Berlin/ La guerre froide/ La bouderie régressive et pathologique ! / Le cœur dans les talons/ Le visage a pris 15 ans/ L’autre devient moche/ On voit la liste de plein d’autres problèmes, en fait qui existaient et qu’on avait oubliés/ La vie en noir/ L&rsquo;excommunication sans pardon/ Les corbeaux qui volent bas/ Fantasmes de séparation fracassante et immédiate, irrévocable/…</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_216" style="width: 401px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-216" class=" wp-image-216" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/09/Rude-Bouderie-1024x518.jpg" alt="Vieux schnok boudeur" width="391" height="198" /><p id="caption-attachment-216" class="wp-caption-text">Vieux schnok boudeur, on lui a laissé les lunettes de soleil,   pour censurer les 2 kalachnikovs dans ses yeux!</p>
<p></p></div>
<p>Avez-vous déjà observé d’autres couples que le vôtre passer par ce processus étonnant ? Nous pouvons les voir au restaurant, sur la plage, au musée. En général, il y en a un ou une qui tire la gueule un peu plus que l’autre si ce n’est pas les deux, la mine déconfite, le regard lourd ou glacial, absent, ayant l’air de s’ennuyer à mourir…</p>
<p>« Mais bon Dieu, qu’est-ce que cette belle femme fait avec un mec verrouillé comme ça ? » Ou « mais qu’est-ce que ce beau mec fait avec une emmerdeuse pareille ! ». Si nous sommes célibataires, nous vient parfois la vocation soudaine de sauver cette pauvre (très belle) femme (ou pauvre très bel homme) des affres de cet enfer !</p>
<p><strong>Rappelez-vous</strong>, lorsque nous sommes pris dans une telle crise, ce n’est pas vrai qu’il ne se passe plus rien. En général, l’agressivité passive s’épanouit, les messages codés, non-verbaux, détournés prennent la place et viennent enfoncer le pauvre couple encore un cran dans la misère. Le message est souvent très clair et, dit en mots directs, ressemble à un vrai « fuck you ! » (excusez-moi, je suis Anglais et ma foi, il sonne bien), ou en français « je ne t’aime plus, tu n’existes plus, dégage… ! ». Une vraie punition&#8230;</p>
<p><strong>Exemples </strong>: ne pas entendre ou ne pas répondre à l’autre. Ou répondre à l’autre mais d’une manière ultra sèche ou froide. Ne pas faire ou « oublier » de faire certaines choses qui sont importantes pour l’autre. Claquer les portes, laisser ouvert le pot de confiture malgré les mouches, occuper la salle de bain ou les WC bien trop longtemps, laisser nos traces (linge sale, notre valise…) sur le chemin de l’autre, mettre sa musique trop fort, se faire tout beau et très sexy et aller faire un tour seul, etc… Tout devient provocation et peut relancer le cycle des reproches ou accentuer le fossé. Bref un vrai film d’horreur !</p>
<p><strong>Cela vous arrive ?</strong></p>
<p>Savez-vous que cela arrive surtout à nos enfants, à nos ados. En fait c’est à ces âges que nous apprenons et pratiquons l’agressivité passive, la colère refroidie, probablement par insécurité, par imitation ou parce que la colère chaude, directe, est mal supportée par le milieu familial ou scolaire. Puisque nous, les adultes, sommes encore de grands enfants, et c’est si long de devenir mature… ces comportements mériteraient néanmoins d’évoluer. Soyons clairs, cela arrive bien-sûr aussi aux couples de psy, d’enseignants spirituels, de politiciens et de la famille royale…</p>
<p>Alors d’abord, <strong>plein de compassion pour nous tous. La vie de couple n’est pas facile</strong>. Nous nous ouvrons beaucoup en face de notre bien-aimé, alors la sensibilité est accrue, notre garde est baissée, et nous pouvons être heurté par la maladresse ou l’inconscience de l’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rassurez-vous</strong>, nous ne sommes pas condamnés à vivre cette misère. Dans mon observation, les couples qui s’en sortent le mieux, ont souvent autant de frictions que les autres, mais ont développé des moyens comme la communication, l’humour, des rituels et des protocoles de retrouvailles plus rapides, plus musclés, qui les aident à revenir à la légèreté, à l’amour qui a toujours été là, mais qui était enfoui sous le drame de l’égo. Il semble aussi que la relation peut s’approfondir et se réajuster positivement après les turbulences.</p>
<p><strong>Comment apprendre autre chose ?</strong></p>
<p>Une majorité de couples viennent en thérapie, à deux parfois, hélas aussi seul, pour acquérir ou développer des habilités relationnelles et conflictuelles. Apprendre l’art du conflit pour sortir de la violence. Le vœu pieux de ne jamais avoir de disputes, ni de différents, ni de désaccords est naïf. Beaucoup de livres traitent de la communication, du couple et des conflits.</p>
<p>Je vous recommande d’abord d’aller lire mes autres blogs où je traite de ces thèmes de manière courte et pragmatique. Par exemple : <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/">Travail d’Empathie</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-dispute-de-couple-un-sport-comme-un-autre/">La Dispute de Couple – un Sport Comme un Autre?</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/ca-me-derange-alors-change/">Ça me Dérange, … alors Change !</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/lart-de-demander-dans-le-couple/">L’Art de Demander</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/le-couple-nest-pas-un-wc/">Le Couple n’est pas un WC</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/le-couple-nest-pas-un-wc/">Le Principal Ennemi du Couple, notre Idéal!</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">Entendre l’Autre Peut Suffire</a>, <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Les Femmes Demandent Pardon aux Hommes</a> etc…</p>
<p>Des amis et confrères ont écrit ce livre utile au titre sage et motivant : “Comment Bien Se Disputer en Couple“ <a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p>Rappelez-vous, même si par moments vous détestez votre partenaire, c’est quasi impossible de le/la sortir de votre cœur. Comment le feriez-vous ? Et si votre cœur semble fermé pour quelques heures, ce n’est pas grave, <strong>sachez que la fonction d’aimer du cœur reste intacte</strong>. Cependant, si vous fermez votre cœur pour de bon, alors faites attention à vous, ce n’est pas bon pour votre propre santé et allez voir de suite un cardiologue <strong>et</strong> un psy !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-215 aligncenter" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/09/bouder.jpg" alt="Le Boudisme" width="264" height="227" /></p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> « Comment Bien se Disputer en Couple » de Carol Graf et Serge Vidal, disponible en Open Source (gratuit) sur Facebook, Amazon, Fnac et Kobo</p>
<p>Image en titre:<em> Alexandre MILOV-Ukraine. Oeuvre présentée à Burning Man 2015, intitulée LOVE</em></p>
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		<title>Les “fake news“, c’est toujours l’autre !</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-fake-news-cest-toujours-lautre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2020 18:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[fake news]]></category>
		<category><![CDATA[huiles essentielles]]></category>
		<category><![CDATA[immunité]]></category>
		<category><![CDATA[Polémique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>FORMIDABLES NEWS Le couple Médecine allopathique et Médecine complémentaire est encore jeune. Il a des problèmes d’égo, de place et d’espace de parole. Mais ces deux médecines sont condamnées à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000;">FORMIDABLES NEWS</span></strong></p>
<p><strong>Le couple</strong> <strong>Médecine allopathique</strong> et <strong>Médecine complémentaire</strong> est encore jeune. Il a des problèmes d’égo, de place et d’espace de parole. Mais ces deux médecines sont condamnées à vivre ensemble, et ceci n’a jamais été aussi vrai qu’actuellement. Pour citer un exemple  récent et constructif: au CHUV de Lausanne, le Centre de Médecine Intégrative et Complémentaire (CEMIC) est le centre de référence des médecines complémentaires concernant les soins aux patients et l’enseignement aux professionnel-le-s de la santé et de la recherche.</p>
<p><span style="font-size: 12pt;">J’ai été très fâché de lire l’article de Marie Maurisse dans le Temps du 20 mars 2020 intitulé « Non, les huiles essentielles ne vous protégeront pas du coronavirus ». Avec un 2<sup>e</sup> titre en rouge “<strong><span style="color: #ff0000;">Fake News</span></strong>“! </span><span id="more-193"></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;">Je l’ai trouvé partial, polémique, mal informé (<strong><span style="color: #ff0000;">fake infos</span></strong>), et il mets en avant la position du médecin-président Mr Eggiman. L&rsquo;article tourne au ridicule certaines pratiques de médecine alternative et donc manque sa cible, qui serait de mettre en garde et d&rsquo;éviter les excès. Vous l&rsquo;avez observé comme moi, les médecins détiennent le savoir et parlent de leur hauteur d&rsquo;expert, même lorsqu&rsquo;ils ne sont pas d&rsquo;accord entre eux (!). La journaliste a oublié (?) de présenter ou d’interviewer une autre voix qui lui expliquerai le sens et l’utilité d’utiliser ces propositions naturelles et essentielles. Méthodes qui participent à renforcer nos défenses corporelles, à nous impliquer activement dans la construction de notre santé.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;">Comme dans l’opposition sourde de deux conjoints, je crois très fort qu&rsquo;au fond, ils peuvent néanmoins s’entendre. Deux approches, deux versions peuvent coexister. L’opposition est puérile et brouille le débat. « J’ai juste, donc tu as faux ». Être mature c’est pouvoir donner la parole à l’autre aussi et supporter le dialogue, voir la confrontation! C&rsquo;est aussi le travail du thérapeute de couple que de promouvoir cette qualité de rencontre.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;">Alors,  j’invite mon frère <strong>Christopher Vasey, auteur de plus de trente ouvrages sur la naturopathie</strong> à éclairer le débat que cet article a soulevé, de manière douce comme sa médecine.</span></p>
<hr />
<p>« À l’heure où la médecine allopathique constate l’inefficacité de ses antiviraux contre le Covid-19 et teste des milliers de molécules pour en trouver qui pourraient avoir cet effet, on ne peut qu’être surpris de la déclaration du président de la Société Vaudoise de médecine (Le Temps du samedi 21 mars 2020), comme quoi il n’y avait rien à trouver dans ce sens du côté des huiles essentielles.</p>
<p>Les études menées sur les huiles essentielles depuis 1880 ont mis en évidence l’existence de plusieurs dizaines de molécules aux vertus antivirales. Celles-ci sont employées avec succès dans le traitement de nombreuses maladies virales. Ces molécules sont-elles actives spécifiquement contre le Covid-19 ? Personne n’est en position de le dire pour le moment. Mais, y a-t-il un mal à les utiliser sous forme d’huiles essentielles, en <strong>complément</strong> aux mesures préventives édictées par les autorités ?</p>
<p>On comprend le souci du Dr. Philippe Eggiman d’éviter que la population puisse en venir à penser que la prise d’huiles essentielles est suffisante pour se protéger. Les mesures préventives (désinfection des mains, respect des distances, confinement) sont indispensables et la médecine naturelle y souscrit totalement. Celle-ci suggère simplement que des mesures supplémentaires peuvent être prises, grâce aux vertus antivirales de certaines huiles essentielles.</p>
<p><strong>L’utilisation des huiles essentielles en médecine naturelle n’a d’ailleurs pas pour seul but de détruire les virus, mais aussi de renforcer le terrain organique.</strong> Le terrain est l’environnement liquide des cellules (les sérums intra- et extracellulaires). Selon la qualité de ces liquides, le terrain sera réfractaire aux agents infectieux ou non. C’est ce qui est résumé dans la célèbre formule <em><strong>Le microbe n’est rien, le terrain est tout</strong>.</em></p>
<p>La notion de terrain, et toutes les mesures que l’on peut prendre pour le renforcer, sont des choses que le corps médical en général ne prend pas en considération. C’est pourtant grâce à la qualité du terrain, assisté du système immunitaire, qu’il y a toujours une partie de la population qui survit aux épidémies, même les plus dévastatrices.</p>
<p>À l’heure actuelle, où l’on parle beaucoup de <strong>solidarité</strong> pour vaincre l’épidémie, il serait bon de ne pas opposer des systèmes médicaux différents, mais de prendre tout ce qui est valable, et d’où que cela vienne, pour <strong>faire front commun au Covid-19</strong>. »</p>
<p>Christopher Vasey, naturopathe et auteur<!--more--></p>
<p><a href="http://www.christophervasey.ch/">http://www.christophervasey.ch/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voir <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_essentielle">https://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_essentielle</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La dispute de couple – un sport comme un autre?</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-dispute-de-couple-un-sport-comme-un-autre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 21:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[bonne entente]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[Dispute]]></category>
		<category><![CDATA[habilité relationnelle]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie de couple]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chronique d’une misère ordinaire ATTENTION ! Ce compte-rendu d’une dispute standard de couple risque de vous paraître insoutenable. Allez-vous supporter son suspense absurde ? Y-aura-t-il une issue ? Les deux partenaires [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Chronique d’une misère ordinaire</strong></span></p>
<p><strong>ATTENTION ! </strong></p>
<p>Ce compte-rendu d’une dispute standard de couple risque de vous paraître insoutenable. Allez-vous supporter son suspense absurde ? Y-aura-t-il une issue ? Les deux partenaires se rejoindront-ils ? Ou cette affaire sans fin va-t-elle les conduire à une tragique rupture ?<span id="more-184"></span></p>
<p><strong>Dans le sweet home</strong> &#8211; résumé (heureusement) :</p>
<p>Elle – Tu vois hier quand tu…</p>
<p>Lui – Mais c’est pas vrai, toi…</p>
<p>Elle – Tu rigoles…</p>
<p>Lui – Comment tu oses…</p>
<p>Elle – De toute façon…</p>
<p>Lui – Tu ne veux jamais…</p>
<p>Elle – Je suis pas ta mère…</p>
<p>Lui – T’es toujours…</p>
<p>Elle – J’estime quand même…</p>
<p>Lui – Non, pas question…</p>
<p>Elle – Pour une fois tu pourrais…</p>
<p>Lui – Ah parce que Madame pense qu’elle peut…</p>
<p>Elle – Et ben Monsieur peut aller se faire…</p>
<p>Lui – Calme toi chérie…</p>
<p>Elle – Non, jamais, tu vois, tu me…</p>
<p>Lui – Je suis fatigué…</p>
<p>Elle – Chaque fois c’est la même chose…</p>
<p>Lui – Je dois travailler demain…</p>
<p>Elle – Et moi, alors, je travaille pas ? Je rêve&#8230;</p>
<p>Lui – grumbl grombul grambool…</p>
<p>Elle – Hein, qu’est ce que tu dis ?</p>
<p>Lui – J’étouffe, j’ai besoin d’air…</p>
<p>Elle – J’en peux plus…</p>
<p>Lui – Chaque fois tu dis ça !</p>
<p>Elle – Alors tu n’as qu’à&#8230;</p>
<p>Lui – Toi aussi tu na ka&#8230;</p>
<p>Elle – C’est fou, tu ferais un effort et…</p>
<p>Lui – Tu arrêterais de… et tout serait…</p>
<p>Elle – J’en peux vraiment plus !</p>
<p>Lui – … (yeux au ciel)…</p>
<p>Elle – Ahhh, hiiii&#8230; (cris, pleurs)</p>
<p>Lui – Fais doucement, les voisins…</p>
<p>Elle – court vers la salle de bain et s’enferme…</p>
<p>Lui – saute sur son smartphone et vérifie… et revérifie… rien…</p>
<p>Et par épuisement Madame et Monsieur s’écroulent dans le lit (pas en même temps) et dorment une petite nuit tendue à l’hôtel des culs tournés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Chez le psy trois jours plus tard :</strong></p>
<p>Le psy – Je vois que vous avez la mine défaite, vous êtes tendus ? Vous voulez me dire ce qui se passe… ?</p>
<p>Elle – Alors justement… (5 à 6 minutes)</p>
<p>Lui – Pas du tout, elle a… (27 secondes)</p>
<p>Le psy – En fait vous n’êtes pas d’accord du tout ?</p>
<p>Elle – Oui, vraiment pas.</p>
<p>Lui – Oui.</p>
<p>Le psy – Ah, vous êtes d’accord ?</p>
<p>Elle – ?</p>
<p>Lui – ?</p>
<p>Le psy – Je veux dire, vous êtes d’accord que vous n’êtes pas d’accord ?</p>
<p>Elle – C’est malin…</p>
<p>Lui – Bof…</p>
<p>Le psy – Avec votre permission, j’aimerais vous proposer une autre manière de voir les choses.</p>
<p>En fait, savez-vous qu’il y a toujours deux versions dans un couple ? Il y a deux personnes, donc deux vécus, deux personnes qui cherchent à exister, surtout dans le regard de l’autre. Essayer de convaincre, d’argumenter, de vendre sa version en croyant qu’elle est la meilleure ou la seule valable, c’est… naïf. Le résultat n’est jamais satisfaisant, et il est lourd de conséquences. L’autre va tout faire pour défendre sa version et ne rien prendre de la nôtre.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Un couple qui va bien,</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>est un couple qui <u>s’entend</u> bien</em></strong></p>
<p>La dispute, lorsqu’elle vire au rouge, est un échange intense, émotionnel. Nous nous rentrons dedans, nous nous cherchons, nous projetons en face notre propre problème, et cela pendant des heures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un drôle de sport ?!</strong></p>
<p>Ce ne sont que des réactions, des défenses, des automatismes – donc des mécanismes inconscients, exprimant le pire de soi-même. En fait, nous partageons de la misère, nous nous érigeons en victime de l’autre.</p>
<p>Je suis incapable de donner une place à l’autre, et je ne prends pas la mienne.</p>
<p>En fait, ne pas être d’accord n’est pas un problème en soi. C’est ce que nous allons en faire qui prime.</p>
<p>Pouvons-nous imaginer de parler à notre partenaire sans vouloir le convertir, simplement pour qu’il entende notre version, notre vécu ? Et tenter de nous exposer un peu plus dans ce qui nous touche si fort, au lieu d’exposer et d’interpréter l’autre ? Ou pouvons-nous juste, plus souvent, demander ce dont nous avons besoin ?</p>
<p>Derrière chaque reproche, il y a un besoin en errance.</p>
<p>Elle – Allons bon, pour moi ça c’est nouveau. Je suis perdue…</p>
<p>Lui – On peut essayer, mais de toute façon elle…</p>
<p>Le psy – Oui, ce n’est pas facile, on doit l’apprendre. Moi qui suis un expert et un enseignant, j’apprends bien sûr encore. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’à nos âges nous le pouvons. Vous savez, il y a quelques millions de couples qui essaient en ce moment d’apprendre à se parler autrement. La communication consciente, le partage, le « parler de soi » au lieu de parler de l’autre, la communication non violente. Toutes ces approches vont nous aider à sortir de la réaction émotionnelle et des reproches qui gâchent tous nos échanges. Qui nous séparent dramatiquement alors que nous cherchons – parfois désespérément, à nous connecter.</p>
<p>Elle – … ?</p>
<p>Lui – … ?</p>
<p>Le psy – Même si cela ne semble pas naturel, il s’agit de poser un cadre protecteur contraignant. Même si cela frustre terriblement notre partie enfantine (et névrotique), lorsque nous en avons assez des reproches, nous pouvons apprendre à mettre en place des échanges plus vrais, plus constructifs.</p>
<p>Elle – Pour les vacances, vous avez des lectures ?</p>
<p>Lui – Bonne idée, hey chérie, tu me raconteras… ?</p>
<p>Elle – Et si nous n’y arrivons pas, pour avancer plus vite, nous reviendrons après les fêtes !</p>
<p>Lui – mmouais…</p>
<p>Suite au prochain blog…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le même sujet voir mes autres blogs :</p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">Entendre L’autre Peut Suffire </a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/"><u>Travail d’Empathie</u></a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/ca-me-derange-alors-change/">Ca me Dérange…Alors Change !</a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/lart-de-demander-dans-le-couple/">L’Art de Demander, Dans le Couple</a></p>
<p><a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/les-femmes-demandent-pardon-aux-hommes/">Les Femmes Demandent Pardon aux Hommes</a></p>
<div id="attachment_188" style="width: 658px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-188" class="size-large wp-image-188" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2020/01/Dispute-Sport-2-1024x800.jpg" alt="La dispute de couple, Un sport?" width="648" height="506" /><p id="caption-attachment-188" class="wp-caption-text">le couple maladroitement connecté par le conflit&#8230;?              © S.Vasey 2020, tous droits réservés.</p>
<p></p></div>
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			</item>
		<item>
		<title>La recherche névrotique du pouvoir chez les hommes</title>
		<link>https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-recherche-nevrotique-du-pouvoir-chez-les-hommes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2019 17:47:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[abus de pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[leader]]></category>
		<category><![CDATA[névrose]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/?p=164</guid>

					<description><![CDATA[<p>Déf : Le pouvoir est la faculté, la capacité, la possibilité matérielle ou la permission de faire quelque chose. Acquérir et développer des pouvoirs, être capable, contrôler et maitriser… Mais il [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/la-recherche-nevrotique-du-pouvoir-chez-les-hommes/">La recherche névrotique du pouvoir chez les hommes</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Déf : <em>Le <strong>pouvoir</strong> est la faculté, la capacité, la possibilité matérielle ou la permission de faire quelque chose.</em></p>
<p>Acquérir et développer des pouvoirs, être capable, contrôler et maitriser…</p>
<p>Mais il y aussi abus de pouvoir, luttes de pouvoirs, le pouvoir corrompt…<span id="more-164"></span></p>
<p>De manière saine et naturelle, l’enfant développe des pouvoirs, une quête incessante où il découvre tout ce qu’il peut. Il veut pouvoir comme la grande sœur, comme le père ou la mère. Puis adolescent, pareil, comment trouver sa place, avoir le pouvoir d’être vu, reconnu, exister et être défini par ce qu’il peut… “il est fort en informatique, époustouflant !“, ou “tu l’as vu rapper, incroyable ?!“. A mon école primaire de Pully, dans nos vieux pissoirs muraux de l’époque, un camarade arrivait à pisser jusqu’au plafond. On a bien rigolé et il avait gagné tout notre respect !</p>
<p>Le jeune adulte, pareil, va faire beaucoup pour se prouver, prouver aux autres, avancer dans sa carrière, en compétition, gagner en pouvoir et en contrôle.</p>
<p>En tant qu’homme concerné, mais aussi en tant que psy, je reconnais le besoin légitime de passer une partie de sa vie à gagner en pouvoir. Cela s’appelle aussi la construction d’une personnalité, d’un égo nécessaire.</p>
<p>Mais si cela ne se se relaxe pas dans une vie, si cela devient compulsif ou addictif, il y a un problème.</p>
<p>Dans les thérapies, il est clair que cette recherche sans fin a un impact sur les couples, sur les familles sur la qualité de vie. Si l’homme, (et certaines femmes aussi bien-sûr) dans cette recherche excessive, donne la plus grande part de sa vitalité et de ses belles énergies masculines la journée, de manière naturelle il aura besoin de ne rien faire, d’être mou et passif, dormir et récupérer le soir et le weekend.</p>
<p>Mon ami Luis Ansa, donnait une description assez simple du pouvoir : <strong>«</strong> <strong>c’est la recherche de l’avoir, du savoir ou du pouvoir ».</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Réfléchissez, pourquoi avons-nous besoin de posséder et d’accumuler tant de pouvoir, tant d’argent, tant de connaissances mentales ?</p>
<p>L’ombre de ce sport féroce et souvent sans pitié, révèle une faille.</p>
<p>L’image de moi est-elle si déficiente ? Ai-je une sensation d’un manque, d’un abysse sans fin jamais ? Une insécurité pathologique ? Un complexe qui s’est inscrit dans l’adolescence et auquel j’obéis sans répit encore aujourd’hui à 50 ans?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exemples pour nous les hommes :</p>
<p>Lorsque j’observe les politiciens (presque tous !?), cela me parait flagrant : petit homme frustré veut devenir grand, petit roquet déclame ses démonstrations habiles, jeux de pouvoir, recherche de pouvoir, démagogie, promesses, alliances et coups bas. Bref la matière journalière dans notre presse de tous les matins !</p>
<p>En parallèle, dans les entreprises, la lutte violente pour faire sa place au sommet, écarter sans conscience morale des collègues etc.</p>
<p>Dans les organismes et institutions, mêmes pratiques. En sociologie des organisations, celui qui a le plus de pouvoir, c’est celui qui accumule le plus d’informations.</p>
<p>Chez nos militaires, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette recherche effrénée et excessive du pouvoir ressemble clairement à une compensation</p>
<p>Le profil de “l’assoiffé de pouvoir“ (<em>powermonger</em> en anglais) consiste à :</p>
<p>Se rassurer en dominant ses collègues, sa femme, ses enfants, en accumulant plus de savoir, en étalant ses connaissances, en développant à outrance ses valeurs monétaires, en renforçant sa position, en développant des stratégies et des manipulations légales et illégales. Il veut se battre, faire la guerre, gagner sans fin…</p>
<p>Cela pose la question d&rsquo;ailleurs, pourquoi protégeons-nous, soutenons-nous, permettons-nous à ces personnes de prendre le pouvoir dans nos couples, nos familles, nos institutions professionnelles et politiques ? Sommes-nous trop faibles, ou pressentons-nous leur immense fragilité et que de les remettre en question pourrait les mettre en péril, perdre la face, les surprendre dans leur profonde vulnérabilité. Comprenons-nous que quelqu’un qui doit absolument décider, avoir le pouvoir et être fort, n&rsquo;a pas le choix et est donc un être humain dans le besoin, blessé et faible ?</p>
<p>Dans mon regard compassionné, j’aperçois un homme pathétique, dissocié, sacrifié, handicapé de son humanité, de son cœur et de sa sensibilité. Ce qui est donc <strong>d’abord grave pour lui-même.</strong></p>
<p>Par opposition, <strong>un homme qui est dans la maturité de son pouvoir</strong>, le donne, en redonne, le partage, aide ses pairs à en gagner. Sa quête, ses aspirations, ses valeurs se situent enfin ailleurs. Vous savez ce héros du film, qui est devant son miroir, et qui se dit : « mais au bout de cette vie, si je veux pouvoir me regarder en face, pour que mes enfants soient fières de moi, alors j’arrête de faire ce travail de pu…</p>
<p>Les addictions, le record des suicides chez les hommes, c’est encore le pouvoir. Le pouvoir de se détruire, de « s’auto-médiquer » sans demander d’aide, de trouver la solution tout seul, même si elle est toxique ou terminale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Alors s’il n’y plus la recherche du pouvoir, il y a quoi d’autre ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Dans les études qui s’occupent de notre fin de vie, il semble que ce qui subsiste au dernier instant, ce qui a encore une valeur, ce n’est pas nos victoires, notre fortune, notre carrière, nos accomplissements matériels. C’est étonnamment l’amour, celui qu’on a donné, celui qu’on a reçu.</p>
<p>Alors, s’agit-t-il de l’amour guimauve ? Romantique ? Risible ?</p>
<p><strong>L’amour prend de nombreux visages</strong>, comme  soigner la relation, la présence, la disponibilité, ne rien faire ensemble, partager des petits moments de vie, de folie, parler de son cœur et pas de sa tête…</p>
<p>Pour la petite histoire, en thérapie lorsqu’un homme admet avoir consacré la grande partie de sa vie à gagner en pouvoir, en sacrifiant sa vie familiale &#8211; à la question &#8230; mais pourquoi tout ça, il avoue… « Oui, mon père ne m’a jamais reconnu, ne m’a pas vu, je ne me sentais pas aimé, au contraire rabaissé. »</p>
<p>Derrière toute quête de pouvoir, y’a t-il un cœur blessé, une recherche d’amour désespérée, terriblement maladroite et bien-sûr inconsciente ?</p>
<p>Dans les 5 regrets exprimés chez les vieux messieurs sur leur lit de mort, c’est parait-il, celui de n’avoir pas pu voir leurs enfants grandir qui est en tête de liste.</p>
<p>C&rsquo;est ce que révèle la fille de Steve Jobs.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> Son père, sur son lit de mort, regrettait d&rsquo;avoir été non seulement cruel, mais trop souvent absent durant son enfance. « Je n&rsquo;ai pas passé assez de temps avec toi quand tu étais petite ».</p>
<p>J’ai entendu Guy Corneau, se référant à un livre collectif <a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> dans lequel il parle du moment de sa mort clinique (NDE – expérience de mort imminente), et il dit une chose bouleversante : “La seule chose qui me restait à ce moment du passage, c’était l’amour… l’amour que j’ai donné“.</p>
<p>Une amie thérapeute m’avait posé il y a bien longtemps une question directe et « éveillante » : <strong>“dans ta vie aujourd’hui, tu choisis quoi : le pouvoir ou l’amour?“</strong></p>
<p>Oui, dans notre vie et le développement de notre maturité, il y a un moment enfin où il est judicieux de se poser cette question (ou de la poser à un proche), Nous avons le pouvoir et la chance de choisir la réponse, de prendre une décision qui nous amènera à un engagement conscient, au contraire d’être peut-être l’esclave d’une compulsion antique…</p>
<p>Clin d’œil, tous les Sages parlent de l’amour comme d’une force. Le pouvoir de l’amour transforme les relations et le monde, le guérit etc.  <strong> </strong></p>
<p><strong>Et vous, dans votre vie, à ce jour, vous optez pour quoi ? Le pouvoir ou l’amour ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Frankie goes to Hollywood - The Power of Love - Lyrics" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/o5Fz02-oHq0?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>The power of love</strong> de Frankie goes to Hollywood. Enjoy !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Dans ses mémoires baptisés « Small Fry, publié le 4 septembre 2018</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Comme Un Cri Du Cœur, six Témoignages, Ed. L’Essentiel, Montréal 1992</p>
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		<title>Travail d’empathie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephen Vasey]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2019 16:43:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chantier du couple]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[empathie]]></category>
		<category><![CDATA[thérapie de couple]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sophie et Xavier sont un couple de 10 ans, ils ont deux enfants de 4 et 6 ans. Moi – Vous avez chacun une vieille blessure principale qui revient souvent. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sophie et Xavier sont un couple de 10 ans, ils ont deux enfants de 4 et 6 ans.</p>
<p>Moi – Vous avez chacun une vieille blessure principale qui revient souvent. Ces deux blessures en plus datent de la même période. Vous êtes d’accord de revenir sur cette période de votre couple et en parler. Parfois on s’occupe du passé pour mieux libérer le présent.</p>
<p>Qui veut commencer à parler de sa blessure ?</p>
<p><span id="more-151"></span></p>
<p>Sophie – Alors pour moi c’est très clair, cela concerne cette phase de la première année de notre ainé. Je me suis sentie si seule, j’aurai eu besoin de davantage de soutien et de ta présence bienveillante. J’avais l’impression que tu t’éloignais, que même parfois tu cherchais à m’éviter. Je ne comprends pas (de petites larmes apparaissent…).</p>
<p>Moi – Cela vous touche encore tellement. Sentez-vous que vous avez dit l’essentiel de ce que vous désiriez partager ?</p>
<p>Sophie – oui je crois que le plus important, je l’ai dit</p>
<p>Moi – Alors je propose de donner la parole à votre homme, Monsieur, comment pouvez-vous répondre à cela ? Comment c’est d’entendre votre femme raconter cela ?</p>
<p>Xavier – Oui j’ai déjà entendu son histoire. Je ne suis pas d’accord, j’étais là, je m’occupais de beaucoup de choses à la maison en plus de mon boulot. Et elle n’était pas facile d’approche, en fait je me suis senti largué. Utile mais pas désiré. J’ai eu des moments de solitude, c’est comme si j’avais perdu ma femme.</p>
<p>Moi – Oui c’est important ce que vous dites. Vous parlez de votre blessure. Je vous propose d’y revenir. On ne va pas parler des deux vécus douloureux en même temps. J’appelle ça une compétition de blessure. On doit s’en occuper l’un après l’autre, créer de l’espace et de l’attention pour chacun.  Êtes-vous d’accord ?</p>
<p>Oui ? Ok alors, on reste avec Madame qui a commencé le travail.</p>
<p>Monsieur pouvez vous dire ce que vous avez entendu, quand Madame a parlé ?</p>
<p>Xavier – oui elle a dit que c’était dur la période d’allaitement et qu’il y avait beaucoup, comme pour moi d’ailleurs, ma foi, on était obligé, y’avait pas le choix…</p>
<p>Moi – Si c’est ok pour vous, je vous fais faire ce travail d’empathie dont on a déjà parlé. Je dois vous cadrer un peu, car vous repartez de votre côté et ce n’est pas votre tour. J’aimerais vous faire rester encore un moment du côté de votre femme. Vous acceptez ma proposition ?</p>
<p>Xavier – oui j’essaie</p>
<p>Moi – qu’est-ce qui touche tant votre femme dans ce qu’elle a raconté ?</p>
<p>Xavier &#8211; …(silence)… heu… qu’elle se sentait seule, que je n’étais pas assez là pour elle, mais bon ça c’est pas vrai…</p>
<p>Moi – attention, vers la fin vous repartez de votre côté. Défense, justification, montrent que vous n’entendez pas. Au début, je crois que vous avez dit des choses vraies pour votre femme. L’empathie c’est comme du stretching, c’est un muscle qui peut se développer. Si vous vous mettez de côté, et vous vous mettez à la place de votre femme, vous entendez ce qu’elle a vécu de si difficile, vous ressentez quoi ?</p>
<p>Xavier – ben.. ça me touche, elle a souffert, c’était vraiment dur pour elle.</p>
<p>Moi – qu’est-ce que vous pouvez lui dire, à elle directement à l’instant… ?</p>
<p>Xavier – mais je suis désolé, je n’aurais jamais voulu que tu souffres. Je réalise que j’étais bougon, dur, absent, pas facile pour toi. En plus c’était un évènement joyeux, alors quel dommage…</p>
<p>Moi – (je regarde Sophie qui s’est redressée…) Madame, votre mari a parlé, comment c’est ?</p>
<p>Sophie &#8211; …(avec émotion)… c’est la première fois qu’il dit ça, j’ai l’impression qu’il a entendu une partie de ma peine.</p>
<p>Moi – Et vous ressentez quoi dans votre corps ?</p>
<p>Sophie – quelque chose s’est détendu. Nettement. Je me sens moins fermée. (elle regarde timidement Xavier).</p>
<p>Contact.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_150" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-150" class="wp-image-150 size-medium" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2019/07/Empathie-blog-2-sur-4-300x104.jpg" alt="Se mettre dans les chaussures de l'autre" width="300" height="104" /><p id="caption-attachment-150" class="wp-caption-text">Se mettre dans les chaussures de l&rsquo;autre</p></div>
<p>Moi – … (après un silence suffisant). J’ai la sensation qu’on a fait une première partie du travail. Bravo. Quand vous êtes prêts, essayons d’aborder la seconde.</p>
<p>Sophie – oui volontiers</p>
<p>Xavier – oui c’est bien</p>
<p>Moi – Alors Monsieur, pouvez-vous svp redire ce qui pour vous a été si douloureux dans cette période ?</p>
<p>Xavier – elle était tellement avec l’enfant, soucieuse de l’enfant, on ne parlait plus que de ça</p>
<p>Sophie – mais tu étais jaloux ?</p>
<p>Moi –  Attention, je vous propose Madame de vraiment lui offrir un espace pour qu’il puisse parler. Même maladroitement…</p>
<p>Xavier – bon, en fait ça me manquait des moments ensemble, faire l’amour, rigoler…</p>
<p>Moi – votre femme vous a manqué ?</p>
<p>Xavier – oui beaucoup… (triste, il s’arrête un moment)</p>
<p>Moi – c’est quoi l’émotion ?</p>
<p>Xavier – c’est de la tristesse, j’aimais tellement notre connivence. Ce fut trop brusque, et tout d’un coup le désert, …je me suis fermé. Ça faisait trop mal.</p>
<p>Moi – je crois que vous avez pu vraiment mettre des mots clairs sur ce qui s’est passé pour vous. J’aimerais demander à Madame ce qu’elle a entendu.</p>
<p>Sophie – Alors je vois qu’il s’est aussi senti seul. En fait c’est bête, on a pas pu vraiment communiquer et changer quelque chose.</p>
<p>Moi – comment c’est de sentir ce qui a été si douloureux pour votre mari ?</p>
<p>Sophie &#8211; …ça me touche. Je regrette, je vois que je n’ai pas pu lui donner ce qu’il voulait et …je suis désolée, je n’aime pas te sentir triste. Je n’aurais pas voulu te faire ça.</p>
<p>Xavier &#8211; … (bouge sur son siège, essuie quelques larmes…)</p>
<p>Moi – (je lui tends un mouchoir&#8230;)</p>
<p>Xavier – ouuff, c’est fort cette histoire…</p>
<p>On sourit les trois</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_147" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-147" class="size-medium wp-image-147" src="https://blogs.letemps.ch/stephen-vasey/wp-content/uploads/sites/127/2019/07/Empathie-blog-4-sur-4-300x117.jpg" alt="Se mettre dans les chaussures de l'autre" width="300" height="117" /><p id="caption-attachment-147" class="wp-caption-text">Se mettre dans les chaussures de l&rsquo;autre</p></div>
<p>Voir aussi mon blog  <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/entendre-lautre-peut-suffire/">« Entendre l’autre peut suffire… »</a></p>
<p>The post <a href="https://therapie-de-couple.ch/blog/chantier-du-couple/travail-dempathie/">Travail d’empathie</a> appeared first on <a href="https://therapie-de-couple.ch">Thérapie de Couple</a>.</p>
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